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Réfer. : 0406 .
Auteur : Ben Cantara, Simeon.
Titre : Cabala Mineralis.
S/titre : .

Editeur : Bailly J-C. Paris.
Date éd. : 1986 .
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**** A T T E N T I O N ****

Ce document étant sujet à droits d'auteur,
n'est composé que du début, et des tables éven-
tuelles. Reportez-vous aux références ci-dessus
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**** A T T E N T I O N ****



Gutenberg Reprints
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COLLECTION ALCHIMIE-HERMETISME
DE L'ADMIRABLE
POUVOIR ET
PUISSANCE DE L'ART
R. Bacon (1557)

LA MONARCHIE
DU TERNAIRE
G. Dom (1557)

DE DISTILLATIONIBUS
J. B. Porta (1609)

COMMENTAIRE SUR LE
TRESOR DES TRESORS
DE C. DE GAMON
H. de Linthaut (1610)

L'OUVERTURE DE
L'ESCOLLE DE
PHILOSOPHIE
TRANSMUTATOIRE
D. de Planis Campy (1633)

L'ABREGE DES SECRETS
CHYMIQUES
P. Jean Fabre (1636)

HARMONIE MYSTIQUE
D. Laigneau (1636)

TRAITE DE LA CHYMIE
C. Glaser (1668)

LE TOMBEAU DE LA
PAUVRETE
d'Altremont (1681)

LE FILET D'ARIADNE
Batsdorf (1695)

DICTIONNAIRE
HERMETIQUE
G. Salmon (1695)

LES CLEFS DE LA
PHILOSOPHIE SPAGYRIQUE
J. B. Lebrethon (1722)

LA CLAVICULE DE LA
SCIENCE HERMETIQUE
anonyme (1751)

L'ENFANT HERMAPHRODITE
DU SOLEIL ET DE LA LUNE
Hautnorthon (1752)

LA CLAVICULE DE LA
PHILOSOPHIE HERMETIQUE
Géron (1753)
CHANSONS
INTELLECTUELLES SUR
LA RESURRECTION DU
PHENIX
M. Maier (1758)

DISCOURS PHILOSOPHIQUE
SUR LES TROIS PRINCIPES
S. Stuart de Chevalier (1781)

LA LUMIERE TIREE DU
CAHOS
L. Grassot (1784)

LE ROMAN ALCHIMIQUE
L. Lucas (1857)

HISTOIRE DE LA CHIMIE
F. Hoefer (1869)

NICOLAS FLAMEL
A. Poisson (1893)

Imp. Chirat 42540 Saint-Just-la-Pendue

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Cabala Mineralis

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(C) Copyright J.-C. Bailly 1986 ISBN 2-86554-012-X
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SIMEON BEN CANTARA



C A B A L A M I N E R A L I S


précédé de
ALCHIMIE, CABALE ET KABBALE Introduction à la « Cabala Mineralis » par Jacques van Lennep
« CABALA MINERALIS » Réflexions sur un titre par Nicolas Séd
CREATIONS MICROCOSMIQUE ET MACROCOSMIQUE La « Cabala Mineralis » et l'interprétation alchimique de la Genèse par Sylvain Matton




A Paris chez J.-C. Bailly, éditeur 1986
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ALCHIMIE, CABALE ET KABBALE

