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Réfer. : 0037 .
Auteur : Anonyme.
Titre : De la Nature, ou Esprit Universel, matiere de la Pierre des Sages.
S/titre : Bibliothèque du Muséum d'Histoire Naturelle.

Editeur : Mss 360.
Date éd. : 16xx .
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239
De la Nature, ou
Esprit Universel,
matière de la pierre
des sages.

Je ne m'arrête point à vous
faire l'éloge de l'esprit
+ universel, ni à en décrire+ c'est le rayon solaire,
toutes les qualités, les
philosophes en ont assez
parlé.
Je vous dirais seulement
qu'il est la nature même
universelle, et la + matière+ ne vous étonnez donc pas si les
immédiate de notre pierre,pphes disent qu'elle est partout
C'est pourquoi les pphes
ont dit avec raison
qu'elle se trouve partout,
plus abondamment pourtant
en de certains lieux qu'en
d'autres, et que cet esprit
universel de nature prend,
ou se corporifie en un
corps de + sel général,Les pphes appellent sel le produit du
Aussi bien qu'il est et du
esprit général que Philalète
appelle premier
être des sels, que les
pphes ont désigné par
@

240

pict pict
ces caractères
qui néanmoins n'est pas le
mercure du commun ou
vulgaire T. ou peut être p.
C'est ce qui a trompé
presque tous les artistes,
qui ont travaillé sur le
mercure du commun, au
lieu d'entendre notre sel
marqué vulgairement par
un autre caractère .
+ ce nitre contient l'esprit universel, ou Je crois qu'il ne vous en
âme du monde, et le en est le ma- faut pas dire davantage,
gasin : ainsi ce nitre contient l'esprit pour vous faire comprendre
solaire, duquel toutes choses subsis- que ---- c'est le + nitre
te. Ainsi il est le sel père. ou salpêtre, qui porte et
+ sel père, ou petre sel parce renferme dans son corps
qu'il se fond de lui-même par ou ventre, en plus grande
une douce putréfaction ou chaleur abondance qu'aucune
de B. M. à vaisseau clos à l'aide autre chose, le feu de vie,
de sa propre sueur ou humidité, feu, ou le de nature,
que l'on y ajoute T. de science p. qui donne la vie aux
Sel père parce qu'il est effectivement trois règnes de la nature.
le père de l'or, et de la matrice dans Mais pour notre pierre
laquelle il engendre, laquelle Il faut prendre un autre
est dans la pierre marbreuse. nitre ou salpêtre (pour
bien faire) que celui des
droguistes qui est beaucoup
altéré et âcre : mais bien
celui que se trouve tout
@

241
naturel, soit aux + cavernes+ métalliques
ou carrières, et en prendrez
une bonne quantité, et
le plus lumineux ou clair
qui se pourra trouver.
C'est ce corps de sel qui
renferme en lui ce feu
céleste, qui est envoyé au
monde et à la terre, pour
opérer des choses merveilleuses,
comme dit Hermès,
en sa Table d'émeraude,
par adaptation.
C'est lui qui fait tout
vivre et engendrer, et qui
par art devient notre
pierre, qui n'est autre
chose que ce feu multiplié.
Et qui insinué à une
simple terre + minérale+ minéral d'.
prend corps de terre ou
de sel. Et qui étant distillés
et séparés en+ celle du ordinaire est rouge
espèce de fumée + blancheet celle du métallique est blanche,
qui peu à peu séparé degrande différence qu'il faut observer.
sa terre, et mise dans
un vaisseau de terre bien
fermé se tourne en eau
+ pondéreuse ; et ce feu se+ c'est l'esprit sèche de Pontanus.
repose dans son eau, ou
plutôt dans le pore de
@

242

son eau, quand aucune
chaleur externe n'agit sur
lui, jusqu'à ce qu'il retombe
+ derechef en sa + terre pure,
+ dans l'oeuf au de L'athanor. et qu'il y soit + fixé par
une coction continuelle,
et que par son affusion
abondante, il anoblisse
+ pphique sa + terre, et la change en
une substance brillante
ou astrale : car cette
+ pphique + pierre est de sa nature
+ animé du de L. très crue, qui par son + esprit
doit être de plus en plus
rendue féconde.
Vous voyez donc par
+ minéral d'. là que la nature nous a
préparé un + corps qui est
bien de moindre prix que
l'or et l'argent, et duquel
l'âme l'esprit et le
corps de l'or et de l'argent
+ spiritualisés en sont + vivifiés, et
étant puis assemblés
+ dans l'oeuf et et unis ensemble par
l'athanor : une légère + décoction, par
notre art admirable,
+ la composition ou matière est préparé le + mercure des
pphes, qui est dit âme, esprit,
et corps, duquel immédiatement
+ L'élixir ou pphique est préparé un + sujet
@

