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Réfer. : 0816 .
Auteur : Grimault Jacques
Titre : L'Affaire Fulcanelli.
S/titre : .
Editeur : Ed. de la N. Atlant.
Date éd. : 2015 .
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**** A T T E N T I O N ****
Ce document étant sujet à droits d'auteur,
n'est composé que du début, et des tables éven-
tuelles. Reportez-vous aux références ci-dessus
pour vous le procurer.
**** A T T E N T I O N ****
@
L'affaire Fulcanelli
Jacques Grimaud
- 1 -
@
Tous droits d'auteur et d'éditeur protégés
(C) II est interdit de reproduire, diffuser, vendre, traduire ou
transmettre sous quelque forme et par quelques moyens que ce
soit - notamment par photocopie, enregistrement ou stockage
mécanique ou électronique, dans un système de stockage et
de recherche documentaire - tout ou partie de ce texte sans le
consentement préalable écrit de l'auteur et de son éditeur, à
peine de poursuites pénales et leurs sanctions afférentes.
Adressez-vous à l'auteur ou aux Editions de La Nouvelle Atlantide
- 2 -
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Dédié au 'vrai' Fulcanelli,
offert à tous les Adeptes
qui nous ont précédé,
aux chercheurs contemporains
et aux futurs Adeptes...
A la mémoire de M. Eugène Canseliet (1899-1982),
sans lequel ce livre n'aurait pas de raison d'être.
En hommage à Madame Béatrix
Canseliet, à sa fille Sylvaine (et à sa
petite-fille Maéva), en souvenir...
« A la vérité, tout eût pu être rassemblé
en très peu de lignes, bien mieux, en très
peu de mots, mais par raisons et par
exemples, j'ai voulu te conduire vers la
connaissance ( ), afin que tu saches,
avant toutes choses, ce que tu devais
chercher ».
Alexandre Séthon, dit le Cosmopolite',
Nouvelle Lumière Chymique. Epilogue.
A vous tous qui espérez ou désespérez : n'oubliez pas que
« Ce que le Saint sent en son coeur,
le Sage le tient en sa main. »
- 3 -
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Loin de nous l'idée de heurter ou de
froisser quiconque dans ses croyances,
opinions, options philosophiques ou
convictions religieuses, par les propos,
idées, concepts ou images que nous
présentons : que l'on veuille nous
considérer avec la bienveillante
neutralité qui sied à toute personne
ayant à coeur de ne pas trop vite
accuser son prochain ; nous n'écrivons
pas pour faire du prosélytisme (religieux
ou sectaire), ni dans le but d'instiller ou
d'inoculer une croyance à ceci ou à cela,
politique ou autre, mais nous tentons
d'éclaircir une situation compliquée, qui
permet trop souvent et trop facilement
de leurrer, manipuler ou tromper les
ignorants : ce faisant, nous élargissons
les aspects culturels trop souvent
ignorés ou volontairement ostracisés.
Profitable lecture !
- 4 -
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Bref préambule

epuis la parution de deux ouvrages magistraux
traitant d'alchimie -
Le Mystère des Cathédrales,
puis
Les Demeures Philosophales (chez Jean
Schemit, libraire-éditeur, 52 rue Laffitte, 75009
Paris - 1926, puis 1930) - certains des amateurs
de la noble Science se sont penchés sur la
personne du - ou des scripteurs - se dérobant
sous le pseudonyme de leur auteur,
Fulcanelli.
