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Réfer. : 2105 .
Auteur : Teeter Dobbs, Betty J.
Titre : Les fondements de l'Alchimie de Newton.
S/titre : ou La chasse au lion vert.

Editeur : Editions de la Mainie. Paris.
Date éd. : 1981 .
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**** A T T E N T I O N ****

Ce document étant sujet à droits d'auteur, n'est composé que du début, et des tables éven-
tuelles. Reportez-vous aux références ci-dessus
pour vous le procurer.

**** A T T E N T I O N ****




Séverin Batfroi : Alchimie
et Révélation Chrétienne,
préface d'Eugène Canseliet,
280 pages, 17 planches
h.t.

Séverin Batfroi : Alchimiques
Métamorphoses du
Mercure Universel, préface
de Raoul Auclair, 280
pages, 17 planches h.t.

Guy Béatrice : Sainte
Anne d'Alchimie, préface
d'Eugène Canseliet, 270
pages, 16 planches h.t.

Séverin Batfroi : Du
Chaos à la Lumière, 230
pages, 32 planches h.t.

Guy Béatrice : Le Vaisseau
du Salut et l'Or des
alchimistes, préface de
Jacques d'Arès, 260 pages,
12 planches h.t.

Betty J. Teeter Dobbs :
Les Fondements de l'Alchimie
de Newton.

A paraître :
Guy Béatrice : Des Mages
alchimistes à Nostradamus.


Petit fourneau en pierre réfractaire pour
la distillation (illustration B. Biebel).

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Collection « Les Symboles d'Hermès »
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Les Fondements de l'Alchimie de Newton ou « La chasse au lion vert »
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Déjà parus chez le même éditeur :

* Bernard Le Trévisan.

* GEBER, La somme de la Perfection ou l'abrégé du Magistère Parfait,
2 vol.
* Henri DE LINTAUD, L'Aurore suivie de L'Ami de l'Aurore.

* RIPLEY, Les Douze Portes d'Alchimie, la Vision du Chevalier George,
le Traité du Mercure.
* Jean PONTANUS, Epistola de igne philosophorum.

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Betty J. Teeter Dobbs Professeur assistant d'histoire Northwestern University, Evanston, Illinois


Les Fondements de l'Alchimie de Newton
ou « La chasse au lion vert »
Introduction de Séverin BATFROI
Traduit de l'anglais par Sylvie GIRARD

Guy TREDANIEL EDITIONS DE LA MAISNIE 76, rue Claude-Bernard 75005 PARIS
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La loi du 11 mars 1957 interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute
représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédé que ce soit, sans le
consentement de l'éditeur, est illicite et constitue une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et
suivants du code pénal.

(C) CAMBRIDGE UNIVERSITY PRESS
(C) Guy Trédaniel, Editions de La Maisnie, 1981 pour la traduction française.
ISBN 2-85-707-063-2
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INTRODUCTION


« A travers les explications mystiques et les symboles dont s'enveloppent les alchimistes, nous pouvons entrevoir les théories essentielles de leur philosophie ; lesquelles se réduisent en somme à un petit nombre d'idées claires, plausibles, et dont certaines offrent une analogie étrange avec les conceptions de notre temps. » M. Berthelot (« Les origines de l'Alchimie »)

Il est des ouvrages qui se suffisent à eux-mêmes, et auxquels toute introduction, au lieu que d'en exalter la valeur, en détruit quelque peu
l'harmonie. Or il nous apparaît que le présent travail appartient à cette
catégorie, et qu'il serait vain de vouloir s'engager sur le terrain d'une
recherche historique dans l'espoir de dégager quelques points de détail
qui auraient échappé à la recherche méticuleuse de Betty J. Teeter
Dobbs. Mais parce que le sujet nous est cher, à plus d'un titre, et que
ce livre nous a profondément séduit, qu'il nous soit du moins permis de
mettre l'accent sur quelques points capitaux qui aideront le lecteur à
mieux comprendre pourquoi il est, selon toute évidence, réellement révolutionnaire.


* * *
Le professeur Dobbs a sans doute ressenti très profondément le besoin de situer le sens réel de la quête alchimique, avant que de présenter
les fondements de l'Alchimie de Newton qui sont, disons-le dès
l'abord, ceux de toute la science hermétique. Parce que Newton était
véritablement sur la voie la plus orthodoxe de la recherche alchimique, il
devenait expédient de présenter celle-ci au lecteur, et de la situer dans ses
rapports avec la science et la religion au XVIIe siècle. Ainsi peut-on

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PREFACE



Dans sa conception originelle, le projet de cette étude était de s'intéresser au champ d'application de l'alchimie de Newton, telle qu'elle
reflétait le grand courant de pensée hermétique qui submergea son époque.
Dans cette intention, seule une mince fraction des propres expériences
alchimiques de Newton fut tout d'abord explorée, mais nous espérons
finalement les avoir rendues plus accessibles et plus intelligibles, en
les ayant replacées dans le contexte beaucoup plus vaste de la vie intellectuelle
au XVIIe siècle. La présente étude est donc le résultat de cette
entreprise complexe, et le terme de « fondements », qui figure dans le
titre, doit être pris dans trois sens différents. L'un des sens qui le définit
dans cet ouvrage est celui d'« origines », et ce sont justement les origines
de l'alchimie de Newton à l'époque de la Restauration en Angleterre qui
sont ici évoquées et mises en valeur. Un second sens est celui des
« bases », fournies à la fois par l'expérience pratique et par l'étude théorique,
que Newton acquit par lui-même au cours de ses investigations :
ces fondements sont examinés en ce qui concerne les premières années de
l'activité de Newton en ce domaine. Le dernier sens dans lequel le mot
fondement est à prendre est celui de « support » : l'alchimie, en fin de
compte, est conçue comme l'un des piliers qui supportent le système
scientifique complexe que Newton édifia dans sa maturité.
Cet ouvrage, à sa modeste façon, relève à la fois de l'histoire des idées et de l'histoire de la science. C'est peut-être là une démarche
appropriée, voire nécessaire, lorsqu'il s'agit d'étudier la pensée scientifique
au XVIIe siècle. Car la science moderne au moment où elle naît porte
indubitablement les traces du moule originel dans lequel la pensée
humaine a connu de longues années de gestation. Tous les modèles de
pensée de l'Antiquité ne sont plus acceptables aujourd'hui en tant que
moyens d'approche valables des phénomènes naturels, et rares sont ceux
qui reconnaissent le prix et l'honnêteté des efforts qui ont présidé à ces
innombrables tentatives pour rendre le monde intelligible. La science
moderne, telle la jeunesse, renie ses liens de parenté.
Mais la richesse foisonnante du XVIIe siècle, fit de cette époque le « siècle du génie », et il y a beaucoup à apprendre de tout ce qui permet
de restituer le climat intellectuel qui régnait alors. Newton résume, pour

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ainsi dire, le siècle entier à lui seul : son esprit de synthèse rassemble les
fils épars qui sont à sa disposition, pour tisser une magnifique tapisserie.
Sa méthodologie inclut l'empirisme de Bacon et la mathématique des
Anciens ; sa physique intègre à la fois les mouvements planétaires découverts
par Kepler et les mouvements terrestres décrits par Galilée. Dans
les deux cas, il impose sa marque inimitable qui fait du système ainsi
créé quelque chose de totalement nouveau. On retrouve le même schéma
dans les études de chimie : Newton, en effet, s'efforce d'intégrer les
idées alchimiques et hermétiques avec la nouvelle philosophie mécaniste.
Si le résultat semble moins réussi dans le domaine de la chimie proprement
dite que ne le furent les acquis de ses autres entreprises, en réalité,
ses efforts pour unifier le mécanisme et l'alchimie ont sans aucun doute
été à l'origine de l'une de ses plus brillantes performances : la définition
d'un nouveau concept de « force ». L'alchimie de Newton représente le
lien historique entre la tradition hermétique de la Renaissance et la chimie
rationnelle issue du mécanisme du XVIIe siècle.
Deux instruments de travail essentiels ont accompagné cette entreprise, qui leur doit beaucoup : « Historical Studies in the Language of
Chemistry », de Maurice P. Crosland (Cambridge, Mass., Harvard University
Press, 1962), et « A Comprehensive Treatise on Inorganic and
Theoretical Chemistry », de J.W. Mellor (16 vol., New York, John
Wiley and Sons, 1960). D'innombrables problèmes de traduction et
d'interprétation ont pu être résolus grâce à eux. Le lecteur se reportera
avec profit aux symboles et termes expliqués dans les tableaux ci-dessous,
lesquels sont extraits de ces ouvrages, mais aussi à d'autres dictionnaires
et lexiques cités dans la bibliographie, ainsi qu'aux sources complémentaires
citées dans les notes.

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I


« LA CHASSE AU LION VERT »


Vers la fin des années 1670 ou le début des années 1680, un jeune professeur de Trinity College, à Cambridge, résuma de larges extraits
d'un poème alchimique intitulé « La Chasse au Lion Vert ». En conclusion,
il rédigea quelques remarques.

L'écrit contient le régime de l'oeuvre de l'or commun après l'élaboration du philosophique. Dans les notes suivantes, on trouvera l'accord d'autres auteurs sur ce sujet et par suite son élucidation (1).
L'« oeuvre » se référait au Grand Oeuvre de l'alchimie, et l'homme qui écrivait ces lignes se nommait Isaac Newton. Nombreux sont ceux
qui se sont étonnés de le voir s'engager dans cette voie particulière de la
recherche, et les controverses à cet égard ne manquèrent pas. En posant
les fondements de l'alchimie de Newton et en les replaçant dans leur
contexte historique, cet ouvrage tentera de répondre à la fois à cet étonnement
et aux discussions que cette activité à soulevées.


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(1) King's College, Cambridge, Keynes MS 20, f. 5r, noté infra sous la forme Keynes MS 20. Les techniques utilisées pour dater les manuscrits newtoniens dans cette étude sont
exposées dans l'annexe D. Pour l'explication de la transcription des notes apportées sur les
manuscrits et des symboles alchimiques employés, voir la Préface.

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Aujourd'hui, l'alchimie est considérée comme une voie de recherche illusoire ou mystique, tout au plus comme une pseudo-science. Mais ce
ne fut pas toujours le cas. Au XVIIe siècle, plusieurs attitudes étaient
admises à l'égard de l'alchimie. Dans le cadre de cette étude, nous commencerons
par retracer brièvement la biographie de Newton, les grandes
lignes de sa vie et les orientations de son oeuvre, puis nous étudierons
d'un point de vue historiographique les écrits suscités par ses investigations
alchimiques. Nous nous livrerons ensuite à une première étude des
notes alchimiques du savant, puis nous nous attacherons à des problèmes
concernant l'alchimie d'un point de vue plus général ; en particulier, la
discussion portera sur l'alchimie considérée sous l'angle de la psychologie
analytique. Nous verrons également pourquoi son développement fut faiblement
compris au XVIIe siècle.
En se référant aux acquis alchimiques les plus largement répandus à l'époque, et en reprenant quelques données essentielles sur la profusion
de la littérature alchimique de ces années, on pourra alors s'attacher plus
précisément aux événements qui se sont déroulés à Cambridge au
moment où Newton s'y intéressa, et aborder les questions que soulève le
contexte historique immédiat de son oeuvre. Cet aperçu concret sur le
milieu intellectuel dans lequel Newton travaillait à Cambridge éclairera,
nous l'espérons, ses recherches alchimiques d'un jour nouveau : ce n'était
pas simplement raisonnable et naturel, c'était pour ainsi dire inévitable
qu'il les aborde.
L'étude porte sur les premiers travaux de Newton dans le domaine de l'alchimie, ses écrits et ses expériences. Newton, nous le verrons, aborde
l'alchimie à l'aide de processus chimiques parfaitement définis. Il travaille
en suivant une tradition alchimique largement répandue à cette
époque. D'ailleurs Newton obtint quelque succès en préparant un « mercure
philosophique » qu'il retint comme condition préliminaire au
« régime de l'or commun ».
Ce succès, qui date de 1675 ou un peu plus tard, influa grandement sur les conceptions scientifiques qu'il développa par la suite. Dans le
cadre de cet ouvrage, nous ne nous engagerons pas dans une analyse
détaillée des études alchimiques de Newton après 1675. Toutefois, nous
indiquerons les différents passages qui, dans ses écrits scientifiques postérieurs,
reflètent ses conceptions alchimiques.