Introduction à la « Cabala Mineralis »
du Rabbin Siméon Ben Cantara



Déconcerté par les figures hiéroglyphiques d'un livre « fort vieux » que son auteur Abraham destinait « à la gent des Juifs », Flamel
partit pour « demander l'interprétation d'icelles à quelque Sacerdot
Juif, en quelque Synagogue d'Espagne ». Ainsi rencontra-t-il Maître
Canches « Médecin Juif de nation... lequel était fort savant en
sciences sublimes ».
Cette histoire, sans doute imaginaire, a un fond de vérité : elle tire parti du rôle tenu par des Juifs dans l'évolution de l'alchimie,
notamment dans la transmission des secrets ou dans l'application
de la kabbale à la philosophie hermétique. N'a-t-on pas avancé
que ce Livre d'Abraham le Juif, prétendument découvert par Flamel,
s'inspirait du Sefer Yetsira, le « Livre de la Création » attribué au
patriarche Abraham et qui est à l'origine de la mystique juive
médiévale ?
Par son attribution à un rabbin, Siméon Ben Cantara, la Cabale Minérale s'inscrit dans cette tradition.
Des Juifs, c'est incontestable, s'illustrèrent au cours de l'histoire alchimique, dès ses origines. Faut-il rappeler cette Marie ou Myriam
qui passait (à tort évidemment) pour la soeur de Moïse ? Dans les
premiers siècles de notre ère le bain qu'elle inventa domina les
pratiques gréco-égyptiennes. Zosime, qui révérait cette alchimiste,
estima d'autres adeptes d'Israël mais mythiques ceux-là : Osée,
Abraham, Isaac, Jacob, Salomon ou Moïse auquel on attribuait la
paternité d'un procédé pour doubler l'or (diplôsis). Ces inventions
figurent parmi les premiers jalons essentiels de la conquête chimique.
Bien plus tard, au milieu du XIe siècle, Paul, un Juif converti
transfuge de Byzance, promit à Adalbert, archevêque de Hambourg,
de transmuter du cuivre en or. Il s'agit d'un des rares indices de
la pénétration de l'alchimie grecque en Occident. La transmission
fut en effet rendue plus massive par l'intermédiaire des musulmans.
De ce côté, un siècle plus tard, l'un de ses coreligionnaires, lui
aussi converti, joua un rôle déterminant : Juan Hispano. Il y eu
alors de ces Juifs d'Espagne qui, pratiquant à la fois l'arabe et
nos langues vulgaires, facilitèrent la translation des textes en latin,
la langue savante.
Au Moyen Age, les membres de la diaspora chérirent particulièrement l'alchimie. La raison en est simple, fondée sur le constat

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« CABALA MINERALIS »
Réflexions sur un titre


Quinimo audi rem ridiculam, cum semel quidam et eis interrogaretur, quid esset ista Cabala ? Respondit ille fuisse perfidum quendam hominem et diabolicum, qui dictus est Cabala : et hunc multa contra Christum scripsisse, inde sequaces eius dictos Cabalistas. Jean Pic de la Mirandole, Apologia.

Après avoir cité quelques ouvrages datant du début du XVIIe siècle, l'historien de l'alchimie Hermann Kopp concluait avec une
certaine lassitude qu'en général la « Cabala » qui est annoncée dans
leur titre n'a pas laissé de traces repérables dans le texte même
des traités. Il émit alors l'hypothèse selon laquelle ce vocable affiché
dans les titres n'avait qu'un rôle publicitaire, à savoir d'attirer les
lecteurs naïfs à une époque où le mot « Cabala » était à la mode (1)
Ce grand connaisseur d'ouvrages rares aurait cependant pu noter,
au moins en bas de page, une autre explication dont la logique
serait peut-être plus conforme à la mentalité de ces hommes qui
consacraient leurs forces et leur vie à ce « noble art ». En effet,
selon leurs idées, celui qui a reçu le don de l'intelligence pour
déchiffrer les secrets de l'oeuvre a également reçu, par définition
et a fortiori, le don de la prudence pour ne communiquer aux
disciples, fussent-ils les plus doués, que les « premiers mots ». Dans
ces conditions, une allusion dans le titre peut rappeler la méthode
fondamentale à suivre et jouer ainsi un rôle considérable dans la
compréhension du traité.
Le mot hébreu qabbalâh signifie « tradition ». La littérature rabbinique emploie ce terme dans trois acceptions différentes qu'il
convient de rappeler. Dans les textes talmudiques et dans le midrash
ancien, on juxtapose comme notions complémentaires Torâh et
Qabbalâh. La première sert alors à désigner le Pentateuque de
Moïse, la seconde évoque comme tradition écrite complémentaire
les rouleaux des Prophètes et des Hagiographes. Plus tard, c'est à
l'intérieur du domaine de la Torâh orale que les docteurs de la
Loi distinguent à l'aide du terme Qabbalâh différents enseignements
traditionnels qui ne sont pour autant ni « mystiques » ni » ésotériques
». Enfin, ce mot s'enrichit d'une nuance nouvelle vers la fin

