Début de l'ouvrage Texte précédent Texte suivant Fin de l'ouvrage Drapeau Page d'aide Retour. Flag Help frame Return. Bandera Página de ayuda Vuelta.
Flagge Hilfsseite Rückkehr. Flag (H)jælp side Tilbage. Bandiera Guida Torno.

@

Page

Réfer. : 0419 .
Auteur : Chrysopoeia.
Titre : Cinq traités alchimiques médiévaux.
S/titre : De secretis naturae. (Ps. Apollonius de Tyane)
De secretis naturae. (Ps. Arnauld de Villeneuve)
Flos florum. (Ps. Arnauld de Villeneuve)
Epître à Mme de Bourgogne. Valerand Du Bois-Robert.
Epître à Maître Abraham. Valerand Du Bois-Robert.

Editeur : S.E.H.A.
Date éd. : 2000 .



@

**** A T T E N T I O N ****

Ce document étant sujet à droits d'auteur, n'est composé que du début, et des tables éven-
tuelles. Reportez-vous aux références ci-dessus
pour vous le procurer.

**** A T T E N T I O N ****




ATTENTION : Dans ce document les caractères : 'plus petit que' ont été remplacées par : '*', et ceci, pour des problèmes techniques internes au HTML !
Cependant le fichier CTRAIT01.PDF est, lui, conforme à l'original imprimé.
*****
@


CHRYSOPOEIA Revue publiée par la Société d'Étude de l'Histoire de l'Alchimie avec le concours du Centre national du livre
C.N.R.S., CENTRE D'HISTOIRE DES SCIENCES ET DES DOCTRINES 7 rue Guy Môquet, B.P. 8, F - 94801 Villejuif Cédex
COMITÉ SCIENTIFIQUE Guy Beaujouan, Marc Fumaroli, Pierre Magnard, Jean-François Marquet, Jean Pépin, Henri Dominique Saffrey, François Secret, Hélène Védrine.
DIRECTEUR Sylvain Matton DIRECTEUR ADJOINT Didier Kahn
COMITÉ DE RÉDACTION Pascale Barthélemy, Antoine Calvet, Didier Kahn, Jean-Marc Mandosio, Sylvain Matton, Alain Mothu, Alfredo Perifano, Jacques Rebotier
-------

Longtemps considérée comme une croyance absurde, indigne d'être étudiée, l'alchimie n'est plus ignorée aujourd'hui d'aucun spécialiste. Par l'ampleur de son rayonnement, par la
diversité de ses manifestations, il n'est pas un domaine du savoir où elle n'ait laissé une
trace de son passage. Simple charlatanerie ou philosophie de la nature, art mécanique ou
« mystique expérimentale », elle présente au chercheur un visage protéiforme qui, tout à la
fois, fascine et déconcerte.
Entièrement consacrée à l'histoire de l'alchimie, la revue Chrysopoeia s'est donné pour tâche d'en étudier tous les aspects. Elle s'adresse ainsi non seulement aux historiens des
sciences et des techniques, mais à ceux de la médecine, de la philosophie, des religions, de
l'art et de la littérature. Outre des études savantes, elle offre des publications de textes rares
ou inédits, des éditions critiques et des reproductions de documents iconographiques. Elle
publie également une collection de « Textes et Travaux ».

Les articles soumis à la rédaction -- en allemand, anglais, français ou italien -- ne sont pas
retournés. Ils doivent être adressés à : CHRYSOPOEA, 45 rue Saint-Maur, F - 75011 Paris

Pour la vente au numéro, s'adresser à : EDIDIT, 76 rue Quincampoix, F-75003 Paris
@







CHRYSOPOEIA



















@
@

CHRYSOPOEIA Revue publiée par la Société d'Étude de l'Histoire de l'Alchimie avec le concours du Centre National du Livre
TOME VI 1997-1999
Cinq traités alchimiques médiévaux

Ps.-Apollonius de Tyane (Balns): De secretis naturae (Kitb sirr al-halqa)
Ps.-Arnaud de Villeneuve: De secretis naturae . Flos florum (Le livre de Roussinus)
Valerand Du Bois-Robert: Épître à Madame de Bourgogne . Épître à Maître Abraham











S.É.H.A. ARCHÉ Paris Milan
@

































(C) Chrysopoeia 2000 ISSN 0984-7340 ISBN 88-7252-207-2
@


Avant-propos : éditer des traités alchimiques médiévaux par Sylvain Matton



On peut sans doute contester l'idée qu'il existe une spécificité des problèmes d'édition des textes alchimiques (1) et considérer que, simplement, ces textes réunissent ou posent de
manière particulièrement aiguë des problèmes auxquels se trouve confronté tout éditeur de
textes littéraires, philosophiques, théologiques ou scientifiques (2) dès lors que, se plaçant
dans une perspective d'histoire des idées, il a pour horizon une édition "savante" visant à
mettre à la disposition des chercheurs l'ensemble des données disponibles sur un texte seul
ou sur un corpus de textes (3) . Il n'est cependant pas sûr que l'éditeur d'un texte alchimique
non seulement puisse mais même doive toujours tenter de satisfaire aux trois exigences
d'une telle édition savante "historico-critique", qui sont: 1° dater le texte et identifier son


1. Une des rares questions spécifiques -- peut-être la seule -- est celle de savoir s'il faut traiter les symboles alchimiques comme des abréviations, et par suite, les transcrire ou s'il
convient de les reproduire. Cette dernière solution rencontrait essentiellement des obstacles
matériels, d'ordre typographique, que permet de résoudre aujourd'hui la PAO (publication assistée
par ordinateur) : les logiciels de dessin de polices de caractères autorisent en effet la confection de
tous les symboles nécessaires. y compris ceux qui paraissent propres à un seul auteur ou à un seul
manuscrit, et jusqu'aux moindres variantes pour les apparats. Cette solution a certes l'avantage
de l'exactitude. Mais elle vaut surtout pour des éditions qui tendent vers l'édition diplomatique,
qui s'adresse essentiellement au spécialiste. De telles éditions présentent en effet l'inconvénient
de gêner la lecture du texte pour le lecteur peu habitué à l'emploi de ces symboles. Mais si l'on
opte pour la transcription des symboles (comme l'a fait ici Renan Crouvizier pour l'édition de
l'Épître à Maître Abraham de Valerand Du Bois-Robert), celle-ci se révèle souvent très difficile,
en particulier dans le cas des textes latins, non seulement en ce qui concerne les symboles des
métaux -- qui peuvent être transcrits soit par leur nom commun (et même alors, faut-il écrire, pour
les textes latins, argentum vivum, mercurius, voire, pour les textes de la renaissance,
hydrargyrus, "mercure" ou "argent vif" ou "vif argent" pour les textes français ?) ou par leur nom
planétaire (faut-il écrire Sol ou aurum, "soleil" ou "or"?) --, mais aussi en ce qui concerne les
symboles plus fluctuants des composés ou des instruments alchimiques.
2. Pour les textes scienti(fi)ques. voir T. H. Levere (éd.), Editing Texts in the History of Science and Medicine. Papers Given at the Seventeenth annual Conference on Editorial
Problems, University of Toronto. 6-7 November 1981. New York. 1982.
3. Sur cette question, voir S. Scheibe, « Les finalités sociales : quelles éditions pour quel public ? », dans : La Naissance du texte : Archives européennes et production intellectuelle (Pré-
tirage), Colloque international. Paris. 23-25 septembre 1987, CNRS, p. 53.