C'est ainsi qu'à ce jour, plus d'une vingtaine de
prestigieux candidats ont été avancés par divers
'chercheurs', sans pour autant définitivement
pouvoir être identifiés à cet homme d'un savoir
et d'une générosité hors du commun, semblant pourtant fort
connu à son époque. Tordant les éléments factuels du côté de
leurs opinions déjà faites et omettant certains faits et aspects, ces
personnes ont ainsi démontré leur inaptitude pour la science : ni
capacités d'observation, ni patience, ni ténacité, ni entendement
ou intuition - et pas davantage de morale - ne sont leurs
apanages. Chaque année voyant hélas paraître des enquêtes
orientées, tendancieuses, dépourvues de rigueur et le plus souvent
irrespectueuses, donnant à la fois une piètre idée de ces amateurs
d'enquêtes - ce qui est sans gravité ni conséquences - et de
l'alchimie elle-même, ce qui est plus gênant, nous nous sommes
trouvés comme contraint à prendre la plume... Aucun des
'Fulcanellisables' avancés n'ayant pu totalement satisfaire aux
critères encadrant cette identification - très peu nombreux, certes,
et qui plus est relativement incertains, car hormis les indices laissés
dans ces deux splendides ouvrages par l'auteur (les auteurs (?) lui
(eux)-même(s), puis ailleurs par son digne et laborieux préfacier,
Eugène Canseliet (1899-1982) -, il n'a pas été possible à ce jour
d'établir avec assez de sûreté l'identité du savant scripteur inconnu
- des inconnus ? - signataire(s)... Cette enquête reste ouverte...
Mais se clôt avec le présent ouvrage
- 5 -
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Certes, la perspective de livrer au public ce patronyme aimé et
voulu inconnu fut âprement débattue en nos âme et conscience,
mais le fait de pouvoir rendre l'hommage mérité à ce merveilleux
et généreux homme, et l'envie de le soustraire enfin aux vilenies
dont il a été accablé depuis si longtemps par un si grand nombre,
nous aura motivé et encouragé à passer outre à sa propre
demande, pour le bien de tous, le sien, et celui de l'Alchimie. Car à
ce jour, et contre toute attente, aucun des « propagandistes de la
découverte finale », rassemblant ce qui pouvait ressembler aux
rares confidences de son préfacier et successeur, mais tout en
éloignant les aspects dissonants qui pourraient nuire à leur
'incroyable découverte', n'est parvenu à même
tant soit peu
approcher la vérité de cette aventure culturelle, sociale,
scientifique et spirituelle réellement
extraordinaire, dans la plus
rigoureuse acception de cette épithète... Etant de la parentèle de
l'unique auteur
réel et vrai des célèbres ouvrages édités sous le
désormais prestigieux pseudonyme - ainsi que le Lecteur pourra le
vérifier au fil de son avancée -, nous n'avons pas eu à chercher
longtemps l'identité de ce savant révéré, précieux et si rare, dont le
nom civil exact n'a toujours pas été rendu public : nous n'avons eu
qu'à patiemment attendre... son 175ème anniversaire !
De Paul Lecour (dit Paul Le Cour, 1887-1954), qui n'en fut pas
très éloigné grâce à Pierre Termier, géologue membre de l'
Institut
passionné d'Atlantide, de l'active et consciencieuse Geneviève
Dubois au disert Jean-Claude Allamanche, qui ne l'ont cependant
pas même senti, en passant par le pourtant perspicace Walter
Grosse et l'élégant et cultivé Jean Artéro, qui passèrent eux aussi à
côté sans le discerner, ou encore le compulsif Richard Khaitzine et
l'ambitieux Filostène, ou le romancier Henri Loevenbruck, ce sont
des dizaines de 'chercheurs' qui ont ainsi échoué à percevoir quel
prestigieux autant que savant homme se dérobait ainsi sous ce
pseudonyme. Pourquoi ont-ils
tous échoué, sans exception ?
Parce qu'ils ont notamment négligé d'étudier le
style de la pensée
directrice de l'écriture, pourtant si caractéristique, et
l'engagement moral
et religieux du scripteur, tenu à la plus stricte discrétion du fait de son
très haut profil social et scientifique, extrêmement visible.
- 6 -
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Ils ont aussi et surtout soigneusement 'oublié' d'analyser le
contenu des découvertes providentielles de Jean Laplace (1951-
1996) - héritage de M. Canseliet au plus estimé et actif de ses
successeurs - relatives à l'ouvrage repris par Fulcanelli,
Finis Gloriae
Mundi, et les titres des chapitres de l'ouvrage, révélés en cette
occasion.
Ouvrage que nous possédons en entier évidemment...