243
admirable pour la transmutation
des métaux, Car
les corps métalliques parfaits
sont seulement les
matrices et lieux dans
lesquels cette + semence de+ poudre faite blanche ou rouge.
. ou d. doivent être
cuits, et déterminés par
la fermentation. C'est-à-dire
après que vous aurez
bien purifié votre esprit,
et engraissé sa terre propre
de sa graisse, par plusieurs
distillations et + cohobations,+ dans l'oeuf
tant qu'il donne le
signe de R. Lulle qu'il
brûle le linge ou le
coton : pour lors il est
certain qu'il est entièrement
imbibé de son feu
ou naturel, qui est la
semence de la lune, quand
il est fixé au blanc,
et de l'or quand il est
achevé de cuire ou rouge.
C'est pourquoi c'est en vain
de travailler sur les + métaux+ ou .
sans notre esprit et + permanente,+ qui sont la même chose. de Pontanus
avec laquelle il faut
joindre les corps parfaits
métalliques, autrement ils
sont inutiles et ne peuvent
être réduits en leur 1.e matière
ou .
@

244

Il nous faut donc ce sel
ou minéral ci-dessus décrit,
qui abonde plus qu'aucun
en esprits métalliques,
et en tirer les trois substances
homogènes cachées
en lui, quoiqu'il n'en
paraisse que deux. Parce
que si vous n'êtes subtil
artiste, l'âme passe avec---
l'esprit, et que quand je
dirais qu'il y a quatre
substances, je ne mentirais
pas, puisqu'il y en a deux
cachées dans le corps
fixe. Savoir l'humidité
radicale fixe, par laquelle
il coule dans le
feu comme métal, et une
siccité terrée, savoir
notre substance de sel,---
qui se coagule au froid.
Et les 2. autres substances
sont dans le corps
volatil humide, qui contient
l'esprit, qui vole
dans la distillation en espèce
de fumée blanche pondéreuse.
Et c'est pour cela
qu'elle tend en bas vers
l'humidité superflue,
@

245
dans les pores de laquelle
elle est insinué et conservée.
L'autre partie contient + l'âme+ de L. du monde, ou du soleil.
ou la comprend, qui aussi
dans la distillation apparaît
en forme de fumée
blanche très légère. C'est
pourquoi il tend non en
bas comme l'esprit, mais
bien en haut, et circuit
dans le récipient jusqu'à
ce qu'il s'enferme dans
les pores de l'eau comme
son esprit. Et se fait
pareille eau, laquelle
fumée quoi que blanche,
Morien appelle + rouge,c'est l'esprit ou qui élève l'ame de l'
parce qu'elle fait l'eauqui de soi est rouge comme .
rouge, qui se fait
facilement et par une
légère + décoction. Et ainsi+ dans l'oeuf
par le secours de la
substance + terrée aurée,+ de l'
est convertie en fumée
véritablement rouge,
c'est-à-dire en terre feuillée
véritablement rouge, et de
corail. Mais dans nos
substances ou fumées, desquelles
se fait un mercure,
il y a un excrément caché superflu,
lequel il faut séparer
@

246

parce qu'il est hétérogène.
C'est pourquoi il n'est point
compté du nombre des
substances homogènes
ci-dessus, lesquelles si
+ de la composition
vous savez bien séparer
de la composition. du + corps où elles sont
enfermées, et étant séparées
les purifier de leurs
excréments, et les réduire
étant pures en un corps
fixe, vous obtiendrez tout
ce que l'on peut souhaiter
au règne minéral par ce
moyen et pour y réussir.
Pratique.
Prenez environ cent
livres de ce sel ou minéral
ci-dessus, mis en
poudre subtile, et le
purifiez par plusieurs lotions
ou évaporations
légères, et à chaque évaporation
et lotion mettez-
la en poudre, et la desséchez
bien à chaleur
très légère. Et faites
cela jusqu'à ce qu'il ne
reste plus aucunes terrestreités
et aquosités,
+ minéral d' dit sel p. 214. et que votre minéral ou
sel flue sur la lame
@