................................................................................................




Le De secretis nature du ps.-Apollonius de Tyane, traduction latine par Hugues de Santalla du Kitb sirr al-halqa éditée et présentée par Françoise Hudry*


Le De secretis nature du ps.-Apollonius de Tyane représente la traduction latine -- établie dans la première moitié du XIIe s. par l'espagnol Hugues de Santalla (1) -- du texte
arabe intitulé Kitb sirr al-halqa (Livre du secret de la création) ou Kitb al-'ilal (Livre
des causes) et attribué au ps.-Balins. Ce texte, encore mal élucidé (2), contient le premier


* CNRS, UPR 76, Paris. 1. Hugues de Santalla dédia une partie de ses travaux à Michel, évêque de Tarazona (1119- 1151), cf. notice bio-bibliographique dans A History of twelfth-century western philosophy, ed.
by P. Dronke, Cambridge, 1988, p. 450-451.
2. Édition du texte arabe : U. Weisser, "Buck über das Geheimnis der Schöpfung und die Darstellung der Natur" von. Pseudo-Apollonios von Tyana, Aleppo, Institute for the History of
Arabic Science, 1979, i-xii. 1-66. 1-702 p. (édition en partie manuscrite). C.-r.: M. Ullmann,
dans Journal for the History of Arabic Science (Alep), 4 (1980), p. 90-94 ; A. Z. Iskandar, dans
Medical History, 25 (1981), p. 438-439. Étude du texte arabe : U. Weisser, Das "Buck über das
Geheimnis der Schöpfung" von Pseudo-Apollonios von Tyana, Berlin-New York, 1980, xl-
258 p. (Ars Medica, III, Bd. 2). C.-r. : M. Ullmann, dans Journal for the History of Arabic
Science (Alep). 5 (1981). p. 121-126 F. W. Zimmermann, dans Medical History, 25 (1981),
pp. 439-440 ; H. Daiber, dans Der Islam, 59 (1982), p. 326-332.
S. de Sacy, Le Livre du secret de la nature par le sage Bélinous. Manuscrit arabe de la Bibliothèque du Roi n° 959, in-4° de 117 feuillets, dans Notices et extraits des manuscrits de la
Bibliothèque du Roi, t. IV. Paris, 1791-1799, pp. 107-158 ; F. Nau, « Une ancienne traduction
latine du Bélinous arabe (Apollonius de Tyane) faite par Hugo Sanctelliensis et conservée dans un
manuscrit du XIIe siècle ». Revue de l'Orient chrétien, 12 (1907), pp. 99-106 ; J. Ruska, Tabula
smaragdina, ein Beitrag zur Geschichte der hermetischen Literatur, Heidelberg, 1926, p. 107-
113, 140-141, 160ss., 177-178 ; P. Kraus, Jr ibn Hayyn. Contribution à l'histoire des idées
scientifiques dans l'Islam. 11. Jbir et la science grecque. Mémoires de l'Institut d'Egypte, t. 45,
Le Caire, 1942, ch. V, 5: Jbir et Apollonius de Tyane, p. 270-303 ; F. W. Zimmermann, « The
origins of the so-called Theology of Aristote », dans J. Kraye, W. F. Ryan, C. B. Schmitt,
Pseudo-Aristotle in the Middle Ages. The "Theology" and other texts (Warburg Institute Surveys
and Texts, 11), Londres. 1986, p. 112, 135 et 197-198, signale, p. 264, n. 92, une copie
hébraïque du Sirr al-haliqa dans le manuscrit Oxford, Bibl. Bodléienne, Heb. e. 65 ;
C. S. F. Burnett, « Hermann of Carinthia », dans A Historv of twelfth-century western philosophy,
ed. by P. Dronke, Cambridge, 1988, p. 386-404 (398-400); id., « The planets and the
development of the embryo », dans The human embryo. Aristotle and the Arabic and European

@

2 Françoise Hudry
témoignage connu de la fameuse Tabula smaragdina, qui allait devenir en Europe le credo
des alchimistes (3).


1. Caractères de la traduction latine

Le texte arabe, que l'on pense composé dans la première moitié du IXe s., se présente sous deux formes, une version courte A et une version longue B (4). La traduction latine
correspond à la recension courte A, dont le meilleur manuscrit est celui de Madrid,
Biblioteca nacional Gg 153, copié au XVe s. sur un exemplar daté de 485/1092 (5). Elle n'est
elle-même conservée que dans un seul manuscrit, heureusement contemporain du traducteur,
le Paris, Bibliothèque nationale de France, lat. 13951 (6).
Dans l'original arabe, le texte mis sous le nom de Balins , c'est-à-dire Apollonius de Tyane, est présenté par le prêtre Sgiys. Hugues de Santalla ne l'a pas distingué
nommément d'Apollonius. Alors que dans le prologue c'est Apollonius qui parle, le
premier chapitre est ensuite expressément intitulé dans la version arabe « Début du commentaire
au Livre des causes, que Sgiys a composé » (7). C'est pourquoi, au chapitre 2, le
commentateur introduit la prière d'Apollonius. De même, il intervient clairement dans la
conclusion générale :

« A la fin donc du propos, tout ce qu'Apollonius a exposé dans ce livre sur les secrets de la nature et la connaissance des choses, nous l'avons parcouru nous aussi à la lumière exacte d'un commentaire, à l'exception cependant de ces quelques mots. Pour les comprendre -- comme notre intention n'a absolument pas pu s'y élever -- il semble approprié de les écrire à la suite en les traduisant mot à mot. Apollonius dit en effet à la fin de son volume (suit la recommandation de réserver la connaissance du texte aux seuls sages)» (8).

traditions, ed. G. R. Dunstan, University of Exeter Press, 1990, p. 97-98 et 103-105 ;
U. Rudolph, « Kalm im antiken Gewand. Das theologische Konzept des Kitb Sirr al_alqa »,
dans Proceedings of the 14th Congress of the Union européenne des arabisants et islamisants
(Budapest, 29th August-3rd September 1988), ed. A. Fodor, Budapest 1995. vol. I.
3. J. Vernet, Ce que la culture doit aux Arabes d'Espagne, trad. fr., Paris 1985, p. 168-171; D. Kahn, «Préface » à Hermès Trismégiste, La Table d'Émeraude et sa tradition alchimique, Paris:
Les Belles Lettres. 1994, p. ix-xxvii.
4. Pour le point de la question, c.-r. de U. Weisser, Das "Buck über das Geheimnis der Schöpfung" von Pseudo-Apollonios von Tyana, Berlin-New York, 1980, par F. W. Zimmermann, dans
Medical History, 25 (1981), p. 439-440.
5. C. Burnett, « Hermann of Carinthia », dans A History of twelfth-century western philosophy citée, p. 399. n. 53.
6. Cf. sa description infra. 7. C. r. H. Daiber, dans Der Islam, 59 (1982), p. 327 ce personnage n'est pas forcément chrétien, il peut être samaritain.
8. Cf. le texte latin infra p. 152.
......................................................................................................................................