Esquisse biographique

Isaac Newton est né en 1642 le jour de Noël. Venu au monde prématurément, c'est le fils unique et posthume d'un petit propriétaire du Lincolnshire
complètement illettré (2). Il était peu probable que l'enfant vive


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(2) Les biographies de Newton sont innombrables et d'importance variable ; un certain nombre d'entre elles sont indiquées dans la Bibliographie. Les trois études biographiques les
plus sérieuses et les plus complètes en langue anglaise sont : 1) David Brewster, « Memoirs
of the Life, Writings, and Discoveries of Sir Isaac Newton » (2 vol., Edimbourg : Th.
Constable and Co. ; Boston : Little, Brown and Co., 1855), référencé infra Brewster,
« Memoirs » ; 2) Louis Tranchard More, « Isaac Newton. A Biography » (Londres, Constable
and Co. ; 1934 ; New York : Charles Scribners Sons, 1934 ; New York ; Dover Publications
1962), référencé infra More, « Newton » ; 3) Frank E. Manuel, « A Portrait of
Isaac Newton » (Cambridge, Mass. ; The Belknap Press of Harvard University Press,
1968), référencé infra Manuel, « Portrait ». L'esquisse biographique que nous donnons ici
s'appuie sur ces trois ouvrages, mais spécialement sur celui de More.

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longtemps -- au moment de sa naissance, il était si petit qu'on aurait pu
le mettre, a-t-on dit plus tard, dans une cruche d'un litre. Et pourtant il
survit à la guerre, à la révolution, à la peste et à tout l'arsenal de la
pharmacopée de l'époque. Vénéré par ses compatriotes, admiré dans le
monde entier, il meurt finalement à l'âge de 84 ans. Il est enterré à
Westminster Abbey.
Tout d'abord, son génie se révèle davantage dans le domaine de la mécanique que dans celui de la spéculation intellectuelle. Encore enfant,
il construit des clepsydres, des moulins à vent, des cerfs-volants et des
cadrans solaires. Il sait astucieusement utiliser à son profit la force du
vent pour sauter plus loin que ses camarades. Mais la fréquentation des
écoles du voisinage, puis de la King's School de Grantham apporte à son
esprit des nourritures plus substantielles et révèle peu à peu des dons
intellectuels prodigieux et un pouvoir de concentration étonnant. Rappelé
de l'école par sa mère qui tient à ce qu'il apprenne le métier de fermier,
il passe son temps caché dans les haies avec ses livres, plongé dans ses
calculs, ne montrant pas le moindre intérêt pour la vie traditionnelle de
ses ancêtres. Finalement, un oncle du côté de sa mère, qui habite justement
Cambridge, intervient pour qu'il reprenne le cours de ses études à
Grantham, afin de préparer son entrée à l'Université, et c'est ainsi que
Isaac Newton franchit le seuil auguste de Trinity College en 1661. Il est
alors âgé de 18 ans, un peu plus que la majorité des autres étudiants et
jouissant probablement d'une préparation moins poussée, mais il est de
toute évidence riche de possibilités qui ne demandent qu'à se déployer.
Le bouillonnement intellectuel de l'époque ne peut que le stimuler : le
cartésianisme en physique, en philosophie et en mathématiques, les lois
de Kepler en optique et en astronomie, la mécanique de Galilée, sans
compter les contributions de son professeur Isaac Barrow en mathématiques
et en optique. Le jeune Newton est bientôt en mesure d'aborder et
de résoudre la plupart des grands problèmes de physique et de mathématiques
que se posent les savants de l'époque. C'est ainsi que, tout au
long des travaux qui jalonneront le cours de sa vie, la subtilité de ses
dons en mécanique et la précision aiguë de son pouvoir de compréhension
en physique, qu'avaient révélées ses talents précoces de constructeur,
s'accorderont toujours à son génie intellectuel de plus en plus vaste, tout
en l'affermissant.
En janvier 1665, Newton est Bachelor of Arts, mais, durant l'été 1665, la peste éclate à Cambridge. L'université ferme ses portes et Newton
retourne à Woolsthorpe, son village natal. Il va alors s'enfermer
chez lui pratiquement jusqu'au printemps de 1667, ne quittant pour ainsi
dire pas la maison maternelle. Cette année, on pourrait à bon droit la
passer sous silence dans une biographie aussi succincte s'il ne s'agissait
pas justement de l'Annus mirabilis, cette « année merveilleuse » au cours
de laquelle il inventa la méthode des « fluxions » (qu'il développa ensuite
sous le nom de calcul infinitésimal), où il découvrit que la lumière blanche
était composée de tous les rayons colorés du spectre et où il établit
la loi mathématique de la gravitation universelle. C'est ensuite que le
développement progressif des découvertes essentielles qui marquèrent cette
brève période et leur diffusion dans le monde entier lui assurèrent au
cours de sa vie un prestige inébranlable dont il jouit encore aujourd'hui.
En 1667, pourtant, il revient tranquillement à Cambridge, passe son diplôme de Master of Arts, est élu membre du l'Université de Trinity et
mène une vie paisible. Seul Isaac Barrow semble avoir deviné ce qui se
passe en fait dans l'esprit de Newton, lorsque ce dernier lui montre l'une

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II


LE CADRE CONCEPTUEL DE L'ALCHIMIE AU XVIIe SIECLE


Le XVIIIe siècle a connu une grande effervescence dans le domaine des études alchimiques, et lorsque l'on considère les tendances générales de la
recherche alchimique durant cette période, inévitablement, le débat se
traduit sur le plan religieux et philosophique. Personne n'a encore retracé
l'histoire de l'impact de l'alchimie sur les autres aspects de la vie intellectuelle
en Europe, et il est extrêmement difficile de démêler l'écheveau
embrouillé des sciences occultes et des études qu'elles ont suscité au
cours du XVIIe siècle afin de déterminer leurs influences respectives.
Pendant longtemps ne furent considérées comme dignes d'intérêt que les composantes de la pensée du XVIIe siècle qui permettaient d'aboutir
au rationalisme du XVIIIe siècle, et la révolution scientifique fut alors
considérée comme une rupture totale avec l'occultisme, offrant le moyen
d'échapper à la superstition et à l'animisme. Des recherches plus récentes
ont peu à peu mis en lumière les lacunes de cette interprétation. Allen
Debus en particulier a fourni une contribution décisive en démontrant
qu'une compréhension plus large le la « pseudoscience » est une donnée

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indispensable lorsqu'on aborde le XVIIe siècle en général et la révolution
scientifique de cette période en particulier (1).
L'entreprise est d'une telle envergure, toutefois, qu'elle ne peut être abordée et menée que d'une manière fragmentaire et progressive au stade
actuel des connaissances. Tout en précisant bien qu'il s'agit d'une étude
nécessairement superficielle et incomplète, le chapitre 3 propose une
esquisse préliminaire de l'histoire de l'alchimie au XVIIe siècle.
Le but, bien entendu, consiste à replacer les activités de Newton dans un contexte cohérent et assez vaste, et le présent chapitre est une introduction
à ce propos. La complexité des problèmes abordés implique au
préalable une explication portant sur les concepts alchimiques. Il est en
outre indispensable de définir un point de départ solide à partir duquel
on peut envisager une étude de l'alchimie au XVIIe siècle. Ainsi, tout en
indiquant quelques variations historiques dans la pensée et la pratique
alchimique de l'époque, la fonction première de ce chapitre sera de retracer
le schéma de l'ancienne alchimie, ce qui facilitera sans doute la compréhension
de ce qu'est l'alchimie aux non-initiés, et d'indiquer sommairement
quelques-uns des modèles théoriques qui jouèrent un rôle important
dans la pensée alchimique du XVIIe siècle.
Au coeur même de la réalité de l'alchimie, il y a toujours eu quelque- chose comme un problème historique. Son recours évident à des adeptes
initiés, génération après génération, est une démarche qui reste étrangère
à l'esprit critique moderne, et la plupart des livres sur le sujet n'éclairent
pas beaucoup les causes profondes de la fascination qu'elle exerça jadis,
bien que ses rapports avec les courants d'idées scientifiques, techniques,
religieux et philosophiques aient été soigneusement explorés (2). A une
époque récente, toutefois, les perspectives ouvertes par la psychanalyse
dans son application à l'alchimie -- démarche que suit C.G. Jung -- ont


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(1) Voir Allen G. Debus, « Alchimie et historiens de la science », History of Science 6 (167), 128-38, et les ouvrages cités dans cet article.
(2) Les ouvrages majeurs sur les origines et le développement de l'alchimie sont les suivants : 1) Marcellin Pierre Eugène Berthelot, « Les Origines de l'Alchimie » (Paris : Georges
Steinheil 1885), référencé infra Berthelot, « Les origines » ; 2) Marcellin Pierre Eugène
Berthelot, « Introduction à l'étude de la chimie des Anciens et du Moyen Age » (Paris,
Georges Steinheil, 1889), référencé infra Berthelot, « Introduction » ; 3) Mircea Eliade,
« The Forge and the crucible », traduit par Stephen Corrin (Harper Torchbooks ; New
York et Evanston : Harper et Row, 1971), référencé infra Eliade, « Forge and crucible » ;
4) Eric John Holmyard, « Alchimy » (Harmondsworth : Penguin Books, 1968), référencé
infra Holmyard, « Alchimy » ; 5) Arthur John Hopkins; « Alchimy, Child of Greek Philosophy
» (New York : Columbia University Press, 1934) ; 6) Hermann Franz Moritz Kopp,
« Die Alchimie in älterer und neuerer Zeit. Ein Beitrag zur Kulturgeschichte » (2 vol., Heidelberg
: Carl Winter's Universitätsbuchhandlung, 1886), référencé infra Kopp, « Die Alchimie
» ; 7) Henry M. Leicester, « The historical Background of Chemistry » (réimpression
de l'édition de 1956 ; New York, Dover Publications, 1971), référencé infra Leicester,
« Historical Background » ; 8) Jack Lindsay, « The Origins of Alchimy in Graeco Roman
Egypt » (New York, Barnes and Noble, 1970) ; 9) John Read, « Prelude to Chemistry : An
Outline of Alchimy, its Literature and Relationships » (Londres, G. Bell and Sons, 1936 ;
New York, The Macmillan Co., 1937), référencé infra Read « Prelude to Chemistry » ;
10) Herbert Stanley Redgrove, « Alchimy, Ancient and Modern... » (seconde édition révisée
; Londres : William Rider, 1922), référencé infra Redgrove, « Alchemy » ; 11) Karl
Christoph Schmieder, « Geschichte der Alchemie » (Halle, Verlag der Buchhandlung des
Waisenhauses, 1832), référencé infra Schmieder, « Geschichte » ; 12) John Maxson Stillman,
« The Story of Alchimy and Early Chemistry » (réimpression de l'édition de 1924 ; New
York, Dover Publications, 1960), référencé infra Stillman, « Story of Alchemy » ;
13) Frank Sherwood Taylor, « The Alchimists, Founders of modem Chemistry » (New
York, Henry Schuman, 1949), référencé infra Taylor, « The Alchimists. »

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Fin du texte de ce document, ce document étant sujet à droits d'auteur.
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ANNEXES
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ANNEXE A


Les papiers alchimiques de Sir Isaac Newton


La plupart des manuscrits alchimiques de Newton que l'on peut consulter se trouvent réunis dans la Collection Keynes, à King's College, Cambridge, comme
nous l'avons déjà dit. Toutefois, la collection Keynes a été portée sur microfilms
de manière à mieux préserver les manuscrits eux-mêmes et à rendre les documents
plus facilement accessibles aux chercheurs. Les microfilms sont entreposés
à la Bibliothèque de l'Université de Cambridge et les numéros accompagnant
chacune des références des manuscrits Keynes dans cette annexe sont ceux portés
sur les microfilms tels que les a enregistrés la Bibliothèque.
La description des manuscrits que nous présentons ici fut établie à l'époque de leur vente par Sotheby et Compagnie, en 1936. Bien que des recherches ultérieures
aient montré que certaines des descriptions de Sotheby nécessitaient quelques
modifications, le Catalogue Sotheby constitue la référence de base pour
toutes les recherches sur les papiers alchimiques de Newton.