247
sans fumer. Alors vous
prendrez votre sel mis
en poudre, avec deux tiers
de sable de rivière bien
lavé et desséché, ou plutôt
de petits cailloux
blancs desséchés (mais je
vous avertis qu'à chaque
dessiccation qui peut être
plus forte qu'il ne faut,
que plusieurs couleurs
n'apparaissent citrines
ou rouges : mais qu'elle
demeure toujours en
poudre blanche très subtile).
Et puis en mettre
dans des retortes bien
lutées un tiers ou environ
de notre dite poudre, avec
deux tiers dudit sable,
pour empêcher la fusion.
Que les retortes soient à
long col, en sorte que le
col de ladite retorte entrant
dans le milieu
du ventre du récipient
très bien jointe, afin
que vous puissiez remarquer
les fumées qui sortent.
Cela fait que la
retorte soit mise dans
un fourneau distillatoire,
et que la flamme environne
@

248

la retorte, et que peu à peu
elle devienne ardente,
jusques à ce que les fumées
blanches tant premières
que dernières tombent
entièrement. Ce qui ne se
peut faire commodément
si le fourneau distillatoire
n'a un chapiteau
de forme oblique, percé
dans la partie supérieure
avec une ouverture et trous
assez amples, par lequel
on puisse mettre des charbons
sur la retorte, et
à l'entour, et que les charbons
puissent être allumés
par les autres qui sont
ardant dans le milieu
du fourneau. Aussi ce
chapiteau percé, afin que
l'on puisse passer le col
de la retorte enduit de
lut très fort et nouveau,
afin que la chaleur ne
puisse passer vers le récipient,
autrement il casserait
et on perdrait notre eau
précieuse, trésor de tout
@

249
le secret, ou à tout le
moins il s'échaufferait
tellement, que par sa chaleur
l'esprit très sec de sa
nature, et très subtil, s'évanouirait
auparavant,
qu'il fût changé en eau.
Et afin qu'il y passe
plus promptement, et se
:mercurifie : j'approuve fort
qu'on plonge le récipient
dans l'eau froide comme
dit le Filet d'Ariane.
Néanmoins prudemment,
de peur qu'il ne se casse,
par son poids, ou plus
fort par celui des choses
que l'on mettrait dessus
pour le tenir dans l'eau.
Mais après que par notre
très forte distillation toutes
les fumées ont passé
dans le récipient, il faut
encore augmenter le feu
très fortement durant trois
ou quatre heures, afin
que tout ce qui est d'hétérogène
resté dans la chaux,
soit brûlé enfin. Et s'il
reste encore quelque chose
de feu et âme, ou de la fumée
@

250

rouge et blanche très légère,
sorte par un tel feu et de
la dernière violence, pour
lors il faut laisser éteindre
le feu, et tirer ensuite le
récipient avec l'eau, et le
bien boucher, de peur que
les esprits qui sont la vie
de l'eau ne s'envolent. Mais
la chaux, qui a resté au
fond de la retorte est
d'une couleur noire ou
pourprée obscure. Si elle
a souffert un feu fort
et convenable, ou d'une
rouge couleur s'il est
médiocre.
Et la faut exposer à
Jupiter froid nuit et jour,
durant quelques jours, afin
que par sa siccité elle
convertisse l'esprit insinué
à la rosée, et aux rayons
du soleil et des étoiles
en sa nature, et le cuise
par son feu particulier
intérieur pour l'essence
de l'esprit cru métallique.
De laquelle chaux étant
dissoute il en faut ôter
@

251
les hétérogénéités avec de
l'eau commune, de pluie,
ou autre. Que rien ne
demeure au fond du vaisseau
non dissout, en
forme d'hypostase, que
vous filtrerez, purgerez
et évaporerez, et dessécherez
en poudre très blanche.
Laquelle étant bien
desséchée, la remettre dans
la retorte comme auparavant
bien lutée, et la distillerez
par la même voie
et méthode que devant,
et avec un feu plus fort
que faible jusqu'à ce que
les esprits viennent entièrement.
Que vous aurez
plus abondants dans cette
seconde distillation que
dans la première, et dans
la 3.e que dans la 2.e
et dans la 4.e que dans
la 3.e et ainsi de suite
jusqu'à ce qu'il ne reste
plus de matière dans la
retorte, et que tout soit
converti en esprit. Par
ce que l'esprit étant attiré
autant de fois qu'il est
@