Quelques versions de la Flos florum du pseudo-Arnaud de Villeneuve
Textes présentés par Antoine Calvet et édités par Sylvain Matton
La Flos florum (Fleur des fleurs) attribuée à Arnaud de Villeneuve constitue dans la littérature alchimique médiévale un cas particulièrement complexe de fluctuation textuelle.
On peut classer ses différentes versions, qui présentent des titres divers, en trois familles : la
première, qui me semble la plus ancienne, regroupe les versions comprenant le texte
principal de la Flus florum associée au roi Jacques II d'Aragon avec un prologue ; la
seconde, les versions sans prologue liées toutefois également à une dédicace au roi d'Aragon
et à l'intitulé Flos florum; la troisième, la plus riche, regroupe les versions signalées par
une dédicace à un ecclésiastique.

1) La Flos florum avec prologue (inc. « Cum ego divina voluntate... »)
Trois manuscrits contiennent, en plus du texte proprement dit, un prologue à la manière de celui qui ouvre la Semita recta du pseudo-Albert. L'incipit de ce prologue
(« Cum ego divina voluntate de regione in regione... ») entame le récit d'un voyage
initiatique au cours duquel le narrateur, découvre, avec l'aide d'un autre alchimiste, les
secrets contenus dans les écrits alchimiques, secrets cachés sous le vêtement des mots et des
formules et qui, si l'on désire parvenir à réaliser la transmutation finale, doivent être
dévoilés. Ces trois versions manuscrites du XVe siècle ont des titres variés :
-- Secretum magistri Arnaldi de Villanova ad regem Aragonum de compositione elixiris
ad album et rubeum dans le manuscrit de Bologne, Bibl. Univ., ms. 104 (lat. 138), A.D. 1476, f. 129v-134v (1). -- Opus magisterii (à la fin, le texte est incorrectement appelé Rosarium philosophorum)
dans le manuscrit de Paris, BnF, ms. lat. 7162, ap. 1432, f. 1-7 (2). Inc.: « Incipit

1. Lodovico Frati, « Indice dei codici latini conservati nella R. Biblioteca universitaria di Bologna ». Studi italiani di filologia classica, XVI (1908), p. 156 Lynn Thorndike, A History
of Magic and Experimental Science (ci-après H.M.E.S.), III, New York, 1934, p. 664-665 ;
Didier Kahn, « Le fonds Caprara de manuscrits alchimiques de la Bibliothèque Universitaire de
Bologne ». Scriptorium. XLVIII (1994, 1), p. 62-110.
2. James Corbett, Catalogue des manuscrits alchimiques latins, manuscrits des bibliothèques publiques de Paris antérieurs au XVIIe siècle, I, Bruxelles, 1939, (ci-après : Corbett, I),
n° 26, p. 107-108 ; Thorndike, H.M.E.S., III, p. 664-665.

................................................................................................


220 Antoine Calvet et Sylvain Marron
Bibl. de l'Arsenal, ms. 2872, ff. 451r-457v Theatrum chemicum, III, 1659, pp. 128-136

C'est le livre de Roussinus Liber Perfecti Magisterii, sur la operacion qui Lumen Luminum nuncupatur de la pierre des philosophes. et vere, quia in eo dicta obscura philosophorum in arte alchemiae optime deteguntur. Je par la voulenté divine de region en Vocatur etiam Flos Florum region concurrent, pour avoir et cuillir la Arnaldi de Villanova, plante de l'art de nature sur la tres noble longe correctior et melior hactenus pierre des philozophes, pour lequel je ay impressis. soustenu mains travails et fait mont de
despens grans et mont coustables, en pratiquant
en la dicte oeuvre de nature, regardent
les diz es livres des philozophes et
leurs doctrines, lesquelles sont moult obscurez,
car ils parlent doublement en leurs
diz livres, l'une maniere voire l'autre
faux, entresmesleez les deux ensemble, le
voir avecques le faux, afin que les folz ne
les ignorans ne puissent veoir clerement
ceste noble oeuvre de nature, laquelle est
tresor des tresors et richesse des richesses,
et santé des infermes ou des malades, car
ceste noble pierre gairist toutes maladies,
et ne est home qui peust summer ne prisier
sa valeur. Et pour l'amour de ly je ay
soustenu mont grant domage [f. 451r.b] et
grans despens et grans travails, en tant
que comme un homme desesperé je l'avoye
guerpi et laissié, disant que cil qui
avoient fait les livres de ceste noble
science estoient fauls et mensongiers. Et
soubz ceste umbre je me sejournay et
m'endormi comme un homme mont traveillié
par lonc temps, en moy gémissent
les despens et la grant pene de mon corps.
Et apres ce, vint un jour que le Createur
de nature si me enlumina et me donna co-

@

Quelques versions de la "Flos florum" pseudo-arnaldienne 221

BnF, ms. lat. 7162, ff. 3(1)r-9(7)v Arnaldi de Villanova [...] Opera, Lyon,
1532, ff. 302r-303v
J.-J. Manget, Bibliotheca chemica curiosa,
I, pp. 679-683

Incipit opus magisterli Incipit Perfectum Magisterium,
magistri Arnauldi de Villa nova lo- et Gaudium Magistri Arnaldi de
quentis familiariter cum clerico Villa nova, transmissum per eum
rege Aragonum in hec verba. ad inclytum Regem Aragonum (4),
quod quidem est, Flos Florum,
Thesaurus omnium incomparabilis
Cum ego, de voluntate divina, de re- et Margarita; in quo reperitur Veri
gione in regionem concurrens propter Compositio et perfectio (5) Elixir,
scienciam alkymie, multos labores inde tam ad album quam ad rubeum
sustinui et angustias, et expensas feci componendum, videlicet ad Solem
quam plurimas operando secundum libros et Lunam sub compendio
traditos in hac arte. Philosophi ennim in declaratum.
suis libris dupplicem modum tradiderunt,
unum verurn et alium falsum, intermi-
tendo vera cum falsis, ut omnes qui indi-
gent hoc magisterio, hoc quererent et ab
intencione eorum penitus deviarent. Et
operacionis dupplicem modum, modo se-
cundum unum, modo secundum ali-
um (1)*,> speciem cum speciebus, miscen-
tes, nichil invenerunt. Et sic sequens,
libros eorum et receptas per viginti annos
et amplius sequutus fui, indeque, me
sciencia penitus vacuum et derisum per
imperitum imputans philosophis, credens
ipsos in libros suos non veritatem tradi-
disse, et per multa tempora isto umbra-
culo delusus (2). Tandem desideravi (3) ad cor
concert*at>os philosophos non false non


1. aliam cod.: correxi
2. deliso cod.: correxi 4. arroganum Opera
3. sic cor.: malim consideravi 5. et perfectio Opera: om. Manget
.........................................................................................