-- Lot Sotheby I. Keynes MS 12. ULC microfilm 660.
Propositions alchimiques (en latin), environ 400 mots, 3 p. ; notes diverses sur la multiplication par solution et colation, etc. (en latin), environ 2 000 mots, 7 p. Entièrement autographe. Petit in-quarto
-- Lot Sotheby 2. Keynes MS 13. ULC microfilm 660.
Auteurs alchimiques. Une longue classification d'auteurs alchimiques, sur 3 p. in-folio ; sur la p. 4 : « Un compte rendu sur les monnaies d'or et d'argent frappées depuis Noël » (brouillon) ; une autre liste d'auteurs, avec en bas la mention : « Jeova sanctus unus » (un anagramme utilisé par Newton), 2 p. in- folio ; une autre liste d'« Authores optimi », 1 p. in-folio, au dos, un extrait de « Un acte pour encourager la frappe des monnaies ». Entièrement autographe. In-folio.
-- Lot Sotheby 3. Babson MS 418,
Auteurs alchimiques. Une liste de 113 auteurs alchimiques, classés par nationalités, 2 p. ; liste de livres, avec des cotes (peut-être de la bibliothèque de Trinity), 2 p. Les deux sont autographes. Petit in-quarto.
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-- Lot Sotheby 4.
Auteurs alchimiques. « A propos des auteurs chimiques et de leurs écrits » (une liste alphabétique de près de 120 auteurs d'écrits alchimiques, avec des commentaires sur les ouvrages les plus importants), 7 p. Autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 5.
Auteurs alchimiques. Liste d'auteurs et de livres d'alchimie comprenant une liste de 27 écrits, intitulée « Desiderantur opera Lullii sequentia », sur 8 p. in- quarto et in folio, contenue dans une chemise pliée comportant des dessins géométriques. Autographe.
-- Lot Sotheby 6. Stanford University, Frederick E. Brasch Collection of Sir
Isaac Newton and the History of Scientific Thought. Auteurs alchimiques. « De scriptoribus chemicis » (une bibliographie contenant des titres et des détails sur plus de 80 livres imprimés et plusieurs manuscrits), 5 p. Autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 7. Keynes MS 14. ULC Microfilm 660.
Artephius, son livre secret ; (en anglais), près de 9 000 mots, 20 p. , suivi de « The Epistle of John Pontanus wherein he beareth witness of ye book of Artephius », 2 p. et quart. Les deux sont autographes. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 8. Keynes MS 15. ULC microfilm 660.
Blomfield, « Out of Blommfield's Blossoms », en vers, commençant par « Father Time set me at ye gate », 212 lignes, suivi de « A short work that beareth the name of Sr George Ripley », commençant par « Take heavy, soft, cold and dry », en vers, 92 lignes, et « Fragments », 19 lignes, 8 p. Entièrement autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 9. Keynes MS 16. ULC microfilm 660.
« Causae et initia naturalium » (notes d'un livre non nommé), environ 3 000 mots. 7 p. Autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 10. Keynes MS 17. ULC microfilm 660.
« Clavis Aureae Portae » (notes et résumés) ; notes de « Medulla Alchemiae » ; « Pupilla Alchemiae », etc., environ 4 000 mots, 8 p. Autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 11. Keynes MS 18. ULC Microfilm 660.
« Clavis » (Indications pour une très longue opération commençant avec la digestion de l'antimoine, du fer, du soufre), en latin, environ 1 200 mots, 3 p. Autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 12. Keynes MS 19. ULC microfilm 660.
« Collections ex Novo Lumine Chymico quae ad Praxin spectant (et) Collectionum Explicationes », transcrites en colonnes parallèles, plus de 3 000 mots, 8 p. Autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 13. Keynes MS 20. ULC microfilm 660.
Copper, « The Hunting of ye Green Lyon », en vers (anglais), près de 180 lignes ; « The Standing of ye glass for ye time of Putrefaction and Congelation of ye medicine », en vers (anglais), 14 lignes, 6 p. ; « Notes upon ye hunting of ye green Lyon » (en latin), près de 500 mots, 2p. Entièrement autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 14.
Copper, « The Hunting of ye Green Lyon » (en anglais), près de 800 mots, 2 p. ; notes diverses en latin, près de 400 mots, 1 p. Les deux sont autographes. In-folio.
-- Lot Sotheby 15.
Dickenson (Edmund), « Ex Epist. Edmundi Dickenson and Theodorum Mundanum.
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Dat Londini prid. Cal. Aug. 1683 edit 1686 », environ 2 500 mots, 8 p. Autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 16. Bibliothèque Bodley, Oxford, MS Don.b.15.
Dictionnaire de mots, de matériels et d'instruments utilisés en alchimie, avec des indications pour réaliser diverses opérations, etc., environ 7 000 mots, 16 p. Autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 17. Keynes MS 21. ULC microfilm 660.
Les « Six Clefs » de Didier ; un commentaire, pour la plus grande partie en anglais, près de 8 500 mots, 35 p. Autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 18.
Terres. Notes sur « Terra Lemnia et Terra Sigillata... vendues dans un seul magasin à Londres... pour 2s 6d. la livre », et leurs produits de distillation, près de 230 mots, avec une note en bas de page : « Mr Leibnitz est Conseiller de l'Electeur de Brunswick. Mr Fatio n'entretient pas de correspondance avec lui. Cette indication le retrouvera. Cl. viro. D.G.G. Leibnitio Hannoverae », 1 p., in-octavo ; « De Peste » (notes d'après Van Helmont), près de 650 mots, 2 p., in-quarto ; notes sur « Roth Mallor's work », près de 250 mots, 1 p. in-folio. Entièrement autographe.
-- Lot Sotheby 19. Keynes MS 22. ULC microfilm 661.
Edwardu, Generosus, « The Epitome of the Treasure of Health written by Edwardus Generosus Anglicus innominatus who lived Anno Domini 1562 » (un traité sur la pierre philosophale ; la pierre animale ou angélique ; la pierre perspective, ou la pierre magique de Moïse, etc., avec un poème alchimique à la fin, entièrement en anglais), près de 14 000 mots, 28 p. Autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 20. Keynes MS 23. ULC microfilm 661.
« Epistola ad veros Hermetis discipulos continens claves seu principales Philosophiae secretae », près de 4 750 mots, 19 p. Autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 21. Keynes MS 24. ULC microfilm 661.
Epistola. « Anno 1656. Serenissimi Principis Frederici Ducis Holsatiae et Sleswici, etc., communicatione sequens epistola me sibi vendicat, inaudila memorans. Veni et vide », près de 1 300 mots, 7 p. Autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 22.
Faber. Extraits des oeuvres de Faber et d'autres auteurs alchimiques (en latin et en anglais), près de 7 000 mots, 2p., in-quarto, et 20 p. in-folio. Autographe.
-- Lot Sotheby 23.
« Fabri Hydrographo Spagyrico » (notes et résumés), près de 1 500 mots, 4 p. Autographe. In-folio.
-- Lot Sotheby 24.
Fermentation. Notes sur la fermentation, etc. (en latin), près de 800 mots, 3 p., dont la première contient le début d'un brouillon de lettre ; notes diverses (en latin), près de 1 200 mots, 4 p.; notes diverses, intitulées « Opus primum... quintum », près de 1 200 mots, la première page portant le début d'un brouillon de lettre à « Mr Proctor, an Attorney », à propos de succéder à son père dans la direction des « affaires » de Newton. Entièrement autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 25.
Flamel (N.). Le livre de Nicolas Flamel, contenant l'explication des figures hiéroglyphiques qu'il voulait faire mettre dans l'Eglise des Saints-Innocents à Paris, près de 15 000 mots, 61 p. Transcription autographe. Petit in-quarto
-- Lot Sotheby 26. Keynes MS 25. ULC microfilm 661.

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Flamel (N.). Notes sur Flamel (concernant « Le premier Ange peint dans Abraham, les Hiéroglyphes du Juif ») ; notes « ex libro de Metallorum Metamorphosi » ; « ex Epistola Com Trevisani ad Thom. Bonon. », etc., près de 3 000 mots, 7 p. Autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 27.
Fourneaux. (Notes sur la manière de fabriquer des fourneaux transportables), près de 300 mots sur 2p. Petit in-quarto, avec des esquisses rapides, sur une page in-folio. Autographe.
-- Lot Sotheby 28, en partie. Babson MS 725.
Or. « Expériences pour raffiner de l'or avec de l'antimoine faites par Dr Jonathan Goddard », près de 1 500 mots, 4p. ; brouillon d'une note demandant « environ soixante livres d'antimoine... 12 ou 16 livres de minerai de cuivre », et autres quantités de minerais métalliques ; près de 200 mots, 1 p. ; notes sur l'amalgamation de l'étain et du mercure ; préparation du chlorure stannique, etc., près de 700 mots, 3 p. Entièrement autographe.
-- Lot Sotheby 28, en partie. Keynes MS 91. ULC microfilm 661.
Expérience, la quatrième étant le corollaire de toutes les précédentes, contenant le « vrai procédé de toute l'oeuvre » (feuillets 3 à 6b). Sur le feuillet 1a, une partie d'un autre travail commençant par « The Pondus in Dissecting the Subject Matter... ». En tout 8 p. Petit in-quarto. Non autographe, sauf 3 lignes ajoutées par Newton au bas du feuillet 1a.
-- Lot Sotheby 29.
« Hercula Piochymico » (par Faber. Notes et résumés), près de 1 300 mots, 4p. Autographe. In-folio.
-- Lot Sotheby 30. Keynes MS 27. ULC microfilm 661.
Hermes Trismegistus. « The Seven Chapters » (un traité sur la transmutation), près de 4 570 mots, 19 p. Autographe, avec de nombreux remaniements et passages récrits. Petit in-quarto. A la fin, un brouillon autographe d'une lettre non signée, à propos de l'usage du cercle pour construire des équations avec trois vraies racines, 9 lignes.
-- Lot Sotheby 31. Keynes MS 28. ULC microfilm 661.
Hermes. Trismegistus. « Tabula Smaragdina (et Commentarium) » et une traduction en anglais de la table, 3 p. et demie. Autographe. Petit in-quarto
-- Lot Sotheby 32. Keynes MS 29. ULC microfilm 661.
Hermes Trismegistus. Notes sur Hermes Trismegistus (partiellement en anglais) ; notes sur Flamel et d'autres auteurs, environ 5 000 mots, 9 p. Autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 33. Keynes MS 30. ULC microfilm 661.
Index chemicus (un index très élaboré par sujets sur la littérature alchimique, donnant les références de pages d'un très grand nombre d'ouvrages très variés), plus de 20 000 mots, 113 p. ; trois index de même nature, plus de 5 000 mots, 49 p. Entièrement autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sothe6y 34.
Index Chemicus (« Ablutio » à « Aqua Foetida » seulement), près de 2 000 mots, 5 p. Autographe. In-folio.
-- Lot Sotheby 35. Jewish National and University Library, MS var. 259.
(Jodochus a Rhe). « Le procédé universel pour faire la Pierre philosophale laquelle l'auteur dit davoir faict quatre fois » (en français), près de 1 500 mots, 6 p. Autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 35, cont. MS Var. 259, cont.
Artephius. « De Arte occulta et lap. Philos. Liber secretus », près de 3 500 mots, 8 p. Autographe. Petit in-quarto.
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-- Lot Sotheby 35, cont. MS Var. 259, cont.
Flamel (N.). « Les Figures hiéroglyphiques de Nicolas Flamel expliquées », anno 1399, près de 3 000 mots, avec des dessins élaborés des figures, à l'encre et à la plume, 7 p. Autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 35, cont. MS Var. 259, cont.
Novum Lumen Chymicum (notes et résumés), près de 4 000 mots, 8 p. Autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 35, cont. MS Var. 259, cont.
Spagnetus. « Enchiridion Physicae Joh. Spagneti », près de 3 500 mots 8 p. Autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 35, cont. MS Var. 259, cont.
Norton's Ordinall (notes et résumés) ; notes sur les Douze Portes de Ripley, près de 4 000 mots, 8 p. Autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 35, cont. MS Var. 259, cont.
« Ex Augurelli Chrysopoeia » (notes et résumés), 2 p., suivi de notes sur « The Marrow of Alchimy » (en anglais), 6 p., en tout près de 3 000 mots. Autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 35, cont. MS Var. 259, cont.
Notes sur le Troisième Traité de Ripley ; sur la Tabula Smaragdina ; sur la Teinture, etc., environ 1 800 mots, 5 p. Autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 35, cont. MS Var. 259, cont.
« Observanda (notes et résumés se rapportant à « Instructio de Arbori solari » ; « Lucerna Salis Philosophorum », etc. ; Newton a barré un paragraphe et écrit en marge : « Credo hic nihil adeptus »), environ 4 500 mots, 12 p. Autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 35, cont. MS Var. 259, cont.
Snyders (John de Monte). « Commentatio de Pharmaco Catholico... donata per Authorem Chymicae, Vannus » (notes et résumés), près de 5 000 mots. 13 p. Autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 35, cont. MS Var. 259, cont.
Valentin (B). « Le procédé de B. Valentin décrit dans ses douze Clefs et autres écrits », belle série de notes (en anglais), près de 5 000 mots, 13 p. ; notes diverses en latin, 8 p. Entièrement autographe. Petit in-quarto.
Ces onze manuscrits du Lot Sotheby 35 étaient compris dans un seul dossier portant une table des matières de la main de Newton.