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CREATIONS MICROCOSMIQUE
ET MACROCOSMIQUE
La « Cabala Mineralis »
et l'interprétation alchimique de la Genèse



La « seconde partie » de la Cabala Mineralis du pseudo Siméon Ben Cantara paraît décrire l'élaboration du grand oeuvre à travers
une suite de figures reproduisant la création du monde selon le
récit biblique. On pourrait s'étonner de n'y trouver que quatre
médaillons (pp. 58 et 59) représentant quatre stades de la Création,
alors que cette dernière, selon l'Ecriture sainte, se fit en six jours.
Mais d'autres représentations alchimiques de la Genèse n'observent
pas non plus toujours très exactement cette division sénaire. Ainsi,
dans le Musaeum Hermeticum, la planche III du Janitor Pansophus,
seu Figura Aenea quadripartita cunctis Museum hac introeuntibus,
superiorum ac inferiorum scientiam Mosaico-Hermeticam analytice
exhibens (1), offre-t-elle deux séries de cinq médaillons. La première
série illustre les versets 2-4 de Gen. I, c'est-à-dire le premier jour,
le premier médaillon (qui symbolise Dieu au moyen du Tétragramme
placé au centre d'un cercle inscrit dans un triangle) n'étant
accompagné d'aucun verset (2). En revanche, la deuxième série de
médaillons, dont se rapproche celle de la Cabala Mineralis, respecte
bien les cinq jours restants, les cinq médaillons illustrant successivement
les versets 6-8, 9-13, 14-19, 20-23 et enfin 24-31. Ces
deux séries ont encore pour légende des extraits du prologue des
Douze portes de George Ripley.
La série des médaillons de la Cabala Mineralis ne comporte, quant à elle, aucune légende ; elle ne se réfère donc expressément
à aucun verset de la Genèse. Néanmoins, il semble légitime d'établir
une correspondance entre ces médaillons et le texte biblique, dès
là(lors) que renvoie manifestement à ce dernier la planche qui les
précède et qui figure Dieu créateur, dont le compas évoque le
verset « Tu as tout réglé avec nombre, poids et mesure » (Sag. 11,
21). Le premier médaillon représenterait alors la séparation, effectuée
au second jour, des eaux supérieures et inférieures (versets 6-
7) ; le deuxième médaillon, l'amassement des eaux en une seule
masse et l'apparition du continent (versets 9-10), qui eurent lieu
au début du troisième jour ; le troisième médaillon, la naissance
des végétaux, la création des luminaires célestes (figurés au-dessus
de ce médaillon), celle des animaux aquatiques et des serpents de
mer (versets 11-23), lesquelles occupèrent le troisième jour, le

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Fin du texte de ce document, ce document étant sujet à droits d'auteur.

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COLLECTION " MANUSCRITS "


Le manuscrit exceptionnel (exécuté à la fin du 17e siècle ou au tout début du
18e) que nous reproduisons ici est constitué essentiellement de dessins aquarellés
qui retracent les diverses opérations de l'oeuvre hermétique, à l'aide de
vases animés. Deux grandes illustrations rappellent en outre, la création de
l'univers jusqu'à celle d'Adam, suggérant que la pierre philosophale est l'émanation
du macrocosme et du microcosme, que l'alchimiste est un artifex qui
identifie son oeuvre à celle de Dieu. Ce rare ensemble de figures colorées qui
ne compte que quelques lignes de texte, se présente à sa manière, comme une
sorte de « Livre muet ». Il n'existe que deux copies de ce précieux recueil et
l'exemplaire du British Museum est certainement de moindre qualité graphique
que celui-ci. Nous avons accompagné cette reproduction, in-extenso, en
couleur et au format de l'original, de trois études sur les rapports entre l'Art
d'Hermès et la Kabbale, ainsi que sur l'interprétation alchimique de la Genèse,
dues à Jacques Van Lennep, Nicolas Séd et Sylvain Matton. Ces études offrent
une documentation indispensable pour la pénétration de cette oeuvre
majeure.


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TIRAGE LIMITE


360 F

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