252

puisé, il se dessèche de
plus en plus, d'où de plus
en plus il attire l'humidité
de l'air, qui est l'essence
radicale de tous les éléments,
duquel seul il se réjouit
et étanche sa soif. Et
ainsi dans ce corps est
cachée notre fontaine
ou source perpétuelle
d'esprit métallique, qui
est certainement un secret
admirable de la
nature même. Lesquels
esprits il faut garder
soigneusement, parce qu'ils
sont la vie de la terre
et la terre ou chaux sans
ces esprits est inutile,
puisqu'elle n'a point
sans eux aucune pénétration,
à cause de son épaisseur,
laquelle subtilisé
l'élixir doit avoir principalement
ou la teinture
des philosophes, que
vous ne pouvez avoir
d'aucune autre chose
que des esprits réunis
purement à la terre
pure.
Dans le commencement de
l'extraction de ces esprits,
nous prenons beaucoup
@

253
de ce minéral, et en tirons
l'esprit comme nous avons
dit, par plusieurs retortes,
afin que nous en ayons
une suffisante quantité.
Et que nous purifions
l'esprit avec sa propre
terre, de laquelle il a
été tiré. Et dans cette
purification il passe
véritablement en corps
aqueux, par l'aide et le
secours duquel, nous
ouvrons les pores de la
pure terre métallique.
Et la terre métallique
sèche dure et infertile,
pour lors rend ou jette
sa semence ou teinture
sur ou dans ce corps
aqueux, et deviennent
tous deux métallique
de la nature. Lequel ensuite
nous dissolvons
derechef avec la même
eau par une très légère
coction, et cuisons jusques
à ce qu'enfin il devienne
un corps + auré volatil+ esprit animé
que derechef nous dissolvons
et cuisons avec la
même eau par une très
légère + coction, et un feu+ dans l'oeuf
très doux, et continuel,
@

254

jusqu'à ce qu'il s'accoutume
à la rigueur du feu, et soit
fixé en une poudre très
rouge. Le secret de tous
les secrets, et c'est la terre
très pure des philosophes,
laquelle nous connaissons
très pure par la vertu
de la projection, et qu'aucun
feu ne la peut
corrompre ni altérer.
Mais cette terre coule
dans le feu comme de la
cire ou beurre, et ne
craint aucune violence
de feu, elle est très
douce, et claire comme
cristal, et convertit
tous métaux en pur or,
et les corps malades ou
infirmes en parfaite
santé. Car pour lors elle
a acquis la dernière pureté,
et est le véritable
or ou argent des pphes,
et leur teinture, la
fontaine de vie, et leur
dernier baume.
Il faut remarquer que
le régime de la pierre est
qu'après que vous avez
séparé de la terre tous
@

255
les esprits, on fait voir
pour lors qu'elle est noire
et morte, brillante de
fils argentés et marques
blanches.Et que vous l'avez
nettoyée entièrement de
toute noirceur et fèces
des éléments, par les filtrations
et évaporations
plusieurs fois réitérées
avec une grande ignition,
jusqu'à ce qu'elle parvienne
à une couleur + blanche+ élixir blanc ou rouge
ou rouge, et claire.Qu'on
fasse la conjonction de
ces trois, savoir de la
terre, de l'âme et de l'esprit
bien purifiés auparavant
de toutes aquosités
superflues, en un
certain poids et mesure
que l'expérience vous
enseignera suivant
leur coagulation. Et
cuisez pendant un mois
par le régime d'un feu
continuel, assez fort et
âcre (je vous dit du feu
interne), jusqu'à ce qu'ils
soient dissout, et ce qui
est dissous pur, il faut
le cuire par un feu très
léger, jusqu'à ce qu'il soit
coagulé, et teigne.
@