Nous offrirons là non seulement un portrait de cet homme
remarquable, d'un savoir et d'une générosité exceptionnels, mais
aussi des preuves directes et factuelles de ce que nous avançons,
ceci afin notamment de mettre un terme aux errements
préjudiciables de ces pseudo-chercheurs ridicules, confondant le
doigt avec la Lune, que cet auteur a pourtant montrée si
charitablement et avec tant d'application et de précision, et pour
enfin ouvrir en grand les chemins de la reconnaissance amplement
méritée par celui grâce à qui l'Alchimie - spirituelle et matérielle,
c'est-à-dire vraie car complète - est devenue désormais accessible
et universellement partagée : contemporaine...
Loin des tambours des songe-creux, des litanies des
inconditionnels de la sottise ésotérico-initiatico-cabalistico-
médiatique rongés par le dogmatisme des écoles et des maîtres,
des simili-scientifiques pseudo-cartésiens et autres ersatz de
zététiciens, cette authentique
révélation rendra à cet homme de
génie et de bonté l'éclat de sa victoire, due à ses seuls mérites et
qualités, et à l'acharnement exemplaire autant que discret d'une
existence toute entière consacrée à la science et à l'excellence dans
le comportement moral, social et culturel...
- 7 -
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- 8 -
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Que dit l'Université sur Fulcanelli ?
Voici ce que dit l'
Encylopédia Universalis, référence du savoir
universitaire, en un article de Renée Alleau sur Fulcanelli :
« On ne sait rien de l'auteur qui signait
Fulcanelli, mais
Le Mystère
des cathédrales (Paris, 1926) et
Les Demeures philosophales et le
symbolisme hermétique dans ses rapports avec l'art sacré et l'ésotérisme du
Grand Oeuvre (Paris, 1930), parus entre les deux guerres mondiales,
s'imposèrent d'emblée à l'attention des curieux d'alchimie ainsi
que des historiens de l'art. Son nom hermétique, qui semble une
combinaison de Vulcain et d'Élie, ne permet pas de l'identifier.
Le secret est resté bien gardé.
Dans
Le Matin des magiciens, Jacques Bergier prétend l'avoir connu.
Il aurait été ingénieur à la
Compagnie du gaz.
On l'identifie souvent à Jean-Julien Champagne, mort en 1932 et
illustrateur de l'édition originale, parfois à Rosny-aîné ou encore
au libraire Pierre Dujols.
D'autres identifications plus fantaisistes, et redonnant corps au
mythe de Nicolas Flamel, regardent Fulcanelli comme un adepte
immortel et plusieurs fois centenaire.
Son principal disciple, Eugène Canseliet (1899-1982), alchimiste
connu du grand public et auteur de plusieurs ouvrages, affirme
avoir fréquenté longtemps Fulcanelli, qui aurait trouvé la pierre
philosophale et l'immortalité, mais il se refuse à toute information
précise.
Tous deux se réclament d'une mystérieuse société secrète, la
Fraternité d'Héliopolis, dont les origines remonteraient à l'Égypte du
début de Père chrétienne...
Les affirmations de ce mystérieux personnage sont intéressantes.
Il a voulu montrer d'abord que les chefs-d'oeuvre de l'art gothique
doivent être interprétés essentiellement comme l'expression d'une
pensée alchimique, et que des adeptes supervisèrent directement
ces travaux. S'il semble difficile d'admettre toutes les propositions
de l'auteur, celui-ci a eu au moins le mérite d'attirer l'attention de
nos contemporains sur un aspect trop négligé de l'art médiéval.
Fin de citation.
- 9 -
@
Qu'en disent les connaisseurs de l'Alchimie ?
Voici l'articulet d'un minuscule éditeur - par ailleurs ami d'Eugène
Canseliet - au sujet de Fulcanelli et des livres signés de ce nom...
On aperçoit bien vite qu'il n'est pas mieux renseigné que les
universitaires, et qu'il enrobe les informations dans une sauce
simili-spiritualiste dont Fulcanelli lui-même s'est toujours gardé :
bref ; on n'en sait pas plus, et on ne le sait pas mieux !