-- Lot Sotheby 36.
Plomb. Notes sur Saturne (plomb), l'exploitation du minerai, la préparation et les propriétés du métal, etc., (principalement en anglais, avec des extraits en vers de « Bloomfield's Blossoms », etc.), près de 3 500 mots, 8 p. Autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 37. Keynes MS 31. ULC microfilm 661.
Liber Mercuriorum Corporum (en anglais), avec une table des symboles alchimiques, près de 3 000 mots, 8 p. Autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 38. Stanford University, Frederick E. Brasch. Collection of Sir
Isaac Newton and the History Of Scientific Thought. Baume de Lucatello : « To make Lucatello's Balsome » (une recette), 1 p. Autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 39.
Lully (R.). Ex Codicillo R. Lulli, impress. Coloniae 1563 (notes et résumés), près de 3 000 mots, 6 p. Autographe. Petit in-quarto
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-- Lot Sotheby 40. Jewish National and University Library, Yahuda MS Var. 1,
Newton MS 30. Lumina de Tenebris. « Out of La Lumière sortant des Ténèbres » (résumés, en anglais), près de 1 700 mots, 4 p. Autographe. In-folio.
-- Lot Sotheby 41.
Lumina de Tenebris (notes et résumés, en anglais), près de 2 500 mots, 5 p. Autographe. In-folio.
-- Lot Sotheby 42.
Maier (M). Emblemata Michaelis Maieri Comitis Germani (notes et résumés) ; notes sur le « Speculum Alchymiae » de Arnoldus, etc., près de 5 000 mots, 8 p. Autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 43. Keynes MS 32, ULC microfilm 661
Maier (M.). Symbola aurea mensae duodecim nationum, Authore Michaele Majer o. Dat. Francoforti mense Decem. 1616 Edit. Francofurti 1617. Anno aetatis Majeri 49, 24 p. ; Atalanta Fugiens hoc est Emblemata nova, etc. Dat Francofurti mens. Aug. 1617. Edit 1618, 24 p. ; Viatorium, hoc est De Montibus Planetarum septem, Datum Francofurti ad Moen. 1618, mense Septembri. Edit. Rothomagi 1651, 16 p. ; Septimana Philosophica (Jours 1 à 6 seulement) Dat. Magdeburgi Anno 1620, 11 janvier, styl. vet., 24 p., totalisant près de 50 000 mots sur 88 p. Transcriptions autographes. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 44. Keynes MS 33. ULC microfilm 661.
« Manna » (un écrit alchimique) ; il n'est pas de la main de Newton mais contient à la fin des ajouts autographes et des notes d'environ 1 500 mots, 11 pp. In-folio.
-- Lot Sotheby 45. Keynes MS 26. ULC microfilm 661.
Mémorandum rédigé par Newton, commençant par : « Le lundi 2 mars ou le mardi 3 mars 1695/6, un Londonien connaissant Mr Boyle et Dr Dickson me fit une visite, affirmant que, dans l'oeuvre de Jodochus a Rhe avec du (vitriol), il n'était pas nécessaire que le (vitriol) soit purifié, mais l'huile ou esprit pouvait être pris tel qu'il est vendu en boutique. » Suit un intéressant compte rendu d'une opération alchimique, près de 700 mots, 3 p. Autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 46.
Mémorandum rédigé par Newton : une autre version, avec des différences, du Lot 45, 1 p. in-folio ; au dos, le brouillon d'une courte lettre : « L'automne dernier, lorsque j'étais à Londres, Mr Pepys m'interrogeant sur la possibilité de trouver la longitude en mer et désirant ma permission pour qu'il dise que je pense que c'était possible, je désirais qu'il ne mentionne pas mon nom à ce sujet, tant que cela pouvait signifier mon engagement dans cette affaire et des répercussions à mon égard si je n'atteignais pas le but fixé. » Autographe. In-folio.
-- Lot Sotheby 47.
Mercure. « De Virga (mercurii) », notes sur la page 1, avec cinq questions : « Quel lut pour la distillation de O. Vitr. » ; « Est-ce que l'esprit dans la première digestion sent mauvais, à quel moment et quelle odeur » ; « Comment conçoit-il sa lampe », etc. : d'autres notes, fragmentaires, sur 11 p. Autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 48. Keynes MS 34. ULC microfilm 661.
Mercure. Notes sur la préparation du mercure philosophique par fermentation et « la médiation des colombes de Diane » ; préparation des solvants, etc., en anglais, près de 2 500 mots, 6 p. Autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 49.
Mercure. Notes sur le mercure et sa purification, près de 350 mots, 1 p. Autographe. Petit in-quarto.
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-- Lot Sotheby 50. Keynes MS 35. ULC microfilm 661.
Métaux. « Quomodo metalla generantur », etc., près de 1 200 mots, 3 p. Autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 50, cont. Keynes MS 35, cont.
Minéraux. « De radice semine spermate et corpore mineralium », près de 1 200 mots, 3 p. Autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 50, cont. Keynes MS 35, cont.
Minéraux. « De Mineralibus ex quibus desumitur », près de 3 500 mots, 11 p. (quelques coins de pages brûlés, altérant le texte). Autographe. Petit inquarto.
-- Lot Sotheby 50, cont. Keynes MS 35, cont.
Mercure. Notes sur le mercure, le plomb, l'étain, le soufre et le fer, partiellement en anglais, près de 4 500 mots, 14 p. Autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 50, cont. Keynes MS 35, cont.
Mercure. « De mercurio duplato, ex Turba », près de 1 600 mots, 5 p. Autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 50, cont. Keynes MS 35, cont.
Conjonction. « De Conjunctione in hora nativitatis » (partiellement en anglais), près de 2 500 mots, 4 p., coins légèrement brûlés, altérant quelques mots. Autographe. Petit in-quarto.
Ces six manuscrits du Lot Sotheby 50 faisaient partie d'un dossier portant la liste des documents y figurant, de la main de Newton.