256

C'est ici la voie la plus
courte de toutes, elle
a besoin d'un artiste
ingénu et subtil.
Mais l'autre voie qui
a été enseignée de tous
les pphes est bien plus
périlleuse, et se fait en
cette manière.
Prenez les esprits crus
purs et clairs, et en abreuvez
peu à peu la terre
crue et sèche par 3. ou
4. très légères calcinations,
jusques à rougeur, purifiée
de ses ordures jusqu'à
ce qu'elle se dissolve
entièrement à feu humide,
très tempéré, et que les
esprits même par fluidité
aqueuse puante et
chaude avec la même
terre soient changés en
une humeur noire comme
de l'encre, que vous cuirez
avec le même feu, et
séparant cependant de
huit jours en huit jours
au plus tard l'humidité
superflue, jusqu'à ce
qu'il soit teint à la
superficie de plusieurs
@

257
et diverses couleurs. Lequel
corps diversifié de
diverses couleurs vous
cuirez continuellement,
jusques à une parfaite
blancheur qu'il acquerra.
Et quand il aura
acquis ce blanc vous
le cuirez jusqu'à ce qu'il
devienne citrin, et ce
citrin jusqu'à ce qu'il
devienne rouge, et ce
rouge jusqu'à ce qu'il
soit sec, clair, et fluant
comme de la cire, et fixe
comme métal très parfait.
Cette voie est très longue
et demande presque deux
ans.
! Cherchez donc notre image.
! sel ou corps minéral et
! vous trouverez en lui
! la véritable eau, si homogène
! aux métaux,
! avec laquelle vous tirerez
! le pur centre métallique,
! et l'or et l'argent
! vivant des pphes.
@

258

@

259
Notez que la putréfaction
est entièrement requise
pour la purification et
pénétration de nos arcanes,
d'autant qu'elle
unit l'esprit volatil en
grande quantité à sa
matière onctueuse fixe,
afin que l'esprit volatil
ainsi uni en abondance,
porte avec lui
en l'air l'autre esprit
+ fixe ou matière onctueuse,+ de l'or.
et purifiée très
parfaitement de tout
excrément, et par ainsi
aie acquis une grande
faculté de pénétrer. Car
par cette manière ils
obtiennent tous deux ces
choses. Je dis tous deux
parce que l'esprit volatil
a besoin de + sept distillations+ rectifications de l'esprit extrait du
après sa putréfaction,minéral re après sa putréfaction
pour être nettoyénaturelle et douce.
ou purifié. Tout de même
que l'esprit + fixe+ De l'or.
ou matière onctueuse,
a besoin de calcinations
@

260

souvent réitérées, et de
dissolution dans une eau
+ c'est l'esprit rectifié très + pure, afin qu'elle soit
privée de toutes hétérogénéités
dans toutes
ses parties, avant que de
les conjoindre, et qu'elles
+ dissolution qui rend l' noir comme devienne un par la
charbon sans feu en poudre noire putréfaction et sublimation,
qu'il faut laver. parce qu'elles ne se
peuvent unir étant impures.
Mais je vous avertis
encore qu'avant qu'elles soient
distillées, que l'esprit
doit être peu à peu infusé
sur la terre de laquelle
il a été tiré, et
être fomenté par une douce
chaleur jusqu'à ce qu'il
ait dissout toute la terre
sur laquelle il a été
infusé. Et jusqu'à ce que
l'esprit qui est contenu
entre les pores de l'eau
minérale ait reçu un
corps d'eau et devienne
eau, et que l'un entre facilement
dans l'autre par
une légère chaleur extérieure
qui les échauffe, et
leur aide, afin qu'ils se
pénètrent davantage et
deviennent un, différent
des deux. Car la matière
@

261
onctueuse est trop crasse,
et son esprit trop subtil.
Ainsi d'une chose
trop épaisse et d'une
trop subtile, il se fait
une substance aqueuse
moyenne, qui peut être
traitée chimiquement,
et ainsi être dénuée
de tous excréments, afin
que derechef cette
nouvelle substance
aqueuse très pure soit
jointe à la matière
onctueuse pareillement
très pure, et qu'ils produisent
entre eux le fils
du feu, et le de nature
qui est une substance
non aqueuse, mais
terrée, ignée, volatile,
semblable à des feuilles
d'argent et d'or, d'une
fusion très facile,
plus semblable à de
la cire très blanche brillante
qu'à de la substance
--- métallique de laquelle
on compose immédiatement
la pierre
physique, et l'arcane
de tous minéraux.
Mais vous remarquerez
que dans notre travail
@