Le Mystère des Cathédrales
et l'énigme Fulcanelli
Un article de Claude Lablatinière d'Ygé,
paru dans le numéro 44 de la revue Initiation et Science
de septembre-décembre 1957
« La poursuite d'une chimère insaisissable aurait-elle pu survivre
à tant d'efforts accumulés au cours des siècles ?
C'est bien peu probable.»
(Anonyme)
« Or nous avons ce trésor de lumière en vaisseau de terre,
afin que l'excellence de cette puissance soit de Dieu,
et non point de nous.»
(Seconde Epître de Paul aux Corinthiens, Ch. IV.)
ll y a plus de trente ans [à présent près de 90] que parut dans la
boutique de l'éditeur Jean Schemit, aujourd'hui disparu, un
ouvrage étrange, oeuvre magistrale, intitulé
Le Mystère des
Cathédrales, qui passa inaperçu à l'époque, et ne fut acheté que par
les « spécialistes » et quelques bibliophiles bien informés.
L'ouvrage fut cependant très vite épuisé, puis rare et très
recherché. Nous devons à la courageuse initiative de M. Jean
Lavritch, directeur des
Editions de l'Omnium Littéraire, la magnifique
réimpression du
Testament Alchimique, Scientifique et Spirituel du seul
Adepte qui se soit manifesté au vingtième siècle bien
qu'anonymement, le savant et laborieux Fulcanelli, digne
- 10 -
.................................................................
De la méthodologie d'une enquête...

fin d'être efficace et sûre, une enquête doit
exclusivement être basée
sur des éléments factuels
accessibles à tous : objets (et si possible photos),
écrits (manuscrits ou non), déclarations ou
témoignages périphériques vérifiés (directs ou
indirects), etc... Dans le contexte réputé difficile
de l'enquête que nous entamons ici, deux pistes s'offrent à
l'inquisiteur méthodique : les écrits de Fulcanelli relatifs à lui-
même, à lire dans les deux ouvrages parus signés de lui, et les
affirmations répétées de son préfacier, Eugène Canseliet. Si celui-
ci avait menti plutôt que leurré, il ne subsisterait aucun moyen de
parvenir à quelque vérité que ce soit : nous prenons donc le parti
d'affirmer ici
a priori qu'il n'a
jamais menti, assertion qui se vérifiera
d'ailleurs très amplement bien qu'ultérieurement... On retiendra
de lui ces affirmations fortes et sans ambages : « Ce que j'ai écrit,
je l'ai toujours vérifié ; je n'ai jamais écrit que la Vérité » (revue
Atlantis n° 322, p. 48).
Au disert Henri Bac, il confia aussi - et à plusieurs reprises - ;
« Je suis lié par un secret inviolable » (
ibidem. p. 16).
Questionné par Pierre Geyraud, auteur entre autres du livre
Les
Occultistes de Paris, Canseliet répondit très fortement et nettement
« que Fulcanelli n'est ni lui, ni Champagne [l'illustrateur] ».
A Robert Amadou, il affirme : « Je publie les oeuvres de Fulcanelli
et les miennes afin d'assumer la charge qui me fut assignée, c'est-
à-dire de répondre pour le mieux aux besoins de tous ceux qui
participent au renouveau de l'alchimie et qui deviennent les
disciples de sa grande école » Cop. cit. p. 59).
Enfin, à Jacques d'Arès, président de l'association
Atlantis, qu'il
rencontra en avril 1933 (
ibidem p. 5) et fréquenta jusqu'à sa
disparition en 1982, Eugène Canseliet lui confirme ceci : « Vous
avez donné la plus courte, mais la meilleure définition de
l'alchimie » : « L'Alchimie, c'est la Science de la Vie »...
Mais voyons comment se conduire d'un point de vu(e)
méthodologique dans une enquête, quelle qu'elle soit...