Deux traités de Valerand Du Bois-Robert, alchimiste français de la fin du Moyen Âge : l'Épître à Madame de Bourgogne et l'Épître à Maître Abraham
par Renan Crouvizier Avec l'édition du texte latin de l'Épître à Maître Abraham par Sylvain Matton

L'étude de la vie et de l'oeuvre de Valerand Du Bois-Robert reste à faire. Nous nous proposons simplement ici d'en esquisser les contours, en faisant le point des informations
contenues principalement dans les deux textes de cet auteur que nous éditons ci-après, ainsi
que dans le Dictionnaire biographique des médecins en France au Moyen Age d'Ernest
Wickersheimer, poursuivi par Danielle Jacquart (1).
On connaît peu de choses de celui qui est parfois appelé Valerandus de Bosco (2), Valerandus Silvensis (3), Walerandus Dubus Robert (4), Valerandus Duboys (5), V. Valeron du
Busrebert (6), Valrand du Busrobert ou simplement Valerand du Bois ?. Il nous a paru commode
de choisir le nom complet et francisé de "Valerand Du Bois-Robert (7). L. Thorndike
précise qu'il ne le connaît pas (8). On n'en trouve pas mention chez Nicolas Lenglet-
Dufresnoy (9), ni chez Giovanni Battista Nazari (10). Pierre Borel signale l'existence de
Valerandus Sylvensis et de Valerandus de Bosco en précisant d'une part qu'il tire son


1 . Ernest Wickersheimer, Dictionnaire biographique des médecins en France au Moyen Age, Paris : Droz, 1936, 2 vols. Danielle Jacquart, Supplément au Dictionnaire biographique des médecins
en France au Moyen Age, Genève : Droz, 1979, p. 276.
2. Il est cité sous ce nom parmi les auteurs alchimistes latins dans l'ouvrage de Robertus Vallensis, De veritate et antiquitate artis chemicae et pulveris sive medicinae philosophorum sive
auri potabilis materia et compositione, Paris : Federicus Morellus, 1561 [réédité en 1598, puis dans le
Theatrum chemicum, éd. 1659, I, p. 20].
3. Bologne, Biblioteca universitaria, ms. 457, b. VII, fasc. 2. 4. Paris, Bibliothèque nationale de France, mss. lat. 7178 et lat. 14008. 5. Bologne, Biblioteca universitaria, ms. 1445. 6. Londres, Wellcome Historical Medical Library, ms. 719. 7. Voir plus loin. 8. Lynn Thorndike, A History of Magic and Experimental Science, New York : The Macmillan Co. (Columbia University Press). 1923-1958, 8 vol., ici t. V, p. 623.
9. Nicolas Lenglet-Dufresnoy, Histoire de la philosophie hermétique, Paris : Coustelier, 1742, 3 vols.
10. Giovanni Battista Nazari, Della tramutatione metallica sogni tre, Brescia : F. & P. Maria Marchetti, 1572, rééd. 1599.

......................................................................................................



[Épître à Madame de Bourgogne] (69)

[f. 172r.] À ma tres redoubtee dame Madame de Bourgonie (70) V. Valeron du Busrebert medecin de la tres noble université de Montpelier, soit honneur et reverence.

Dit le docteur moral Ciceron en son livre d'amitié et vieillesse : Pares enim paribus facillime congregantur (71) ; non pas pourtant, ma tres redoubtee dame, que me veuille
reputer n'estimer semblable ny comparer à vostre realle personne tant en noblesse, en
richesse qu'en sens, prudence et entendement, mais seulement en ce que me delecte tres
affectueusement en la congnoissance du tres grand et excellent secret de nature, c'est à
scavoir la composition de la pierre des philosophes, à laquelle selon la renommee de vostre
reale majesté pretendés et avés le temps passé tasché, pretendu avoir et trouver ; car c'est la
chose de ce monde en laquelle est toute ma joye, plaisance et mondaine felicité.
Moy donques, considerant et veritablement scachant que n'est pas possible parvenir en la composition d'icelle pierre sinon par divine revelation ou revelation faicte par aucung
homme vivant, et scaichant icelle composition, ay proposé en ceste presente epistole vous
donner par escript aucungz enseignemens par la (72) vertu desquelz il me semble que à l'ayde
d'aucunes gens experts en la dicte science de la composition de la pierre, vous pourrés
parvenir à la perfection d'icelle. Desquelz enseignemens aucungs ay par mon investigation
trouvés, et les autres m'ont esté revellés par gens experts en la dicte science, comme par
celluy qui fit [f. 172v.] projection devant Maistre Spemech de Louvain (73) les ans passés, et
autres ses compaignons desquelz je croy que assés avés ouy parler. Et ce qui me enhardy
vous escrire ceste petite epistole, ma tres redoubtee dame, si est la Ires grande benignité et
affable humanité qui est en vostre realle personne, selon la commune renommee de ceux
qui vous ont hanté. Partant, ne vouliés prendre à desplaisir ne desdaing ceste presente


69. Le manuscrit porte en tête la date à laquelle le copiste, P. Sabatier, a débuté sa copie : « 14 juin 1583 ».
70. Ou « Bourgoine », c'est-à-dire Bourgogne (Marguerite d'York [1446-1503]). 71. Ciceron, De senectute. 7. Cette citation se retrouve dans l'Épître à Maître Abraham, où elle est traduite, dans sa version française : « Tesmoignant Marc Cicero : Pareilz avecques pareilz, selon
l'entien proverbe, tres facillement sont congregez et assemblez ». Voir ci-dessous p. 306/7.
72. Je lis « par en », mais il faut sans doute comprendre « par la »: je corrige. 73. Nous avons en vain recherché la trace de ce maistre Spemech dans les ouvrages classiques d'alchimie ou d'histoire de l'alchimie comportant des listes d'alchimistes, ainsi que dans la Biographie
nationale de Belgique. Bruxelles : H. Thiry-Van Buggenhoudt, (puis) Émile Bruylant. 1866-
1986, 44 volumes ; Nouvelle biographie nationale, Bruxelles : Académie royale des sciences, des
lettres et des beaux-arts de Belgique, 1988-1990, 2 volumes parus.

@

286 Renan Crouvizier

epistole de vostre tres humble et tres obeyssant serviteur et disciple, mais vous plaise aussi
paisiblement la recevoir que du bon cueur la vous escriz. (74)
Donques si voulés parvenir en la composition de la pierre des philosophes, ne soyés pas du nombre de ceux lesquelz ouvrent (75) en faisant ou besognant ainsi que aucungs
philosophes mectent et reduisent en leurs livres literalement : car si ainsi y besoignés,
jamais à fin ne parviendrés parfaicte, comme il soit ainsi que les philosophes ayent leurs
livres composés plus pour la possession de la pierre musser et celler que la manifester, en
tant que toutes leurs doctrines sont mises en paraboles feintes, et est l'entendement de leur
enseignementz, autre que n'est la lettre literale. Et de ce tesmoigne ung philosophe qui
dict : Non auteur ignaris et vitiosis, sed solum nobismet ipsis et filiis nostris libros nostros
scribinus (76). Soyez donques, ma tres redoubtee dame, du nombre des vrays enfans de
doctrine desquelz parle le reverend docteur Geber en la fin de la Somme, disant : Non
desperet igitur doctrinae filius quoniam si debite et cum industria bonitatis et ingenii sui
per vera scilicet nanturalia alkumicauerit, ipsam scientiam inveniet, aliter nobis et [f. 173r.]
quod natura perficere non poterit supplebit Dominus (77). Car ce n'est pas chose impossible
sinon aux ignorans les principes et termes de l'art, à cause de quoy il vous convient les
sercher si trouver les voulés.
Et si ne cuydés pas que par le moyen de l'art magicque ou invocations de quelque diable et mauvais esprit puyssiés parfaictemens cognoistre quelque secret de la composition
de la pierre des philosophes. Toutesfoys je vous certifie que à quelque creature de ce
monde ilz ne le peuvent reveller, comme par experience avons seu et congneu. Et qu'il soit
vray, il apert par le reverend docteur Haly qui dit en son livre et traicté de cest art :
Sustrahit autem artem hanc, scilicet alkimiae hominibus et daemonibus Deus ipsamque solis
quibus vult dat immensaque sua benignitate largitur et quibus non vult ipsam aufert (78). Et