-- Lot Sotheby 51. Keynes MS 36. ULC microfilm 661.
Métaux. « De Metallorum Metamorphosi » (3 écrits : Praefatio ; Brevis Manuductio ad rubinum coelestem ; Fons Chemicae Philosophiae), plus de 4 000 mots, 8 p. Autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 52.
Métaux. « De Mineralibus » (notes d'après Geber, Basile Valentin, etc.), près de 800 mots, 30 p. Autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 53. Trinity College, Cambridge, MS R. 16. 38, feuilles 439 à
440 indiquée A, sauf la section ci-dessous en italique. Méthode pour utiliser la teinture de solution colloïdale (en anglais), près de 600 mots, 3 p. ; un remède pour rendre la vue plus claire ; pour extraire la teinture de corail ; pour extraire un sel fixe de l'ambre ; près de 600 mots, 2 p. Entièrement autographe ; d'autres recettes (qui ne sont pas de la main de Newton). In-folio.
-- Lot Sotheby 54.
Mynsicht (Hadrian). « Aureum saeculum redivivum » (et) « Testamentum Hadrianeum de aureo Philosophorem lapide », diagramme, près de 300 lignes (en vers), 8 p. Autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 55. Keynes MS 37. ULC microfilm 661.
Norton. Extrait de l'ordinaire de Norton en vers, commençant par : « Cher monsieur Tensile, apprenez-moi donc sincèrement », 200 lignes, suivi de « Extrait de l'Histoire de Chaucer sur le commis de Chanon », commençant par : « Dis-moi le nom de la pierre secrète », 12 lignes ; et un poème de Richard Carpenter, 14 lignes, 7 p. Entièrement autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 56.
« Notanda Chymica ». (Notes, principalement sur Maier, finissant par : « Populi Americani in Peru mollificare norant ut instar cerae digitis tractetur »), près de 1 500 mots, 4 p. Autographe. Petit in-quarto.
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-- Lot Sotheby 57.
« Notanda Chymica ». (Notes sur Philalèthe, Ripley, Maier, etc.), près de 1 500 mots, 4p. Autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 58. Keynes MS 38. ULC microfilm 661.
Carnet de notes : contenant « Notanda Chymica », sur 3 p., et « Sententiae notabiles » (en anglais et en latin), sur 22 p., près de 7 500 mots, plus 76 lignes en blanc, couverture en papier marbré. Autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 59. Jewish National and University Library, MS Var. 260.
Carnet de notes : présenté pour constituer des entrées sous les articles « De Sale », « Solutio », « Conjunctio et Liquefactio », etc., mais se limitant en fait aux titres et aux sous-titres analytiques. 1511 articles, non broché. Autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 60.
Notes sur « Ex Turba Philosophorum », plus de 2 000 mots, 6 p. Autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 61.
Nova Lumina Chemica. Loca difficilia in Novo Lumine Chymico explicata, etc., 2 p. Autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 62. Keynes MS 39. ULC microfilm 661.
« Observations sur la matière dans le verre ». Auteur anonyme (en anglais), près de 2 500 mots, 6 p. Autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 63. Babson MS 417, sauf les sections indiquées ci-dessous en italique.
Opérations. Une importante collection de papiers (en latin) intitulés : « Operationum Ordo » ; « Materiae Mineralis praeparatio primo et conversio in aquam » ; « Extractio et Rectificatio Spiritus » ; « Extractio et Rectificatio Animae et calcinatio Corporis » ; « Reductio » ; « Reductio et Sublimatio » ; « Elementorum Qualitates » ; « Separatio Elementorum », etc., près de 20 000 mots, 63 p., certaines pages contenant de nombreuses références marginales, et beaucoup d'autres avec d'abondantes corrections. Autographe. In- folio.
-- Lot Sotheby 64. Keynes MS 40. ULC microfilm 661.
Opérations. Opus Primum ; Opus Quintum, deux séries de notes ; Opus Sextum, deux séries de notes ; Opus Octavum ; Extractio auri vivi et conjuctio ejus ; en tout, près de 12 000 mots, 42 p. Autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 65. Keynes MS 41. ULC microfilm 661.
Opérations : 1-6, commençant par « Extractio et Rectificatio Spiritus », se terminant avec « Solutio sicca et humida metallorum vulgi eorumque purgatio et multiplicatio infinita mercurii sophici et extractio auri vivi », en latin, mais avec des extraits en vers en anglais de Ripley, près de 12 000 mots, avec modifications et passages récrits. Autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 66.
Opérations : Notes sur les opérations 1, 2 et 6 à 9, certaines fragmentaires, en latin, près de 13 000 mots, 43 p. Autographe, avec très peu de modifications et de passages récrits. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 67.
« Opus Galli Anonymi », avec la note : « Simile est hoc opus operi Fabri... » ; les chapitres sont intitulés « Practica », « De Igne », « Multiplicatio », « Facere aurum potabile », etc., près de 2 700 mots, 8 p. et cartonnage. Autographe. in-folio.
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-- Lot Sotheby 68. Keynes MS 42. ULC microfilm 661.
« Pearce the Black Monck upon ye Elixir », en vers (anglais), 226 lignes, 7 p. Autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 69. Stanford University, Frederick E. Brasch Collection of Sir
Isaac Newton and the History of Scientific Thought. Philalèthe. Notes d'après Philalèthe, commençant par : « Mercury vulgar is prepared for conjunction with Sol vulgar by frequent cohobation of Reg of [Iron] », 2 p. Autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 70.
La Pierre Philosophale. « Lapis Philosophicus cum suis rotis elementaribus », un schéma consistant en un cercle central (« Prima Materia ») avec sept autres cercles (3 féminins et 4 masculins) autour de lui, avec descriptions manuscrites des couleurs, 1 p. in-octavo ; notes diverses, etc., sur 25 p. (Un feuillet portant au dos le début d'un brouillon de lettre : « Mr Aubrey : J'entends que vous avez une lettre de Mr Lucas pour moi. Vous prie vous abstenir de m'envoyer rien d'autre de cette nature. » Entièrement autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 71. Keynes MS 43. ULC microfilm 661.
La Pierre Philosophale. « Regulae seu canones aliquot Philosophici de Lapis Philosophico. Authore docto quodam Anonymo Impress in fine Curationum Paracelsi », suivi de « Les Figures de Mayer prévues pour les Clefs de Basile Valentin » près de 3 000 mots ; 8 p. Autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 72. Keynes MS 44. ULC microfilm 661.
La Pierre Philosophale. Plusieurs questions concernant la Pierre Philosophale (en anglais), près de 3 000 mots. 8 p. Autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 73. Keynes MS 45. ULC microfilm 661.
« Pratica Mariae Prophetissae in Artem Alchemicam », près de 1 500 mots, 4 p. Autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 74. Babson MS 420.
Praxis. (Un traité en cinq chapitres avec les titres suivants : « Chap. 1 De Materie Spermaticis » ; « Chap. 2. De materia prima » ; « Chap. 3 De Sulphure Philosophorum » ; « Chap. 4. De agente prima » ; « Chap. 5. Praxis », en anglais), avec de très nombreux changements et passages récrits, près de 5 500 mots, 26 p. ; dans un cartonnage dont 2 p. contiennent des notes sur l'origine des noms et des symboles des métaux d'après les dieux égyptiens, les planètes, etc. Entièrement autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 75.
« Preparatio Mercurii ad Lapidem per Regulam et Lunam, ex MSS. Phi. Americani », près de 1 000 mots, 6 p. Autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 76. Jewish National and University Library, Yahuda MS Var. 1,
Newton MS 38. Pyrotechnie. « De Igne sophorem et materia quam cale facit » (avec des passages en anglais sur l'exaltation des teintures, etc.), près de 2 500 mots, 6 p. Autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 77. Keynes MS 46. ULC microfilm 661.
Pyrotechnie. « Les Trois Feux » (en anglais), près de 1 000 mots, 3 p. Autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 78.
Pyrotechnie. (« Les Trois feux mystérieux », principalement en anglais), etc. Près de 1 200 mots, 3 p. Autographe.
-- Lot Sotheby 79.
Pyrotechnie. Un résumé des opérations et de la technique pyrotechnique,
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analysé et présenté sous forme de tableau, avec des détails sur toutes les différentes pièces des appareils utilisés ; indications pour la construction et la manipulation des fourneaux, illustré par six schémas, plus de 3 000 mots, écrit sur les deux faces d'un feuillet in-folio plié in-quarto. Autographe.
-- Lot Sotheby 80. Keynes MS 47. ULC microfilm 661.
Raymundus. « Experimenta Raymundi » (24 expériences), près de 2 500 mots, 6 p. Autographe. In-folio.
-- Lot Sotheby 81.
Raymundus. Notes sur des expériences extraites du « Theatrum Chymicum » de Raymundus, etc., intitulées « Miscellanea », près de 1 200 mots, 4 p. ; autres notes, sur 6 p. Entièrement autographe. In-folio.
-- Lot Sotheby 82. Stanford University, Frederick E. Brasch. Collection of Sir
Isaac Newton and the History of Scientific Thought. Raymundus. « Ex Raymundi libro secretorum, seu de Quintessentiis », près de 2 000 mots, 5 p., et notes (en latin) sur la séparation des éléments sous Saturne et Jupiter, près de 3 000 mots, 7 p. Entièrement autographe. Petit in- quarto.
-- Lot Sotheby 83.
Recettes. « Un remède pour transmuter le cuivre » ; « Pour faire des perles artificielles », et autres recettes et notes ; ne sont pas de la main de Newton, sur 7 p. petit in-quarto et 3 p. in-folio.
-- Lot Sotheby 84. Keynes MS 48. ULC microfilm 66f.
Régimes. Un traité sur les régimes, etc., principalement en anglais, avec les titres suivants : « Lapidis Compositio », « Elementorum Conversio Conjunctio et Decoctio », « Regimen Ignis », « Materia » (extraits de Philalèthe, Maier, Snyders, Basile Valentin, etc.), « Decoctio Regimen Mercurii », « Regimen Jovis », « Regimen Lunae », « Regimen Veneris, Martis et Solis », avec un brouillon ancien, très abimé, de la « Decoctio Regimen Mercurii », en tout près de 23 000 mots, 76 p. comprises dans un cartonnage couvert de notes et de schémas de cornues et d'alambics. Entièrement autographe. Petit in- quarto.
-- Lot Sotheby 85.
Régime., Notes sur le régime, trois séries, près de 5 300 mots, 18 p. fortement décolorées. Autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 86. Keynes MS 49. ULC microfilm 661.
Régime. Une série de sept aphorismes, en anglais ; suivie d'annotations, principalement en latin, près de 3 000 mots, 7 p. Autographe. In-folio.
-- Lot Sotheby 87.
Régime. Les Régimes décrits, avec le temps et les signes (en anglais), près de 2 000 mots, 6 p. Autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 87, cont.
Proportions. « Of Proportions » (en latin), près de 1 200 mots, 4 p. Autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 87, cont.
Elements. « De Primis materialibus principiis (et eorum praeparatione) », près de 1 000 mots. Autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 87, cont.
Axiomes. « Les Séries de l'oeuvre en axiomes (43). Clef de l'oeuvre de l'or commun », près de 800 mots, 4 p. Autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 87, cont.
Ripley. « Conclusione ex Riplei Operibus deducta » ; « Praeparatio Salis ex Riplei operibus », etc., près de 2 000 mots, 11 p. Autographe. Petit in-quarto.
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-- Lot Sotheby 87, cont.
Alcahest. « Of the Alcahest » (en anglais, sauf pour les citations), près de 3 000 mots, 8 p. Autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 87, cont.
La Pierre Philosophale. « De medendi Arte, et usu Lapidis », (partiellement en anglais), près de 2 000 mots, 6 p. Autographe. Petit in-quarto.
Ces sept manuscrits du Lot Sotheby 87 faisaient partie d'un seul dossier contenant la liste des documents y figurant, de la main de Newton.

-- Lot Sotheby 88.
Regulus Martis. (Une recette pour faire un alliage de fer et d'antimoine, en anglais), près de 300 mots, 1 p. in-folio, autographe ; recettes, de l'écriture de John Conduitt, pour faire de l'Aqua fortis et pour raffiner de l'argent, 1 p. in-folio ; « Experimentum Bellini », 1 p. in-quarto.
-- Lot Sotheby 89. Keynes MS 50. ULC microfilm 661.
Rehe (Jodocus a). « Opera Chymica », avec des transcriptions de lettres à Dr John Twysden de la part de A.C. Faber, et des notes sur les ouvrages de Faber (en latin), près de 7 500 mots, 22 p. Autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 90. Trinity College, Cambridge, MS R. 16.38, feuille 44 1 A, la
section en italique seulement. Remèdes. Une collection de remèdes « Contre la peste », « Pour soigner le scorbut et la goutte », « Pour un herpès à la face », « Contre le mal de dents », « Pour la mélancolie », etc., près de 850 mots, sur 5 p. ; « Pour faire de l'encre », etc., près de 600 mots, sur 4 p. Petit in-quarto. Autographe.
-- Lot Sotheby 91. Keynes MS 51. ULC microfilm 661.
Ripley (Sir George). Notes sur Sir George Ripley : « la Vision de Ripley », préface à ses Portes ; Ouverture des Six Portes (Calcination, Solution, Séparation, Conjonction, Putréfaction, Congélation), près de 8 000 mots, 14 p. Autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 92. Keynes MS 52. ULC microfilm 661
Ripley (Sir George). « Epître au Roi Edouard dévoilée », près de 10 000 mots, 17 p. Autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 93. Keynes MS 53. ULC microfilm 661.
Ripley (Sir George). « Sur la première Porte » (en anglais), près de 4 000 mots, 9 p. Autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 94. Keynes MS 54. ULC microfilm 661.
Ripley (Sir George). « Ripley exposé » (les Douze Portes), près de 4 500 mots, 12 p. ; « Notes sur Ripley », près de 1 500 mots, 8 p. Entièrement autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 95.
« Rosario Magno » (notes et résumés), près de 750 mots, une page et demie autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 96.
Schroeder. Notes de « Schroederus Pharmacopoeia » ; et autres notes (fragmentaires), sur 10 p. Autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 97. Keynes MS 55. ULC microfilm 661.
Sendivogius expliqué. (Notes sur les Traités 1-7 et 9-12 de Sendivogius ; notes sur « L'Enigme philosophique », etc., principalement en anglais), près de 12 000 mots, 37 p. Autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 98. Keynes MS 56. ULC microfilm 661.