- 59 -
@
Ici, il convient de procéder en allant des livres - les uniques objets
concrets à la base de l'enquête - à leur environnement, en
parcourant prudemment la totalité allant de ce centre factuel à la
périphérie imprécise et nébuleuse de l''Affaire', par petits cercles
concentriques : d'abord les individus cités ou afférents, les lieux,
les diverses connexions, etc. et par petite étapes et brèves touches,
des plus proches aux plus éloignés, comme l'auraient fait un
gendarme ou un policier chargés d'informer un juge instructeur...
Il restera puis après à recouper rigoureusement, soigneusement et
point par point l'ensemble des informations glanées ça et là, et à
en tirer des conclusions logiques jusqu'à pouvoir en offrir une
cohérence et une complétude capables de mettre un terme
légitime et définitif à ladite enquête... Ce que nous allons faire !
On pourra pour cela procéder de deux manières opposables :
A/ d'abord, montrer pourquoi et en quoi tel ou tel 'fulcanellisable'
ne saurait définitivement l'être, selon ce que l'on aura pu comparer
avec les éléments solides de notre investigation, aussi
objectivement et factuellement que possible,
B/ montrer pourquoi notre 'fulcanellisable', lui, en revanche,
correspond
complètement et point par point auxdits critères retenus,
et cela sans avoir à recourir aux diverses contorsions auxquelles se
sont livrés les auteurs pour faire coller leurs 'poulains' aux faits
fermement établis, véritable école du cirque !
Mais d'abord (et très brièvement) :
Les 'Fulcanellisables'...
Voici d'abord les deux 'Fulcanellisables' les plus importants :
Eugène Canseliet (1899-1982), alchimiste et préfacier des
'Fulcanelli' (Canseliet et Fulcanelli ne seraient qu'un même
homme, selon ce qu'en écrivit l'académicien
Goncourt André Billy
dans
Le Figaro littéraire du samedi 21 septembre 1946 ; idem pour
Paul Le Cour, Jean-Paul Dumont et nombre d'autres).
Jean-Julien Champagne (1877-1932), alchimiste et illustrateur
(thèse de Robert Ambelain, de Jules Boucher, de René Adolphe
'Aor' Schwaller de Lubicz, de José Rodriguez Guerrero, etc.).
- 60 -
....................................................................
Ecce homo :
Voici l'homme...
Reprenons : le 24 juin 1926, un maître-livre prend discrètement
place en la devanture du libraire-éditeur Jean Schemit, 52 rue
Laffitte, Paris 9ème : il faudra près de trois-quarts de siècle pour
qu'enfin
Le Mystère des Cathédrales et l'interprétation ésotérique des
symboles hermétiques du Grand-Oeuvre - acquière enfin sa légitime et
définitive notoriété... Paul Lecour (1871-1954), fondateur de
l'association culturelle
Atlantis, que nous avons un temps présidée,
fut l'un des premiers à rendre compte de ce trésor d'érudition,
paru à seulement 300 exemplaires, et cette relation, de la part d'un
homme certes instruit mais presque totalement ignorant de
l'Alchimie, fut des plus élogieuse ; il avait - intuitivement -
reconnu la plume d'un savant aussi discret que désireux de
transmettre la doctrine la plus fermée, la plus pure et la plus
nécessaire des anciens âges : l'Alchimie
salvatrice.
- 149 -
@
C'est ainsi qu'en toute humilité et discrétion, l'Alchimie enfin
renouvelée entrait dans le concert culturel
moderne, se rendant ainsi
accessible à tous, bien que dans l'indifférence totale et générale ...
Quatre ans après, un autre livre revêtu du
même pseudonyme -
Les Demeures
philosophales et le Symbolisme hermétique dans ses
rapports avec l'art sacré et l'ésotérisme du Grand-
Oeuvre - paraissait en 500 exemplaires
chez le même éditeur : ils ne furent épuisés
que plus de 30 ans après. Ce sont ces deux
ouvrages irremplaçables qui, quasiment
seuls, dans un langage aussi limpide que
précis et riche, bien que très fortement
cabalistique - c'est-à-dire intimement
codé -
malgré ses anodines apparences de
simplicité, ouvrirent les portes de la modernité à l'Alchimie...