74. Passage analogue dans l'Épître à Maître Abraham, voir ci-après p. 306/7. 75. Oeuvrent. 76. « Nous n'écrivons pas nos livres pour les ignorants et les corrompus, mais seulement pour nous-mêmes et pour nos enfants. »
77. « Que le fils de science ne se désespère donc pas, car si, de la façon requise et avec toute l'application de sa probité et de son génie, il a pratiqué l'alchimie au moyen des choses vraies, à
savoir des choses naturelles, il trouvera la science même ; autrement le Seigneur suppléera pour nous
aussi ce que la nature ne pourra pas accomplir. » Cette phrase, également citée dans l'Épître à Maître
Abraham (voir ci-dessous p. 334/5), est visiblement adaptée de Petrus Bonus, Margarita pretiosa
novella, dans Jean-Jacques Manget. Bibliotheca chemica curiosa, Genève: Chouet, G. de Tournes,
Cramer, Perachon, Ritter et S. de Tournes. 1702, t. II, p. 38a : « Et Geber capitulo ultimo Summae
suae: Non desperet igitur doctrinae filius, quia si illam quaeret, illam inveniet, non doctrinae. sed
proprii motus indagatione naturae quoniam qui per se, et suae bonitatis industriam quaerit scientiam
inveniet : qui vero per librorum insecutionem quaesierit, tardissime perveniet ad hanc artem
preciosissimam : quoniam nobis solis artem per nos solos investigatam tradimus, et non aliis :
verissimam tamen, et omnino certam, quia ars juvatur ab ingenio et ingenium ab arte similiter. »
78. « Mais Dieu soustrait cet art, à savoir l'art d'alchimie, aux hommes et aux démons. et il le donne seulement à quelques élus et par son immense bonté il l'accorde largement, et ceux à qui il ne
veut pas le donner, il le leur enlève. » Cette citation se retrouve dans l'Épître à Maître Abraham (voir
ci-dessous p. 326/7).

.....................................................................................................



L'Épître à Maître Abraham

Ce traité d'alchimie, dont l'original fut rédigé en latin (113), se présente lui aussi sous la forme d'une lettre adressée cette fois par l'auteur à Maître Abraham, un ami alchimiste. Ce
nom soulève quelque problèmes.

Maître Abraham

Nous n'avons pas pu identifier ce « Maître Abraham », à propos duquel nous n'avons que très peu de renseignements. Le fait qu'il a connu Valerand Du Bois-Robert et la date
figurant dans le colophon du manuscrit lat. 7178 de la Bibliothèque nationale de France
(« [...] Ex Duacto 2a martii 1507 [...] » (114) permettent de le situer au tournant du XVe et du
XVIe siècle. L'appréciation portée par Valerand Du Bois-Robert, qui le qualifie de
liberalium artium magister, indique simplement qu'il a suivi le cursus scolaire des arts
libéraux jusqu'à l'obtention d'une maîtrise ès arts (cela n'est pas particulièrement
prestigieux) mais ne signifie pas nécessairement qu'il ait enseigné ces arts libéraux (115).
Claude Gagnon, dans le cadre de ses recherches sur Nicolas Flamel (116), a mené une enquête sur un mystérieux Abraham le Juif mentionné dans le Livre des Figures Hiéroglyphiques
comme l'auteur d'un livre d'alchimie (117). Son enquête conclut bien sûr à une


113. Voir la note de Sylvain Matton. p. 305. 114. f. 33v. 115. Jacques Verger. dir., Histoire des Universités en France. Toulouse: Privat. 1986, particulièrement p. 58, 93. 97. J'ai consulté sans succès Augustin Renaudet, Préréforme et
humanisme à Paris pendant les premières guerres d'Italie (1494-1517), Paris, 1916 2e édition revue
et corrigée : Paris, 1953 réimp. Genève : Slatkine, 1981.
116. Claude Gagnon, Description du "Livre des Figures Hiéroglyphiques" attribué à Nicolas Flamel, suivie d'une réimpression de l'édition originale et d'une reproduction des septs talismans du
"Livre d'Abraham", auxquels on a joint le "Testament" authentique dudit Flamel. Montréal : Les
Éditions de l'Aurore, 1977 : du même auteur, Nicolas Flamel sous investigation. Suivi de l'édition
annotée du "Livre des Figures Hiéroglyphiques", Québec : Le Loup de Gouttière, 1994.
117. D'après Le Livre des figures hiéroglyphiques paru en 1612, Nicolas Flamel aurait acheté un livre kabbalistique dont l'auteur était « Abraham le juif, prince, prestre levite, astrologue et
philosophe » [Nicolas Flamel. Le Livre des figures hiéroglyphiques, Paris: veuve M. Guillemot/ S.
Thiboust, 1612, p. 48]. On sait que Nicolas Flamel (c. 1330-1418) n'a écrit aucun ouvrage
d'alchimie, et que Le livre des figures hiéroglyphiques « ne peut remonter plus haut que la fin du
XVIe siècle, à cause notamment de l'utilisation de l'alchimiste allemand Lambspringk, édité par
Nicolas Barnaud en 1599 » [Robert Halleux, « Le mythe de Nicolas Flamel ou les mécanismes de la
pseudépigraphie alchimique », Archives internationales d'histoire des sciences, XXXIII (1983),
p. 234.255, ici p. 249].

@

..............................................................................................




[Épître à Maître Abraham]

[f. 118v.] Tres cher frere, comme hier je lisoit les enseignemens des antiens philozophes de la composition de la pierre et je les regardoys estre trop doubteux et parabolicques,
je n'ayant compagnon feable avecques lequel j'eusse familieres colocutions sur la
pierre memoré, j'ay (143) esté trop ennuié. Mais pour ce que depuis peu de jours ung amy
familier à moy et à toy m'a dict que tu as beaucoup estudié à l'ouvrage de la composition
de la medecine des philosophes et que encores apparemment tu y estudie et y prends grande
delectation, à ceste cause pour evacuer mes entrailles presque pouries de trop grande
retemption de collocution, j'ay esté esmeu te escripre ceste petite epistre, non poinct que je
veulle enseigner Mynerve (c'est à dire homme plus scavant que moy), mais affin que pour
la deffaulte de ma doctrine par avanture tu ne desiste (144) de ton oeuvre. Pourquoy, cher frere,
humblement te prie que tu ne desprise point ceste epistre de ton compagnon et loyal amy,
mais la reçoips de courage tant joieulx et de hait (145) que celluy la envoie par bonne amour et
loyal cueur, à toy certes frere Ires aimé. Tesmoignant Marc Cicero : Pareilz avecques [f.
119r.] pareilz, selon l'entien proverbe, ires facillement sont congregez et assemblez (146).
Lequel dict a esté prins de moy non poinct que je me veuille par quelque maniere estimer à
toy, veu que tu sois beaucoup plus docte que moy en la devant dicte composition de
medecine, selon que la commune renommee est de toy. Doncques, par maniere de
recreation et affin que en apres je puisse recepvoir lettres de toy, par lesquelles je puisse
avoir ung peu de consolation, incontinent je mecteray cy apres aucuns enseignemens, en
maniere de distinction par naturelz artifices, en partie aussi par hommes scavans et expers
en cest art à moy par la grace de Dieu revelez.
Doncques, comme je courois par le monde cherchant les ouvriers de cest art estudiens ou vaccans à la composition de nostre medecine, et aussis comme les interrogasse (147) par
souveraine dilligence sur la chose en laquelle ilz mectent que nostre medecine consiste
comme en matiere, j'ay entendu, aprins et congnu d'iceulx diverses manieres de besongnes
faulces, non ouyes et inopinable*s> comme il appert par raison naturelle. Lesquelles manieres
soubz brefvité je declaireray et reciteray. Aucuns certes les ont dicts vegetables,
aucuns bestes venimeuses, aultres les ont dictz selz, gemmes, tuthies, magnesies, arsenic,
souffre, argent vif, [f. 119v.] vitriol, metaulx imparfaictz et (148) tous aultres myneraulx