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« Sententiae luciferae et Conclusiones notabiles » (avec des passages en anglais), etc., près de 6 000 mots, 18 p. Une note autographe sur la page 1 dit : « Les Receveurs du Roi prennent tout sauf la monnaie de cuivre jusqu'au 24 mai prochain. Aucune permis après le 10 février sauf pour 6 pences. Les pièces larges sont trouées. 4 Monnaies dans diverses parties de la nation. » Entièrement autographe. In-quarto.
-- Lot Sotheby 99. Keynes MS 57. ULC microfilm 661.
Séparations. Notes sur les séparations, processus, sublimations, distillations, etc. (généralement en latin), avec des références à Raymundus, Maria Ferrar, Avicenne, Sendivogius, Flamel et d'autres, près de 9 000 mots, 17 p. Autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 100. Keynes MS 58. ULC microfilm 661.
Argent. Recette pour multiplier l'argent (en ajoutant de l'argent, de l'antimoine et du plomb à du mercure sulfuré), en anglais, près de 160 mots, une demi-page ; notes sur « Aqua sicca », etc. (en anglais et en latin), près de 3 000 mots (très abimé), avec des dessins schématiques de fourneau, et des opérations, 12 p. Entièrement autographe. Petit in-quarto
-- Lot Sotheby 101. Keynes MS 59. ULC microfilm 661.
Solution. « De secreto Sol(utions) », en anglais (à propos des colombes de Diane, etc), partie du titre et plusieurs mots manquent, près de 1 000 mots, 3 p. Autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 102. Yale University, Medical Library.
Snyders (John De Monte). « La Métamorphose des Planètes. C'est Une Merveilleuse Transmutation des planètes et des formes métalliques en leur essence première (avec un processus annexe), étant une découverte des trois clefs adéquates pour obtenir les trois Principes. De même de quelle manière la chose la plus générale et universelle peut être obtenue est décrite en de nombreux endroits dans ce traité », par John De Monte Snyders, près de 22 000 mots, 62 p., avec un très beau titre calligraphié comportant un dessin à la plume et à l'encre au dos, transcription autographe ; notes de Newton sur le livre, 4 p. Autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 103.
Snyders. « Une clef pour Snyders » (en latin), près de 1 000 mots sur 3 p., « Sententiae notabilii expositiae », près de 1 400 mots sur 4 p. Entièrement autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 104.
Sublimation. Notes sur la Sublimation ; la Pierre, la Teinture, etc. (en latin), près de 1 500 mots, 6 p. Autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 105. Keynes MS 60. ULC microfilm 661.
« Tabula Smaragdyna » et « Hieroglyphica Planetarum », près de 1 750 mots, 4 p. Autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 106. Stanford University, Frederick E. Brasch
Collection of Sir Isaac Newton and the History of Scientific Thought. « Theatrum Astronomiae Terrestris » (et « la conversion d'un élément en l'autre dans la composition de la pierre », etc. en anglais et en latin), près de 1 000 mots, avec deux schémas à la plume et à l'encre. Autographe. In- folio.
-- Lot Sotheby 107. Keynes MS 61. ULC microfilm 661.
« Thesaurus Thesaurorum sive Medicina Aurea » (en anglais), près de 1 200 mots, 5 p. Autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 108. Keynes MS 62. ULC microfilm 661.
Transmutation. « L'oeuvre d'un vieux prêtre, viz : B », etc. (comportant les indications « Pour transformer en (c'est-à-dire l'argent en or) », obtenir
292

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« de et de (l'argent du mercure et du fer) », indications pour faire l'Aurum Potabile, etc.), avec des dessins de cornues et d'alambics, etc., près de 3 500 mots, 8 p. Autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 109.
Transmutation. Fragment seulement d'un traité (en latin) contenant plusieurs dessins curieux à l'encre et à la plume de processus, l'un occupant une page entière, décrit (en anglais) en termes mystiques, près de 2 200 mots, 8 p. Autographe. In-folio.
-- Lot Sotheby 110.
Valentin (B). Résumés des oeuvres de Basile Valentin sur les minéraux ; transmutation des métaux ; vitriol, etc. (en anglais), près de 6 000 mots, 14 p. Autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 111. Keynes MS 63. ULC microfilm 661.
Valentin (B). Vers à la fin du Mystère du Microcosme de B. Valentin, près de 580 lignes, avec un petit dessin à la plume et à l'encre. Autographe. Petit in-octavo.
-- Lot Sotheby 112. Keynes MS 64. ULC microfilm 661.
Valentin (B). « Currus Triumphalis Antimonii » (notes et résumés), près de 4 500 mots, 8 p. Autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 113.
Végétation des métaux : brouillon d'un court traité, incomplet (en anglais), près de 4 500 mots, 12 p. Autographe, avec de nombreuses corrections et modifications. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 114. Keynes MS 221 (photostat). ULC microfilm 661.
Villa Nova (Arnoldus de). « Ex Rosarii abbreviati tract. quinq. » - « Ex Petri Boni Lombardi Ferrariensis Margarita Pretiosa » - « Ex Dionysii Zachariis Opusculo » - « Out of Philalethe's Work concerning the extraction of (sulphur) out of (mercury) » ; commentaires sur Ripley, etc. (partiellement en anglais) - « Ex Clangor Buccinae » ; près de 24 000 mots, sur 61 p., précédées de 5 pages préparées pour un index ; le reste du volume est vierge, excepté une note sur une feuille volante : « Sep.25 1727. Pas encore en forme pour être imprimé. A jeter. » Reliure en veau d'origine. Autographe. In-folio.
-- Lot Sotheby 115
Vitriol. « Notes sur le travail du -- » (un compte rendu d'une purification, effective, du vitriol, qui mit 6 mois à être accomplie), près de 350 mots, 1 p. ; au dos il y a sept « Carrés », ainsi que des notes de diverses sommes dues à Newton (datées de 1673-77). Autographe. Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 116.
Yarworth (W.). « Processus Mysterii Magni Philosophicus, 1701 », une transcription de l'expérience 9 seulement (incomplète), n'est pas de la main de Newton, sur 107 p., reliure en veau d'origine, coins cassés, avec une note sur une feuille volante : « Sep. 25 1727. Pas en forme pour être imprimé. A jeter. » In-octavo.
-- Lot Sotheby 117.
Yarworth (W.). « Processus Mysterii Magni Philosophicus, 1702 », une transcription des chapitres 1-6 (incomplète), n'est pas de la main de Newton, sur 91 p. Reliure en veau d'origine, avec un fermoir, avec une note sur une feuille volante : « Sep.25.1727. Pas en forme pour être imprimé. A jeter. » Petit in-octavo en longueur.
-- Lot Sotheby 118. Keynes MS 65. ULC microfilm 661.
Yarworth (W.). « Processus Mysterii Magni Philosophicus », une transcription écrite avec netteté des chapitres 1-10 (incomplète), n'est pas de la main de Newton, sur 75 p. In-folio.
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Les textes des transcriptions précédentes du même Processus ne sont pas identiques.

-- Lot Sotheby 119. Keynes MS 66. ULC microfilm 661.
Yarworth (W. ). « Processus Mysterii Magni Philosophicus », un résumé des chapitres 1-5 (incomplet), en anglais, près de 3 300 mots, sur 12 p. Autographe. In-folio.
-- Lot Sotheby 120. Keynes MS 67. ULC microfilm 661.
Manuscrit alchimique. Une collection de traités alchimiques : « L'Apocalypse ou Révélation de l'Esprit Secret » ; « L'ordre véridique dans l'oeuvre de la pierre philosophale » ; « De Alkymiae veritate » ; extraits d'auteurs alchimiques, et une importante collection de recettes et d'expériences, principalement en anglais, 112 lignes, cartonnage souple d'époque, emboîtage (une petite partie manque), apparemment faisant partie de la collection de Newton, mais ne comportant nulle note de sa main (XVIe-XVIIe siècle). Petit in-quarto.
-- Lot Sotheby 121. University of Wisconsin, Duveen Collection.
Secrets Reveal'd : or, An Open Entrance to the Shut-Palace of the King : containing the greatest Treasure in Chemistry... composed By a most famous English-man styling himself Anonymous or Eyrenaeus Philaletha Cosmopolita... Published for the Benefit of all English-men, by W.C.Esq (c'est-à-dire William Cooper), contenant des corrections et des ajouts de la main de Newton sur presque toutes les pages, certaines remplissant les marges complètement, avec la marque d'imprimerie de Newton « A/n » sur l'intérieur de la couverture, et une inscription autographe sur une feuille volante : « cost dg Mr Story », reliure en mouton de l'époque, petit in-octavo., W. Godbid for W. Cooper, 1669.
294

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ANNEXE B


Essai de préparation des régules étoilés par Newton


University Library, Cambridge, Collection Portsmouth MS Add. 3975, f. 42 r, v (pagination de Newton, p. 81-82).
/f. 42r/ Pour faire le régule de , , , , etc. Prenez de 12 Σ, de 4
1/2 ou 5 1/4 ou 6 ou 6 1/4 , ou de 8 1/2 ou proportionnellement
davantage de s'il le supporte. Lorsqu'ils sont fondus, décantez-les et
vous obtiendrez un régule. Vous pouvez, lorsqu'ils sont fondus, projeter dessus 2
ou 3 Σ de Φ ; l'ayant laissé travailler, décantez-les. Si les scories de sont
pleines de fins rayons, il y a trop peu de en proportion. Si le régule est très
bombé au centre de la surface, cela montre qu'il y a trop de ; s'il est plat,
qu'il y en a trop peu. Meilleures sont les proportions, et plus brillant et plus
cassant sera le Reg, et plus noires seront les scories et plus facilement elles se
sépareront : et aussi l'étoile sera d'autant plus parfaite, à moins que les sels au-
dessus ne s'agitent et bouillonnent lors du refroidissement jusqu'à troubler la
surface. L'oeuvre réussit mieux si les quantités sont moindres. S'il apparaît une
matière comme de la poix au cours du refroidissement, ce n'est pas bon signe et
prouve souvent qu'il y a trop d'antimoine. Douze onces de donnent 4 1/3 de
Reg de , 3 1/3 de Reg de ou de après affinage. Pour l'affinage, dès
qu'il est fondu, jetez dedans 1/4 ou 1/5 pt de salpêtre, le poids que pèse le
Reg ; puis soufflez pour avoir un bon feu jusqu'à ce que le sel et le métal
bouillent bien ensemble, et donc après qu'ils aient bien bouillonné
et fermenté, alors laissez décanter. Vous pouvez répéter cela jusqu'à ce que le
sel devienne blanc, ce qui se produira au second ou au troisième affinage.
Mélangez maintenant le charbon de bois avec le salpêtre, sinon la force du salpêtre
serait autrement dispersée dans tout le métal. La proportion d'étain peut
être de 5 1/3 pour 12 de ou de 4 pour 9. Si la quantité n'est que de 2
d' étain , alors prenez 4 1/2 de , mais si davantage, prenez 4 pour 9.
Notez que dans l'étain et le plomb, si les scories sont pleines de très petites
stries comme des cheveux ou des rayon partant du centre du métal, cela
prouve qu'il y a trop de . S'il apparaît des grains assez gros (qui dans
l'étain en particulier apparaîtront continuellement au centre du
métal), cela prouve qu'il y a trop peu de . Le meilleur est lorsque les scories

295
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sont /f.42v/ grenées finement concentriquement vers le centre du métal, mais
pas tout à fait jusqu'au bord, à moins qu'il ne se produise que les scories soient
noires.
Les règles suivantes doivent en général être observées. Premièrement, que le feu soit vif. Deuxièmement, que le creuset soit bien chauffé avant de rien mettre
dedans. Troisièmement, que les métaux soient mis successivement, selon leur
degré de fusibilité . . . . . Quatrièmement, qu'ils reposent quelques temps après la fusion avant d'être mis à décanter, selon la quantité
de régule qu'ils produisent, , . Cinquièmement, que la première fois
on ne mette pas de sel, sauf sur pour l'empêcher de durcir sur le dessus et
ensuite le laisser décanter lorsque la violence du sel a disparu avant qu'il ait
presque fini d'agir. Sixièmement, que si le sal pêtre s'écoulait sans que la
chaleur soit trop grande, vous pourriez l'activer en jetant dedans un peu de salpêtre
mélangé à 1/8 ou 1/16 de charbon de bois finement réduit en poudre.
Les signes suivants peuvent s'observer en général. Que si la scorie et le régule ne se séparent pas bien, il y a trop de métal ; que s'ils se séparent bien et pourtant
ne produisent pas la quantité voulue de Reg, il y a trop peu de métal (à
moins que le feu n'ait pas été assez actif ou que le régule n'ait pas eu le temps
de se déposer). Que si le Reg est dur, cela prouve qu'il y a trop de métal, sauf
d'étain, lequel de ce fait le rend plus cassant. Qu'il est possible que les proportions
de métaux changent au moment de l'affinage. Ainsi de étant plus
volatile que celui de , s'il y a trop de au début, après 3 ou 4 affinages, on
peut en venir à une bonne proportion. Que les degrés du feu peuvent provoquer
quelques variations dans les proportions. Donc avec un bon feu bien vif et 4 de
pour 9 de , cela donne une scorie très noire et très sale et le Reg, après
une purgation ou deux, donnera une belle étoile. Mais avec moins de chaleur,
une plus grande proportion de fournit la scorie la plus noire.
Si le Reg est décanté et mélangé avec 1/2 ou 1/3 de nitre et ainsi mis petit à petit dans un creuset, la meilleure partie du Reg sera perdue dans les
sels, mais si un peu de charbon de bois est mélangé avec le sel (mettons 1/8 ou
1/12, pour faire déflagrer le sel), il ne consumera pas tant de métal.