Ils recelaient aussi un mythe en eux : celui de leur auteur anonyme
-
Fulcanelli -, resté inconnu jusqu'à ce jour malgré de nombreuses
et parfois talentueuses enquêtes à son sujet, bien que toutes
purement inutiles et vaines en regard de la Quête alchimique...
En 1931, le franc-maçon Oswald Wirth (1860-1945) fait paraître
Le Symbolisme hermétique dans ses rapports avec l'alchimie et la franc-
maçonnerie ; en 1939, l'ésotériste Robert Ambelain (1907-1997)
imite lui-aussi Fulcanelli, né tout juste un siècle avant cette
parution, auquel il prétend rendre ainsi hommage, et fait paraître
Dans l'Ombre des Cathédrales, Etude sur l'Esotérisme Architectural et
Décoratif de Notre-Dame de Paris dans ses Rapports avec le Symbolisme
Hermétique, les Doctrines Secrètes, l'Astrologie, la Magie et l'Alchimie
(Editions
Adyar). Copies et livres-compagnons se succèdent, et ce
jusqu'à ce que la notoriété grandissante des '
Fulcanelli' amène à
devoir les republier, ce à quoi va s'attacher leur préfacier, Eugène
Canseliet (1889-1982), avec une tenace application digne d'éloges.
Les deux ouvrages reparaîtront, en 1957 et en 1960 aux
Éditions des
Champs-Élysées, puis en 1964 et 1965 aux
Editions Jean-Jacques
Pauvert, depuis relayées par les
Editions Arthème Fayard, puis enfin
aux Etats-Unis et en France, en fac-similé d'après les originaux...
- 150 -
...................................................................
**** A T T E N T I O N ****
Fin du texte de ce document, ce document étant sujet à droits d'auteur.
**** A T T E N T I O N ****
Quelques données biographiques...
Le 30 décembre 1839 à 6 h, naît à Bourges (Cher), au 8 de la rue
Saint-Jean (devenue rue Molière, autre inconnu...) Albert-Auguste
Cochon de Lapparent, le futur Fulcanelli : le vrai !
18 février 1840, il est baptisé en la cathédrale Saint-Etienne de
Bourges
1841, son père, Félix Rémi Cochon de Lapparent, officier du
Génie (et père d'un génie) reçoit la Légion d'Honneur
1843 : Albert est confié à la pension Landry, à Paris, à côté de
l'actuel Lycée Chaptal, un chimiste important...
Durant sa scolarité, il rafle une grande quantité de prix de toutes
espèces : Excellence, chimie, sciences naturelles, grec, français etc.
1858 : Il entre major à l'
Ecole Polytechnique, et en sort idem,
1860 : II entre major à l'
Ecole des Mines, et en sort idem,
1861 : Il reçoit deux
Prix et une année sabbatique : rencontres !
1862 : Première parution aux Editions de l'
Ecole des Mines,
1865 : Il devient rédacteur aux
Annales des Mines, pendant 15 ans,
1867 : Il travaille à la
Carte géologique de la France et parcourt le pays,
1868 : Voyage déterminant en Italie ; l'idée d'un pseudonyme ?
1868 : Il se marie à une femme proposée par son enseignant...
1869 : Il se met en congé illimité et enseigne...
1879 : Abolition du congé illimité : il choisit l'
Institut catholique,
1880 : Il édite ses premiers ouvrages scientifiques internationaux,
1888 : Nouveau voyage en Italie... Pape et Vésuve...
1900 : Encadre l'
Exposition universelle de Paris,
1908 : Il se sépare de la vie mondaine, sous le nom de Fulcanelli,
1910 : Il coopte Jean-Julien Champagne comme illustrateur etc.
1915 : ll rencontre Eugène Canseliet, auquel il confie une mission,
1923 : Il est aux obsèques de son ami
Prix Nobel/Anatole France,
1926 : Sortie du
Mystère des Cathédrales le 26 juin,
1929 : Il reprend le livre
Finis Gloria Mundi, qui ne paraîtra pas,
1930 : Sortie des
Demeures philosophales le 22 novembre,
1953 : Eugène Canseliet 'voit' Fulcanelli
jeune, mais il a 114 ans !