262

il se fait quatre sortes
de putréfactions. La 1.e est
lors que l'on extrait par
une forte distillation
notre esprit volatil de
+ minéral où est la pphique notre + matière onctueuse
fixe. Mais cette extraction
ou distillation est putréfaction,
parce que pendant
que l'esprit et l'âme sont
+ de l'or pa. tirés de la + matière, notre
matière meurt à sa manière,
est est corrompue
et paraît noire.
La 2.e putréfaction sera
lorsque l'esprit volatil
est tiré, qui est dit vent---
de terre, entre les pores
de l'eau avec laquelle
il a sorti, et étant détenu
comme on dit, il est
derechef conjoint à sa
terre, afin qu'il reçoive
un corps d'eau pour sa
purification. Et cette
putréfaction apparaît
noire comme la première,
mais la 1.e est dans le sec,
et celle-ci se fait dans l'humide.---
La 3.e putréfaction sera
pendant que cet esprit volatil
et vent a été fait
eau et grandement dépuré
et réuni avec sa terre
@

263
pareillement très dépurée,
afin que l'un par l'autre
engendre le de nature,
ou la terre feuillée.---
Pour lors cet esprit
passe de l'être aqueux
humide volatil en être
de feu terré volatil,
et c'est pour cela qu'il
meurt, et toute la composition
paraît noire
auparavant que cela se
fasse, comme dans les précédentes.
Mais la 4.e et dernière
putréfaction des arcanes
chimiques, sera pendant
qu'en cet esprit igné terré
fixe et non volatil,
sa couleur noire paraît
derechef.
C'est pourquoi donc la putréfaction
n'est autre
chose, qu'une certaine
coction très légère de
cette substance onctueuse
volatile et infixe, qui
par calcination a été
tirée par distillation sur
la terre fixe onctueuse,
afin que l'esprit invisible,
qui ensemble passe
avec l'eau en espèce de
@

264

fumée et exhalaison
sèche, devienne eau et
vapeur humide onctueuse,
matière immédiate des
métaux, autrement on ne
la pourrait traiter, s'ils
ne paraissaient en vapeur
onctueuse et eau pondéreuse,
et à cause de sa
promptitude propre à
s'évanouir, et à cause de
quoi il est appelé vent,
par Hermès. Jugez par
là, combien il est difficile
de resserrer et coaguler
le vent, ce qu'il faut
pourtant que vous obteniez,
auparavant que
vous puissiez voir
quelque chose de véritable
et profitable, et
que le vent cesse dans
le microcosme, l'eau
tombant sur sa terre.
Ainsi notre vent cesse
et notre eau est congelée,
tombant sur notre terre.
ce qu'ont voulu insinuer
plusieurs chimistes par
ces paroles très obscures.
Le dragon ne meurt point
si ce n'est avec son frère
et sa soeur, c'est-à-dire
@

265
l'esprit volatil n'est point
congelé, et ne passe point
en vapeur ou eau minérale,
sinon avec
l'esprit humide fixe
aqueux et terré d'un chaud
igné, lequel esprit volatil
est dit vent, et
dragon volatil, et se repose
dans sa terre. C'est
pourquoi les chimistes
crient souvent la nature
se réjouit de sa nature,
nature contient nature,
nature surpasse et lie
nature.
Donc sans cet esprit volatil
qui est dit vent
et dragon volatil et terre,
ou cette matière onctueuse
de laquelle ce vent a
été tiré, la + putréfaction+ dans l'oeuf.
ne pourrait être faite.
Dans cette seule annotation
vous y pouvez
comprendre toutes les
autres opérations, comme
la solution qui se fait
comme on a dit par les
sublimations, imbibitions,
et distillations ci-dessus
des substances volatiles
et fixes, pour en faire le
mercure des pphes, en imitant
la nature, qui procède
de la même manière.
@