143. || j'ay U: je B || 144. Désister de: renoncer à (Edmond Huguet, Dictionnaire de la langue française du seizième siècle, III, p. 86).
145. De bon coeur (Edmond Huguet, op. cit., IV. p. 429-430). 146. Cicéron, De Senectute. 7. Aussi cité dans l'Epître à Mme de Bourgogne, supra, p. 285. 147. || interrogasse B: interrogeois U || 148. || et B : à U ||
@

308 Renan Crouvizier

sulphur, argentum vivum, vitriolum, metalla imperfecta et caetera mineralia diminuta ; alii
autem cuprum, aurum, argentum per aequas partes assumunt, cum caementis rerum
corrosivarum, ut cum atramento nigro, viridi aeris, sale petrae, sale armoniaco aliqualiter
rubefactis ipsum aurum additum caementant, ignem paulative applicando, ut argenti
superfluitas aquosa evaporabilis consumatur, ut cuprum ab eisdem corrodatur, et cum
eisdem colorare (4) ipsum argentum soli, sive auro, additum auri colore, dicentes esse aurum
per multiplicationem, quod falsum est. Alii autem aquam vitae accipiunt, et alii aquam
fortem ex sale petrae et vitriolo factam ; et alii quam plurima talia fieta et frivola, fatua
accipiunt ad lapidem philosophorum compositionem. Et nonnulli venerem cum arsenico
praeparato dealbant, et latonem cum tuthia in conflagratione proiecta citrinant et tingunt
auri colore.
Unde non possum satis admirari, quod in talibus, scilicet supradictis, viri sapientes et discreti suam fundent intentionem. Quia reverendo Alphidio teste in libello suo, quem de
hac composuit arte, in hoc nostro magisterio compositionis philosophorum [p. 5] lapidis
unica re indigere, scilicet aqua, et unica actione, quae est coquere ; et est unicum vas ad
album et rubeum simul faciendum. Hoc idem pariter confirmat Geber in Summa sua dicens :
In rerum multiplicitate non perficitur ars nostra. Non igitur tot et diversae res supradictae
assumi debent, nec possunt ad philosophorum lapidis generationem. Artifices enim supra
declaratos satis reprobat doctor Raymundus Lullius ; et Geber in Summa sua cap. 1.
impugnat illos, qui philosophorum lapidem consistere ponunt in vegetabilibus tanquam in
materia, dicens : Qui autem in vegetabilibus et animalibus, ipsorumque partibus et
superfluitatibus, tanquam in materia philosophorum lapidem consistere ponunt,
possibiliter quidem ponut, sed non eis. Potius enim in via deficiunt, quam ab eis
laboretur, scilicet philosophorum lapis, ex vegetabilibus et animalibus. Qui autem in
vegetabilibus et animalibus perfici sit possibile, propter multiplices transmutationes quas
facere oporteret ? Et priusquam ipsa [p. 6] vegetabilia et animalia, ipsorumque partes et
superfluitates in sulphur et argentum vivum nostrum reducere et convertere possumus atque
peragere, etiam quamvis artem haberemus, non tamen ad hoc faciendum vita nostra
sufficeret.


4. colorant ego : colorare ex color??? (tres literas non lego) corr. P

**** A T T E N T I O N ****

Fin du texte de ce document, ce document étant sujet à droits d'auteur.
**** A T T E N T I O N ****




Index des noms et des ouvrages anonymes
Abraham (maître) 276, 297-303 Athawaca familia 23
Abraham 42 Augustin (saint) 321
Abraham ben David Portaleone 304 Avicenne (et ps.-) 167, 169, 174, 193,
Abraham le Juif 303-304 201, 202, 203, 204, 205, 213,
Adam 57 251, 316, 317
Al-Frbi 200 Bacon, Roger (et ps.-) 158, 165, 168,
Alamannus de Bononia ou de Bohemia 169, 174, 175, 176, 177, 199, 201,
218 202, 203, 204, 216
Albert le Grand (et ps.-) 160, 161, 162, Baharmus (Brahmanus) 43
165, 166, 167, 168, 174, 175, 200, Balins voir Galien
201, 202, 203, 207 Barnaud, Nicolas 304
Alessandrini, Ada 210 Barstow, Kurtis A. 280
Alexandre le Grand 158, 159, 175, 228 Barthélemy, Pascale 158, 200
Alexandre Neckam 170, 171, 205 Beaujouan, Guy VII, 158, 202, 205, 209
Alphidius 157, 281, 289, 308, 309 Beaumont-Maillet, Laure 276, 277
Amaury de Bène 169, 170 Benoît XI 210
Apollonius de Tyane VIII, 24, 39, 152 Bernardus de Grava 219
Archelaos (Archileus) 168, 187, 252 Berthelot, Marcellin VI, 159
Ari (roi d'Ayre) 228 Bertin, Francis 170
Aries grecus 25 Black, William Henry 157, 212
Aristote (et ps.-) 41, 50, 127, 156, 168, Boeren, P.C. X
175, 179, 185, 200, 201, 202, 205, Boniface IV 211
228, 281, 287, 289, 291, 292, 314, Boniface VIII 158, 214, 215, 216, 218
315, 318, 319, 332, 333 Bonus, Petrus (Bono, Pietro), voir
Arnaldus de Bruxella, 213 Petrus Bonus
Arnaldus Grecus 211 Borel, Pierre 278
Arnaud de Villeneuve (et ps.-) 155, 156, Borgnet, Albert 156, 160, 165, 200,
157, 158, 160, 161, 162, 164, 165, 201, 202, 203
166, 167, 168, 169, 173, 175, 176, Bourgeois, A. 275
201, 202, 204, 205, 207-276 Bourgogne (Madame de), voir Marguerite
Artis auriferae 157, 158, 159, 174, 212. d'York
217 Brieux (Madame Alain) 301
Astacius 253 Bultot, R. IX
Astalgelis grecus 25 Buch der heiligen Dreifaltigkeit XI
Astanus, Ascanus 253, 254 Calid, voir Khalid
@