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ANNEXE C


« La Clef »


Manuscrit Keynes 18, King's College, Cambridge


Clef

/f.Ir/ Sachez tout d'abord que l'antimoine est un minerai cru et immature,
ayant en soi matériellement ce qui est propre au métallique, bien que par ailleurs
il soit un minéral cru et non digéré. Néanmoins, il est véritablement digéré par
le soufre qu'on trouve dans le fer, et jamais autre part.
Deux parties d'antimoine avec du fer donnent un régule qui dans sa quatrième fusion produit une étoile ; à ce signe vous reconnaîtrez que l'âme du fer
a été rendue complètement volatile par la vertu de l'antimoine. Si ce régule
étoilé est fondu avec de l'or ou de l'argent dans un pot en terre cuite chauffé
par des cendres, le régule entier va s'évaporer, ce qui est un mystère. Donc, si
ce régule est amalgamé avec du mercure commun et qu'il est digéré dans un
récipient fermé, à chaleur douce, pendant peu de temps -- deux ou trois heures
--, puis qu'il est broyé pendant 1/8 d'heure dans un mortier sans trace d'humidité
moyennement chauffé, jusqu'à ce qu'il ait rejeté sa noirceur, ensuite il peut
être lavé pour que se dépose la majeure partie de sa noirceur, jusqu'à ce que
l'eau, qui au début devient presque noire, soit à peine teintée de noir. Ceci peut
être fait par un afflux et reflux répétés d'eau. Laissez sécher l'amalgame, placez-
le de nouveau près du feu et maintenez-le à la chaleur susdite pendant trois heures.
Par la suite, faites-le de nouveau broyer comme avant dans un mortier sec
et chaud. Il rejette de nouveau de la noirceur, laquelle doit être de nouveau
lavée ; ceci doit être répété continuellement jusqu'à ce que l'amalgame entier
devienne comme de l'argent brillant et coupelle, alors qu'au début il avait une
couleur obscure de plomb.
Puis distillez ce mercure qui a été si bien lavé et * amalgamé à plusieurs reprises sept ou neuf fois de suite, et à chaque amalgamation, veillez à ce que le
chauffage, le broyage et le lavage soient effectués autant de fois qu'à l'opération
précédente et distillez-le tout comme auparavant. A la septième fois, vous aurez

297
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un mercure dissolvant tous les métaux, en particulier l'or. Je sais ce sur quoi
j'écris, car j'ai dans le feu un certain nombre de verres avec de l'or et ce mercure.
Ils croissent dans ces verres sous la forme d'un arbre, et à la faveur d'une
circulation constante, les arbres se dissolvent de nouveau avec la fermentation
pour donner un nouveau mercure. J'ai un récipient de ce type dans le feu avec
de l'or ainsi dissout, où l'or visiblement n'a pas été dissout par un agent corrosif
en atomes, mais intrinsèquement et extrinsèquement en un mercure aussi
vivant et mobile que n'importe quel mercure que l'on peut trouver dans le
monde. Car il fait en sorte que l'or commence à gonfler, à être gonflé et à
entrer en putréfaction et à pousser des bourgeons et des branches, en changeant
de couleurs chaque jour, dont les manifestations me fascinent quotidiennement.
Je reconnais que c'est là un grand secret en Alchimie, et je juge qu'il
n'est pas bon que des artistes qui ont trop de sagesse aient décidé que le mercure
commun devait être attaqué à la faveur d'une cohobation réitérée par le
régule du lion (c'est-à-dire de fer ou d'antimoine). Ce corps unique, ce régule,
toutefois, est apparenté au mercure puisqu'il est le plus proche de ce mercure
que vous avez connu et identifié dans tout le règne minéral, et par conséquent
en relation tout à fait intime avec /f.Iv/ l'or. Et telle est la méthode philosophique
pour améliorer la nature dans la nature, la consanguinité dans la consanguinité.
Quant à cette opération, regardez la Lettre en réponse à Thomas de Bologne, et vous aurez l'entière solution de cette question.
Un autre secret est que vous avez besoin de la médiation de la vierge Diane (quintessence, argent le plus pur) ; autrement le mercure et le régule ne sont pas
unis.
Le régule est fait d'antimoine quatre onces neuf parties de fer deux onces quatre parties ; c'est une bonne proportion. Ne négligez pas d'avoir
une masse d'antimoine plus importante que celle de fer, car si une erreur est
faite à ce moment, vous serez fort déçu. Faites le régule en ajoutant dedans du
nitre petit à petit ; ajoutez entre trois et quatre onces de nitre de façon à ce que
la matière puisse s'écouler.
Ce n'est pas une bonne idée de préparer dans un seul creuset une plus grande quantité que la mesure d'antimoine indiquée ci-dessus. L'antimoine est
broyé, puis coupellé avec le fer, quoi que puissent dire ou écrire d'autres
auteurs.
On peut se servir de petits clous, et en particulier des bouts de clous cassés récupérés sur les fers à cheval. Faites un feu bien fort pour que la matière
puisse couler (comme de l'eau), ce que l'on obtient facilement. Lorsqu'elle coule,
jetez dedans une cuillerée de nitre ; et lorsque ce nitre a été détruit par le feu,
jetez en une autre. Continuez ce processus jusqu'à ce que vous ayez jeté dedans
trois ou quatre onces. Puis entassez les cendres autour du creuset, en prenant
soin qu'elles ne tombent pas dedans. Activez le feu autant que l'exige la fusion
de l'argent commun, et maintenez-le dans cet état pendant 1/8 d'heure. (La
matière doit être comme une eau subtile si vous avez travaillé correctement.)
Puis versez la matière dans un cône. Le régule va tomber au fond. Séparez du
régule les scories de cendres. Conservez le matériau refroidi dans un récipient
sec.
C'est un signe de bonne fusion si le fer est complètement fondu et si les scories se résolvent elles-mêmes en poudre.
Battez le régule et ajoutez-y deux, ou deux onces et demie au plus de nitre. Broyez le régule et le nitre ensemble complètement et fondez une nouvelle fois.
Eliminez les scories arsenicales et sans utilité.
Broyez le régule une troisième et une quatrième fois avec au plus une once de nitre et faites fondre dans un nouveau creuset, et à la quatrième fois vous
allez avoir des scories teintes avec une couleur dorée et un régule étoilé.
NB Au cours des trois dernières fois les scories doivent être jetées car elles sont arsenicales ; néanmoins elles sont utiles en chirurgie.
NB Au cours des trois dernières fusions le régule doit être battu et broyé et mélangé avec du nitre. Certains jettent le nitre dans le creuset, mais ce n'est pas
conseillé, car, premièrement, il en résulte que la fusion est prolongée et que le

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@

régule perd une partie de lui-même par exhalaison. Deuxièmement le nitre ajouté
de cette manière reste à la surface et parfois il refroidit le régule. Et puisque le
nitre coule facilement /f.2r/ il peut couler en premier et se couvrir d'une croûte
de sorte qu'il ne se fluidifie pas de nouveau si l'on n'a pas un feu important. Si
cela se produit, la meilleure partie du régule disparaît dans la conflagration,
d'où il se passe que parfois une étoile est perdue parce qu'elle est faussement
attribuée à une constellation. Vous verrez que le régule mélangé avec le nitre de
cette manière coule facilement avec lui ; et vous ne le verrez devenir dur
d'aucune façon, sauf en ce qui concerne la différence dans la dépuration,
laquelle est beaucoup plus grande si le nitre est mélangé que s'il est simplement
jeté dedans.
Prenez une partie de ce * régule, deux parties d'argent et fondez-les ensemble jusqu'à ce qu'elles soient comme un métal fondu. Versez, et vous obtiendrez une
masse friable de la couleur du plomb.
NB Si le régule est uni à l'argent, ils coulent plus facilement que l'un séparément de l'autre, et ils restent fondus aussi longtemps que le plomb, même s'il y
a donc deux parties d'argent, lequel est alors changé en la nature de l'antimoine,
friable et de la nature du plomb.
Battez cette masse friable, ce plomb, et coulez-la avec le mercure commun dans un mortier en marbre. Le mercure doit être lavé (disons dix fois) avec du
nitre et du vinaigre distillé et mêmement séché (deux fois), et le mortier doit être
constamment chauffé juste assez pour que vous puissiez en supporter la chaleur
avec le doigt. Broyez le mercure 1/4 d'heure avec un pilon de fer et ensuite
ajoutez le mercure, les colombes de Diane assurant la médiation avec son frère,
l'or philosophique, dont il va recevoir la semence spirituelle. La semence spirituelle
est un feu qui va purger toutes les superfluités du mercure, la vertu de
fermentation intervenant. Puis prenez du sel ammoniaque un peu battu et
broyez-le avec le mercure. Lorsqu'il sera complètement amalgamé, ajoutez juste
assez d'humidité pour humecter le tout, et ce seul signe philosophique va vous
apparaître : à savoir que dans cette très petite quantité réalisée de mercure il y a
une grande puanteur. Finalement, lavez votre mercure en versant dessus de l'eau,
en le broyant, décantant, et versant de nouveau de l'eau fraîche dessus, jusqu'à
ce que n'apparaissent que quelques fèces.