266

Car la terre froide et sèche,
de toutes parts poreuse,
resserre l'air dans ses pores,
qui pleins d'esprits minéraux
par la froidure de
la terre est condensé ensemble
avec les esprits
en eau, cette eau est portée
sur la matière onctueuse
métallique, et la dissout,
et ils s'unissent tellement
l'une et l'autre, qu'ils ne
peuvent plus après leur
véritable union être séparés,
et par ainsi engendrent
le véritable et naturel
métallique
incombustible rouge ou
+ L'esprit blanc, selon la coction
animé qu'a souffert + l'eau minérale,
+ la pphique et + matière onctueuse
métallique.
Pour donc imiter la
nature, Il vous faut dissoudre
la terre de votre
sel ou minéral avec son
eau ci-devant décrite, et
les mettre dans un vaisseau
de verre bien fermé, et chauffer
avec un feu très doux
pour le convertir enfin
en eau, par un fréquent et
réitéré arrosement de notre
@

267
eau. Et ainsi l'esprit ne
peut plus s'évanouir
que l'eau même ne
s'évanouisse, d'autant
qu'il est uni à sa terre,
et sa terre changée en
eau. C'est ici la véritable
--- mesure des pphes,
et la très véritable
eau minérale, de laquelle
est immédiatement
procrée le métallique,
avec les corps parfaits
dissout dans cette eau
ou comme nous disons
dans la sublimation.
Convertissez les éléments
et ce que vous cherchez
vous le trouverez, changez
la terre en eau, et
l'eau en terre, et vous
aurez accompli le magistère,
comme disent
les pphes, la première
conversion est parfaite
par la calcination, putréfaction,
solution, distillation,
et sublimation,
mais la dernière conversion
se fait par l'union
et fixation.
@

268

La nature ne peut faire
d'elle-même notre grand
secret, sans le secours
de l'artiste. C'est pourquoi
il est nécessaire qu'il prenne
notre minéral qui
conduit à la composition
+ pphique de + l'or : non qu'il veuille
faire l'or, mais qu'il
aie une matière prolifique
d'or, du sein
même de la nature,
et qu'il la purifie tant
qu'il pourra en la distillant
7. fois ou plusieurs
fois. Certainement
c'est une chose étonnante,
que dans un très petit
sujet est caché notre
admirable Q. ess. qui ne
paraît point qu'elle
ne soit dépouillée de
ses excréments. Car auparavant
que notre
minéral soit travaillé
et purifié, ce n'est qu'une
masse ou cahos indigeste
minéral dont à
peine de 100. on tirevérité
une livre d'esprit pur,
qui est dit l'âme, l'huile,---
@

269
et teinture des pphesou il est animé du de L.
et une autre livre de
+ substance fixe. Ces 2.+ pphique, terre épouse de L
substances bien purifiéesspiritualisé.
vous suffisent pour
le secret des minéraux.
Mais il vous faut
subtilement séparer
de ces deux substances
ou nature de sel, un
excrément fixe qui vous
restera au fond du
vaisseau en forme
d'hypostase, qui n'est
point de la nature
de notre sel, et par conséquent
indissoluble. Qu'il
faut séparer par le
filtre, ainsi que de ses
excréments onctueux qui
surnagent l'esprit, qu'il
faut ôter avec une
cuillère, et sont les
excréments des minéraux,
qu'il faut séparer
soigneusement, car ce sont
eux qui retarde la
perfection des métaux
que la nature ôte des
--- minières par sublimation,
desquelles est fait le commun.
@

270

C'est ce qu'il faut séparer
de nos arcanes,
ce qui est facile parce
que dans les distillations
il surnage l'eau, ou comme
de l'huile ou petite
+ sale farine qui est sur l'esprit. + peau graisseuse à peu
poudre noire qui est sur la dissolution de l'. près, tous les deux se
et farine blanche qui se forme toujours peuvent facilement séparer
sur la pphique, lesquelles il faut ôter par le filtre, afin
par lotions minérales. que l'eau seule brille
entièrement. Car après
que cet excrément onctueux
ainsi que les autres
terrés et aqueux ont été
séparés, la distillation
est accomplie, afin que les
autres opérations soient
achevées, entre autres la
sublimation, qui sans la
précédente distillation
ne peut être faite. Car
le corps ne reçoit point
les esprits immondes, ni
les esprits un corps impur,
c'est pourquoi il
faut qu'ils soient tous
deux très purs, afin qu'ils
s'unissent les uns aux
autres, et qu'étant unis
ils soient ravis en haut---
pour acquérir la dernière
@