346 Index
Calvet, Antoine VIII, 158, 164, 166, Eymerich, Nicolas 300
173, 201, 204, 217 Fauser, W. 157, 158, 159, 160
Cananei 5 Festugière, A.J. 172
Caprara, Lodovico Montefani (fonds) Finé, Oronce VI, 208, 220
161, 164, 202 Firmicus Maternus, Julius 283, 288,
Cardinal blanc, voir Jean de Toleto 300, 320, 321
Catherine (sainte) 244 Fladion 168
Cerquiglini, Bernard IX Flamel, Nicolas 297
Charles le Téméraire (duc de Bourgogne) Fontaine, Jacques 199
279 Frati, Lodovico 161, 207, 208, 302, 303
Chaucer, Geoffrey 156, 204 Frédéric II de Hohenstaufen 168
Chenu, Marie-Dominique 169, 170, 171 Gagnon, Claude 297, 298
Christophe de Paris 214 Galesloot, L. 279
Ciccarelli, D. 212 Galien 168, 201
Ciceron 285, 306, 307 Gallingani, Daniela 277, 278, 302, 303
Colinet, Andrée 168, 177, 199, 200, Geber (et ps.-) X , 157, 160. 165, 166,
201, 203, 204, 205 167, 168, 173, 193, 199, 200, 202,
Constantinus 137 203, 204, 205, 281, 286, 287, 289,
Corbett, James X, 156, 159, 160, 162, 290, 302, 308-311, 328, 337
207, 208, 210, 215, 276, 301 Giuffrè, Vincenzo 323
Coxe, H. 209 Goltz, D. XI. 202, 203
Crisciani, Chiara 155, 200 Gothot-Mersch, Claudine XI
Crouvizier, Renan 274 Gouron, Marcel 275
Dastin, John XI, 165, 166 Gratarolo, Guglielmo X, 160, 217
Debus, A. G. 278 Guenée, Simone 276
Delisle, Léopold 301 Guérin, Pierre 279
Derk deSolla Price VI Guillermus (maître) 213
Diepgen, Paul 209, 215 Hackett, Jeremiah 175
Dominicus de san Procolo 169, 202, 218 Hall, B.S. VI
Donum Dei XI Halleux, Robert x, 155, 170, 200, 202,
Dor, J. 204 205, 283, 297
Du Chesne, Joseph, sieur de la Violette Halm, C. 209
274, 278 Haly 281, 286, 295, 321, 327
Dulieu, Louis 275 Hamesse, Jacqueline VII
Duncan, Edgard H. 156, 164 Hauréau, Bernard 211
Édouard III (roi d'Angleterre) 279 Heineman O. von 209
Édouard IV (roi d'Angleterre) 280 Heines, Virginia 165, 175, 203
Elus grecus 25 Henri VII (roi d'Angleterre) 280
Emery, Richard W. 277 Hermès X, 23, 46-47, 79, 152, 158,
Eximaeus 260 159, 168, 171, 174, 175, 181, 183,
@

des noms et des ouvrages anonymes 347

185, 191, 193, 200, 201, 205, 216, Lami, J. 215
247, 250, 251, 294, 295 Laubmann, G. (voir Halm)
Hidyat Husain 167 Le Bigot, Guillermus 162
Hoefer, Ferdinand 164, 276, 279 Le Boeuffle, A. 288
Holmyard, E. J. 160, 200 Lenglet-Dufresnoy, Nicolas 273
Hommel, Luc 279 Levere, T.H. V, VI
Hortulanus 161, 162, 165, 174, 318, Liber rebis 168, 200
319 Lulle, Raymond (et ps.-) 177, 211
Hosten, C.H. XI Luna 61-64, 68, 69, 74, 75, 80, 152
Hübner, W. 288 Maindreville, L. de 27, 242
Humbert, Michel 323 Mandeville, D. C. 160
Innocent IV 212, 216 Mandosio, Jean-Marc 199, 200, 202,
Installé, H. 280 204
Isabelle de Bourbon 279 Manget, Jean-Jacques X, 156, 174, 200,
Jacquart, Danielle 212, 273, 301 201, 203, 204, 205, 208-211, 214,
Jacques (Épître de) 166 215, 216, 217, 286, 311, 329, 331,
Jacques de Sienne 166 335, 337
Jacques II (roi d'Aragon) 207, 208, 209, Margolin, Jean-Claude 168
210, 212, 215, 218 Marguerite d'Autriche 279
Jbir ibn Hayyn 199, 200 Marguerite d'York 279, 280, 285
Jakob, Cyriacus 210 Marianos 155
Jean (neveu de Boniface VIII) 216 Marie de Bourgogne 279
Jean de Toleto 212, 213, 218 Marie la Juive 159, 168
Jeauneau, E. XI Mars 60, 62, 66, 72, 73
Joanne, Paul 280, 281 Marx, J. 161, 204
Johannes Gastebus 211, 221 Matton, Sylvain 159, 164, 168, 172,
Johannes Hispaniensis 21 1 208, 209, 210, 217, 297, 298, 300,
Johannes de Rupescissa: v. Roquetaillade 321
Johannes Tecenensis 162 Mazzatinti, G. 302
Joly, Gabriel 205 Menhardt, Hermann 208
Jourdain, Alf. 286 Mercurius 61, 63, 67, 73, 75
Jovis 60, 62, 66, 72 Merlin 166
Kahn, Didier 158, 161, 164, 174, 175, Mertens, Michèle 159, 172
200, 205, 207, 208, 217, 274, 275, Meyer. G. (cf. Halm)
279, 298, 302, 303 Mireris, Miretis, Miseris 159, 250, 251,
Kebus 45-46 253
Khalid ibn Yazid 155, 157, 158, 168 Monat, Pierre 293, 318
Kibre, Pearl 157, 158, 159, 160, 165, Moorat, S. A. J. X, 161, 279, 284
174, 211 Morienus (et Liber de compositione
Kraus, Paul 199 Alchemiae quem edidit Morienus
@

348 Index

Romanus) 155, 174, 197, 250-254, 174, 199, 200, 281, 287, 327
256, 257, 260, 261, 281, 292, 293 Richard d'York 279
Mubacis grecus 31 Richard III (roi d'Angleterre) 280
Muhammad ibn Umail 167 Roquetaillade, Jean de IX, 161, 165, 166,
Munk Olsen, Birger VIII 167, 177, 203
Murchi, Thomas 209, 217 Rosinus ou Roussinus 208, 218, 250
Murdoch, J.E. VII Ruland, Martin 200, 205
Mylius, Johan D. 217 Ruska, Julius 172, 174, 200, 203, 204
Nazari, Giovanni-Battista 273 Sabatier, P. 285
Newman, William R. X. 157, 166, 168, Sarne 157
175, 200, 202, 203, 204, 205, 311, Sathana 55
329, 331, 335, 337 Saturnus 60, 62, 65, 66, 72
Nicolas de Cuse 213 Scheibe, S. V
Obrist, Barbara Xl, 202 Schuba, Ludwig 211, 213, 216
Opsomer, Carmélia 205 Scot Érigène, Jean 170
Ovide 343 Scot, Michel 168, 203, 206
Pachella, Richard 162 Sénèque 300, 323
Papias 205 Senior Zadith Filius Hamuel (voir aussi
Paravicini Bagliani, Augusto 176, 212 Muhammad ibn Umail) 167
Parménide 248, 249, 250 Singer, Dorothea Waley X, 156, 158,
Paul de Tarente 167 (voir aussi Geber) 159, 168, 200, 201, 202, 203, 206,
Payen, Jacques 210 209-214, 216
Pereira, Michela 175, 176, 211, 214 Socrates 159
Petrus Bonus 201, 290, 293 296, 309, Sol 61-62, 64, 66, 67-69, 73-75, 80, 83,
329, 331, 333, 335, 341 84, 152
Pheyer 251 Sorbelli, A 302
Philetes 251 Spemech (maître. de Louvain) 285
Philibert de Savoie 279 Stapleton, H. E. 167
Philis 252 Steele, Robert 168, 199, 200, 201, 203,
Pierre d'Espagne 161 206
Plato Egiptius 32-34 Sylla, E.D. VII
Platon (et ps.-) 159, 165 Table d'Émeraude (Tabula Smaragdina)
Pline l'Ancien 205, 300, 323 168, 174, 175
Protheus 29 Tardif, Antoine 217
Ptolémée (et ps.-), 137, 195, 205, 249, Telle, Joachim XI, 162, 202, 203, 204,
261 282
Rasis, Rzi, voir Rhazès Thalissus 32
Reeves, Marjorie 205 Theodosius 47
Renaudet, Augustin 297 Theophilus 250
Rhazès (ibn Zakarriy ar-Rzi) 168, 169, Thomas d'Aquin (et ps.-) XI, 165, 202,
@