1954 : Démarrage de
L'Affaire Fulcanelli : notoriété et
incompréhension générale ; l'alchimie
traditionnelle reprend vie...
- 318-
@
Sommaire de
L'Affaire Fulcanelli
| - Dédicace |
|
| - Avertissement | 4
|
| - Bref préambule | 5
|
| - Ce que dit l'Université sur Fulcanelli | 9
|
| - Ce qu'en disent les connaisseurs de l'Alchimie | 10
|
| - A quoi servirait-il de dévoiler l'identité de F... ? | 14
|
| - Comment comprendre l'Alchimie ? | 15
|
| - Une belle correspondance... | 24
|
| - Connaissance occulte, oui mais... | 31
|
| - Comment être cartésien aujourd'hui ? | 35
|
| - A propos de Demeures philosophales... | 36
|
| - Certains écrivent : « une typique escroquerie » | 55
|
| - De la méthodologie d'une enquête | 59
|
| - Les 'Fulcanellisables' | 60
|
| - Des listes utiles pour le discernement | 66
|
| - Une piste pourtant solide | 67
|
| - Le trio Dujols, Champagne, et Canseliet | 68
|
| - Paul Decoeur tient tête ! | 82
|
| - Et le bon sens commun ? | 86
|
| - Finis Gloriae Mundi | 92
|
| - Alphonse Jobert / Dousson ! | 94
|
| - Finis Gloriae Mundi (bis repetita) | 98
|
| - Fulcanelli se fait un nom | 104
|
| - Noms profanes et noms initiatiques, etc. | 119
|
| - Roses-croix et rosicruciens | 122
|
| - A propos de Rose-crois, Ordres, Confréries | 125
|
| - Roses-croix, Francs-maçons, et Alchimie | 131
|
| - La fameuse transmutation de Sarcelles | 138
|
| - Résumé chronologique de l'Affaire | 147
|
| - Ecce omo ! | 149
|
- 319 -
@
| - Daubrée et Daubrée | 163
|
| - Quelques amis Prix Nobel... | 165
|
| - Et d'autres amis de très haute qualité | 171
|
| - L'Affaire Fulcanelli et Rennes-le-Château | 198
|
| - Claude-Sosthène Grasset d'Orcet, le paléographe | 208
|
| - Leçons et parentèle indirecte | 216
|
| - Fulcanelli à la guerre | 222
|
| - Le Style fait l'Homme | 223
|
| - Une force aussi pure que précoce | 223
|
| - D'une insolente jeunesse... | 224
|
| - Et d'une intarissable bonté | 225
|
| - L'Histoire de la Terre | 225
|
| - Des qualités d'orateur et de rédacteur | 227
|
| - Un plébiscite permanent | 231
|
| - Une philosophie scientifique | 231
|
| - Un engagement chrétien motivé | 232
|
| - Des titres comme s'il en pleuvait... | 235
|
| - Quelques mescluns ou medleys | 237
|
| - La longévité alchimique : légendes et vérités | 237
|
| - Une très discrète Académie | 239
|
| - Un exemple : Alexandre-T de Limojon disparaît | 253
|
| - Un peu de clarté... supplémentaire | 266
|
| - Transmutation en cours | 268
|
| - Fulcanelli fut-il un Adepte ? | 278
|
| - Sur le pseudonyme italien de Fulcanelli | 281
|
| - Et sur ce pseudonyme tout court | 283
|
| - « Oursine, le temps viendra » | 284
|
| - Le Temps de dire | 289
|
| - Prévenir d'indicible danger ! | 290
|
| - Démonstration de la vérité de l'Alchimie | 292
|
| - Esquisse bibliographique | 315
|
| - Quelques données biographiques | 318
|
| - Sommaire | 319
|
Images : pages 36/38/41/47/72/80/81/82/96/97/139/149/150
/157/158/161/239/258/264/274/276/277/290/291/199/300
/303/306/307. Lettrines, illustrations et culs-de-lampe ici et là...
- 320 -
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Achevé d'imprimer
sur les presses de l'Imprimerie Hirech
Avril 2015
- 321 -
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