< notes de bas de page de la main de Newton > forte sit i ita * < Aucune note ne figure dans le manuscrit se rapportant à cet astérisque> * [ B, j.] C'est peut-être le soufre de l'or * < Aucune note ne figure dans le manuscrit se rapportant à cet astérisque>
* [régule 1/2 once, argent une once.]
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@





ANNEXE D


Les périodes successives dans les études alchimiques de Newton : une tentative de classement


L'écriture de Newton et quelques autres éléments d'information permettent de proposer les époques suivantes pour classer les études alchimiques du savant : (1)
« début de la première période », 1667-69 ; (2) « milieu de la première période »,
1670-75 ; (3) « fin de la première période », 1675-80 ; (4) « mauvaise encre »,
1680-81 ; (5) « période moyenne, assurée » 1682-92 ; (6) « période tardive »,
1693-1727.
L'écriture du début de la première période se caractérise par des lettres soigneusement formées, des lignes bien droites, extrêmement serrées ; elle est si
petite qu'il a fallu se servir d'une loupe pour déchiffrer les inscriptions dans les
interlignes. Vers 1670, on remarque un grossissement progressif de l'écriture
bien que la formation des lettres semble approximativement rester la même, on
note pourtant que la physionomie d'ensemble d'une page de la fin, ou même du
milieu de la première période, laisse apparaître une écriture plus arrondie, plus
pleine. Les lignes restent bien droites et régulières. Il faut admettre que le fait
de diviser la décennie 1670-80 en deux périodes pose un problème, et dépend
presque entièrement de la taille relative de l'écriture. Mais deux changements
dans les habitudes de Newton interviennent au cours de ces années, et permettent
parfois de décider si le manuscrit appartient à la première période ou à la
seconde, c'est-à-dire s'il se situe plus ou moins tôt entre 1670 et 1680. L'un de
ces changements est que Newton commence à munir d'une barre transversale le
symbole conventionnel du plomb : celui-ci devient le signe « » traditionnellement
utilisé dans toutes les transcriptions, alors que Newton, auparavant, avait
toujours écrit ce même symbole sans la barre, « ». L'autre changement est
qu'il cesse d'ajouter les marques d'accent dans les textes en latin. La période
que nous appelons de la « mauvaise encre » (1680-81) est également quelque peu
problématique. Dans les notes de laboratoire, le matériau documentaire datant
de cette époque est pratiquement illisible à plusieurs endroits, car l'encre a traversé
le papier et a considérablement endommagé le dos des feuillets. Certains
manuscrits alchimiques présentent les mêmes caractéristiques, mais, bien entendu,

301
@

cela ne prouve pas que Newton s'est servi constamment de la même mauvaise
encre pour toutes les notes qu'il a transcrites pendant deux ans, ou qu'il se servit
jamais d'une encre de mauvaise qualité à une quelconque autre époque.
La période « moyenne, assurée », de la fin des années 1680 et du début des
années 1690, celle ou il rédigea les « Principes », montre une écriture à la fois
plus assurée et plus large. Il est assez facile de distinguer cette écriture de celle
des autres périodes, mais nulle fioriture ou trait de plume spécifique n'a été
découvert permettant une classification plus précise. Vers 1692, on suppose que
Newton a subi une sorte de crise psychique pendant quelques mois ; cet événement
a semblé constituer un temps d'arrêt adéquat pour marquer la fin de la
période « moyenne, assurée ».
Nous savons que, à un certain moment au cours des années 1690, l'écriture de Newton devient de nouveau plus petite, mais sans qu'elle retrouve les dimensions
minuscules du début de la première période. Il existe également plusieurs
caractéristiques de la période dite « tardive » qui permettent de la différencier
facilement de l'écriture du début de la première période ou des autres époques.
Les lettres sont formées sur un modèle un peu plus aigu, ce qui donne à la page
d'écriture l'apparence des pattes de mouche ; en outre, les lignes ont tendance à
remonter légèrement au lieu de conserver un alignement régulier, comme dans les
époques précédentes. Aucune caractéristique distinctive, n'est apparue utile à
l'intérieur de cette période tardive. En effet, Sir John Craig, qui a étudié plus
que personne d'autre les manuscrits ayant rapport aux activités de Newton à la
Monnaie plus que personne d'autre, en particulier ceux de la période tardive, a
souligné que l'écriture du savant n'a pas varié en taille et en assurance pendant
les trente années qu'il passa à la Monnaie, et que d'autre part elle était si petite
qu'elle en était devenue presque microscopique, surtout en ce qui concerne les
corrections entre les lignes (1).
Craig attribue la petitesse de l'écriture de Newton au fait qu'il était devenu myope, affection que le savant mentionne lui-même dans une lettre adressée à
Robert Hooke en 1679, dans laquelle il lui fait part de ses hésitations à entreprendre
des observations en astronomie (2). En outre, Stukeley fut à proprement
parler le témoin oculaire de ce défaut de vision, et son témoignage apporte une
preuve objective de ce découpage en plusieurs périodes, fondé sur l'écriture.

Les yeux de Sir Isaac étaient très gonflés et protubérants, ce qui le rendit myope dès son enfance et durant son âge adulte : et la raison pour laquelle il voyait très bien étant âgé, l'oeil s'améliorant en devenant un peu plus plat ; ainsi les rayons visuels se focalisent à une distance convenable, ni trop loin, ni trop près des yeux. Il ne se servit jamais de lunettes. En 1725, je le vis élever des objections quant aux comptes rendus du Trésorier Pitfield, devant la Royal Society, à propos d'une feuille de papier entière, sans lunettes, sans plume ni encre, ce qui montre à la fois la solidité de sa mémoire, tout comme la qualité de sa vue (3).
Plusieurs éléments complémentaires permettant de dater les manuscrits sont dus au professeur R.S. Westfall, qui a récemment entrepris d'établir sa propre
datation des manuscrits alchimiques de la collection Keynes. Le professeur Westfall
est dans l'ensemble d'accord avec les conclusions de la présente étude, bien
qu'il soit enclin à dater d'une époque un peu plus tardive certains documents
classés présentement dans le début de la « première période » (4).


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(1) Craig, « Mint », p.4 (I, n. 5). (2) Isaac Newton à Robert Hooke, 28 novembre 1679, dans Newton, « Correspondance », II, 300-04 (I, n. 52). La lettre est également reproduite
dans More, « Newton », p. 223-26 (I, n. 2).
(3) Stukeley, « Memoirs », p. 66 (I, n. 16). (4) Communication privée, 28 juillet 1973.
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Table des matières


Introduction .............................................. 7
Préface ................................................... 21
1. « La Chasse au Lion vert » ............................. 25
Introduction ........................................... 25
Esquisse biographique .................................. 26
Historiographie de l'alchimie newtonienne .............. 31
Documents et méthodes utilisés pour la présente étude .. 45
2. Le cadre conceptuel de l'Alchimie au XVIIe siècle ...... 49
Introduction ........................................... 49
L'ancienne alchimie, sa nature et sa fonction sotériologique
selon le modèle jungien ................................ 51
Les rapports entre la matière et l'esprit .............. 58
L'ancienne alchimie et ses variations historiques ...... 63
L'alchimie et les philosophies mécanistes .............. 66
3. L'alchimie au XVIIe siècle : quelques étapes de son évolution,
replacées dans le contexte religieux, philosophique et scientifique
de l'époque ............................................ 71
L'alchimie et le dogme religieux ....................... 71
Une floraison de publications alchimiques .............. 72
Alchimie, mécanisme et Réforme ......................... 76
Le cercle de Hartlib et sa conception de l'alchimie chimique 85
Bilan et prospective ................................... 104
Conclusion ............................................. 115
4. Chimie et Alchimie à Cambridge ......................... 119
Problèmes historiques .................................. 119
Isaac Barrow (1630-1677) ............................... 121
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Henry More (1614-1687) ................................. 129
« Mr F » (1633-1675) ................................... 138
Le cercle des alchimistes .............................. 139
Les débuts de Newton en chimie ......................... 147
5. La première période alchimique de Newton : 1668-1675 ... 169
Introduction : le matériau manuscrit ................... 169
Le « mercure » des métaux : premières recettes ......... 177
Le « mercure » extrait par la voie humide : premières expériences
................................................ 181
Le « mercure » extrait par la voie sèche : second groupe d'expériences
.............................................. 184
Le régule étoilé d'antimoine ........................... 189
Les cinq voies pour obtenir le régule étoilé : troisième groupe
d'expériences .......................................... 197
La théorie de Sendivogius sur la formation et la croissance
des métaux ............................................. 198
Le filet : quatrième groupe d'expériences .............. 203
Les amalgamations : cinquième groupe d'expériences ..... 205
La métamorphose des planètes : un bref aperçu méthodologique
.................................................. 208
La Clef : Keynes MS 18 ................................. 217
Le cercle élargi des recherches alchimiques ............ 228
Conclusion ............................................. 232
6. Comment Newton intègre l'alchimie et la mécanique ...... 237
Introduction ........................................... 237
« Une seule matière catholique » et ses transmutations . 243
L'« éther matériel » newtonien et quelques précisions sur le
concept de médiation ................................... 247
La création du nouveau concept de force ................ 253
La chimie du Newton de la maturité ..................... 256
La transmutation ....................................... 269
Conclusion ............................................. 274
Epilogue .................................................. 277
Annexe A : Les papiers alchimiques de Sir Isaac Newton .... 281
Annexe B : Essai de préparation des régules étoilés par Newton 295
Annexe C : « La Clef », Manuscrit Keynes 18, King's College,
Cambridge ...................................... 297
Annexe D : Les périodes successives dans les études alchimiques
de Newton : une tentative de classement ........ 301
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(C) Achevé d'imprimer par l'Imprimerie Ch. Corlet, 14110 Condé-sur-Noireau
N° d'Imprimeur : 5065 - Dépôt légal : 1er trimestre 1981 Imprimé en France
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LES SYMBOLES D'HERMES
Il est superflu d'affirmer de nos jours que l'Alchimie trouve son expression majeure dans la Quête de la Pierre Philosophale ; ce qui l'est moins, par contre, c'est de reconnaître en elle l'Archétype des archétypes, autrement dit la clé majeure de l'ésotérisme véritable. Il devenait donc expédient, parallèlement aux rééditions de traités anciens, regroupés aux Éditions de la Maisnie sous le titre général d'« Oeuvres Chymiques », de laisser leur juste place aux ouvrages contemporains qui sont autant de fruits cueillis sur l'arbre édénique de l'ancestrale Tradition, dont ils enrichissent le patrimoine, déjà considérable, par des apports nouveaux. Le plus grand soin sera apporté dans le choix des ouvrages, afin que soit dignement entreprise l'étude de ce grand livre du Monde dont chaque religion est une page, chaque mythe une phrase et chaque symbole un mot recélant une parcelle de la Lumière Primordiale.
Séverin BATFROI
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Il était capital qu'en cette époque -- la nôtre -- où la science la plus avancée, celle qui étudie l'infiniment petit du monde particulaire, rejoint,
par ses mises en évidence des phénomènes, la Tradition pérenne
qu'archétype l'Alchimie, il était capital, disions-nous, que l'on pût enfin
offrir au public une étude complète et détaillée dévoilant la véritable
nature des travaux de Newton qui survinrent en un temps homothétique
mais inverse de celui que nous vivons aujourd'hui, temps où la Tradition
fut, de force, séparée d'une technologie qui n'aurait dû avoir pour but
que de la servir et non de l'asservir comme elle ne cessa de le faire
jusqu'à nous.
Car Newton fut, en essence, un alchimiste authentique dont les recherches scientifiques au sens où l'on entend ordinairement ce terme et,
par voie de conséquence, les découvertes relatives à l'universelle attraction
ou à la lumière, ne sont, en définitive, que ce qu'un monde, devenant
matérialiste, crut devoir retenir de son oeuvre immense et salvatrice.

C'est bien là ce qu'entend démontrer le professeur B.J. Teeter Dobbs en étudiant avec un soin tout particulier l'oeuvre, mais aussi et surtout
les carnets de laboratoire du grand savant encore inédits à ce jour et
dont elle donne dans ce livre de très nombreuses pages.
Oui, répétons-le, le but ultime de Newton fut, grâce aux moyens techniques de son époque -- évidemment plus importants que ceux des
anciens Egyptiens, des Grecs ou des Philosophes Hermétiques du Moyen
Age -- après avoir vérifié la réalité du travail alchimique au laboratoire,
tel qu'il ressort des grands traités du Corpus traditionnel, de mettre en
évidence ce Feu de Nature -- Lumen de Lumine -- porté sur les
« ailes » de l'Esprit Universel ou « Spiritus Mundi », pour informer
toute chose en notre monde manifesté.
Ce travail de B.J. Teeter Dobbs est donc un ouvrage fondamental que l'on ne saurait ignorer désormais et que devront avoir lu, absolument,
tous ceux qui, de par leur profession ou par simple curiosité,
s'intéressent tant à l'histoire des Sciences qu'à celle des Idées, comme
aussi, bien entendu, à l'Alchimie, art sacré par excellence.

Guy BEATRICE.


(C) Imprimerie Ch. CORLET
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