des noms et des ouvrages anonymes 349

203 303
Thomson, S. Harrison 169, 203, 206, Veermeer, H. 202, 203
218 Venus 61-63, 67, 74, 75
Thorndike, Lynn XI, 157, 158, 159, Verger, Jacques 279
160, 162, 163, 164, 166, 167, 207- Verginelli, Vinci 301, 302
222, 273 Vermeer, H. J. Xl
Traube, Ludwig XI Vincent de Beauvais 205
Trulhr, J. 211 Visio Edwardi 158
Tulaucus magus 32 Wadding, Lucas 277
Turb 'Ali, M. 167 Waldkirch, Conrad 209
Turba philosophorum 159, 161, 165, Walpocl, Henry 213
167, 172, 174, 200, 203, 204, 248- Weightman, Christine 279, 280
253, 261-263 Weill-Parot, Nicolas 205
Ulstad, Philipp 164, 217 Wickersheimer, Ernest 212, 273, 275
Us grecus 25 Wilson, W. J. X, 213
Valentinelli, J. 158, 213, 215 Witten II, Laurence C. 162
Valerand du Bois-Robert, 273-343 Zecaire, D 274, 299
Vallensis, Roberais 273 Zetzner, Eberhard (héritier de Lazare)
Van Doren, P.J. 280 157, 159, 174, 202, 203, 204, 210,
Van Stalle, L. 281 214, 216, 217
Vedova, Serena Della 277, 278, 302, Zosime de Panopolis 171, 203, 208
@
@


Table des matières

SYLVAIN MATTON, Avant-propos : Éditer des textes alchimiques
médiévaux V

FRANÇOISE HUDRY, Le De secretis nature du Ps.-Apollonius de Tyane,
traduction latine par Hugues de Santana du Kitb sirr al-halqua
Présentation 1
Plan du texte latin (table des matières) 19
De secretis nature 21
Index des noms propres 154

ANTOINE CALVET, Le De secretis naturae du pseudo-Arnaud de Villeneuve
1. Présentation 155
2. Édition 178
3. Traduction 179
4. Notes à la traduction 199

ANTOINE CALVET et SYLVAIN MATTON, Quelques versions de la Flos
florum pseudo-arnaldienne
1. Présentation, par Antoine Calvet 207
2. Édition, par Sylvain Matton
- Le livre de Roussinus (Arsenal, ms. 2872) 220
- Liber perfecti magisterii (Theatrum chemicum 1659) 220
- Opus magisterii (BnF. ms. lat. 7162) 221
- Perfectum magisterium (Opera, Lyon 1532, et Bibliotheca
chemica curiosa de Manget) 221
- Parvum rosarium per O. Fineum transcriptum, BnF, ms.
lat. 7147) 263

RENAN CROUVIZIER, Deux traités de Valerand Du Bois-Robert, alchimiste
français de la fin du Moyen Âge : l'Épître à Madame de Bourgogne et
l'Épître à Maître Abraham.
1. Introduction 273
2. L'Épître à Madame de Bourgogne
- Présentation 279
- Texte 285
@


352 Table des matières

3. L'Épître à Maître Abraham
- Présentation 297
- Texte latin (édité par SYLVAIN MATTON) 306
- Texte français 307

INDEX DES NOMS ET DES OUVRAGES ANONYMES 345
@

pict

@

pict

@

pict

@










Stampato da Grafiche Vadacca s.r.l. Legatoria Bella
Diffusion: Edidit, 76, rue Quincampoix, 75003 Paris












@



Textes et Travaux de Chrysopoeia
Collection dirigée par Didier Kahn et Sylvain Matton Diffusion : EDIDIT, 76 rue Quincampoix, F-75003 Paris
1. Alchimie: art, histoire et mythes. Actes du ler colloque international de la Société d'Étude de l'Histoire de l'Alchimie (Paris, Collège de France, 14-15-16 mars 1991), sous la direction de Didier Kahn et Sylvain Matton. Ouvrage publié avec le concours du CNRS. 1995. VI-848 p.
2. Vincénzo PERCOLLA, Auriloquio. Nel quale si tratta dello ascoso secreto dell'Alchimia. Trattato manoscritto del '500 d'interpretazione alchemica dei miti greci et romani. Edizione e note a cura di Carlo Alberto Anzuini. 1996. XX-276 p.
3. François SECRET, Postel revisité. Nouvelles recherches sur Guillaume Postel et son milieu. Première série. 1998. 260 p.
4. Aspects de la tradition alchimique au XVIIe siècle. Actes du colloque international de l'Université de Reims-Champagne-Ardennes (Reims, 28 et 29 novembre 1996), sous la direction de Frank Greiner. Ouvrage publié avec le concours du Centre National du Livre. 1998. 420 p.
5. Yves MARQUET, La philosophie des Ihwn al-Saf. Nouvelle édition augmentée. 1999, XVI-622 p.
6. D. ZECAIRE, Opuscule tres-eccelent de la vraye philosophie naturelle des metaulx. Édition critique, introduction et notes par Renan CROUVIZIER. 1999, 208 p.
EN PRÉPARATION
Pierre Jean FABRE, L'Alchimiste chrétien. Traduction française anonyme du XVIIIe siècle, avec le fac-similé de l'édition latine originale. Édition, introduction et notes par Frank GREINER. Guillaume SEDACER, Sedacina totius artis alchimie, suivie du Liber alterquinus.
Édition critique, présentation, traduction et notes par Pascale BARTHÉLEMY. L'alchimie et ses modèles philosophiques: à la recherche d'une tradition platonicienne.
Actes du séminaire « L'alchimie et ses modèles philosophiques », Paris, Sorbonne, 1996-1998. Sous la direction de Sylvain MATTON et Cristina VIANO. Antoine CALVET, Les "alchimica" d'Arnaud de Villeneuve : médecine, alchimie et
prophétie au Moyen Âge.
François SECRET, Postel revisité. Nouvelles recherches sur Guillaume Postel et son milieu. seconde série.
Yves MARQUET, Alchimie, astrologie et mystique en Islam. Autour des Ihwn asSaf'.
Ésotérisme et Protestantisme (ca 1530 - ca 1630). Actes des journées d'étude des 4-5 mars 2000 (Paris, École Pratique des Hautes Études, Ve section).
@

pict

@
@

Début de l'ouvrage Texte précédent Texte suivant Fin de l'ouvrage Drapeau Page d'aide Retour. Flag Help frame Return. Bandera Página de ayuda Vuelta.
Flagge Hilfsseite Rückkehr. Flag (H)jælp side Tilbage. Bandiera Guida Torno.