271
pureté.
Enfin tirez la + racine L'esprit ou sel du minéral re.
du centre des minéraux,
et en exprimez le + suc,La ou pphique
et le purifiez, et en
arrosez sa + terre pure.+ l'or
Il s'élèvera en peu de
temps un très riche arbre,
orné de fruits + d'or+ blanc et rouge
et d'argent qui ne peut
jamais provenir de
notre racine, qu'il ne
soit auparavant + dépouillé
de sa dure+ par la spiritualisation
écorce. Et cela se fait
comme j'ai dit par plusieurs
+ calcinations, + solutions,+ sans feu. + l'or.
et + inhumations,+ avec la pphique son épouse.
distillations, et enfin par
la sublimation, par laquelle
seule opération
tous les excréments sont
séparés. Car pendant que
la terre monte + au ciel+ dans l'oeuf.
et qu'elle imite les
astres par la splendeur
de sa substance, et que
son corps brillant auquel
on ne trouve plus
aucune tache originelle,
car ce qui est impur
demeure en bas, ne pouvant
être porté en haut,
@

272

ce qui ne ressent point
la nature et essence de
notre mercure, d'autant
qu'ils ne peuvent être
unis. Aussi ce mercure
ne peut passer par les
airs, mais demeure au
fond en forme d'une
poudre très déliée, qui
se dissipe par un vent
léger en atomes, pourvu
qu'il ne demeure en
eux aucune chose de
mercure fixe non dissout
et inaltéré par le mercure
volatil, pour lors s'il
reste encore des excréments.
Laquelle masse de sel
à peu près fondu ayant
beaucoup de graisse ou
d'onctuosité, à cause de
quoi ces excréments s'attachent
les uns aux autres,
et constituent une
masse au fond du vaisseau,
d'où il faut ensuite
réinfuser du mercure
volatil, sur cette masse
grasse, jusqu'à ce que
l'on ait ôté toute sa
graisse, et qu'elle soit élevée
dans les airs ensemble
@

273
avec le mercure volatil
en manière de feuilles
de talc clair, ou feuilles
argentées qui sont
dits par les pphes de
la nature.
Enfin la sublimation
est le dernier broiement
pphique, car par elle
tout ce qui est de la
vie dans la masse du
mercure fixe est passée
en haut, et est séparé
de sa mort, c'est-à-dire
de tous excréments qui
sont contenus dans
le sperme ou le poids
des éléments qui sont
dits morts, parce qu'ils
empêchent et suffoquent
les actions, facultés,
et vertus propres et
innées qui résident dans
notre mercure. C'est pourquoi
réinfusant plusieurs
fois et par plusieurs
ascensions et
distillations de notre
mercure volatil sur son
corps ; cette masse fixe
peu à peu est dissoute,
et mêlée avec son .
@

274

volatil, et monte ensemble
avec lui, laissant
au fond du vaisseau ce
qui n'est point de sa substance,
qui constitue ses
excréments, comme on
a dit ci-devant. C'est
cette graisse ou épaisseur
élémentaire qui conjoint,
ou plutôt qui
constitue une continuité
dans les trois règnes,
elle périssant, tout
périt, et la continuité
de toutes choses est détruite,
et tant plus
elle est ferme et compacte,
et tant plus les
choses le sont. Mais si
par la chaleur ou par
le froid, cette graisse est
consumée, incontinent
les mixtes sont résout
en atomes. C'est donc
avec raison que l'on a
inventé ce broiement
dans la sublimation
physique par toutes
les préparations ci-dessus,
d'autant que par elle
cette graisse qui constitue
la solidité et dureté
dans le mercure fixe, est
@

275
rongé et porté en haut,
savoir le mercure fixe
avec le volatil, ce qui
se fait de la même
manière dans les minières
(ou minéraux) par
la nature. Et ces deux
renferment toute la
nature métallique ou
minérale, savoir le
volatil, et le fixe
et permanent, et que
quand ces deux renfermés
dans notre petit
sujet sont pris et assemblés
dans leur pureté,
et séparés de toutes
fèces élémentaires, c'est
une chose incroyable
de la promptitude
avec laquelle ils agissent,
et de la subtilité
de pénétration avec
laquelle ils entrent
en tout corps métalliques.
Et ils communiquent
aux métaux leurs énergies,
facultés, et actions,
et par leur feu (tacite
toutes fois très fort)
de séparer les parties
hétérogènes des métaux,
qui corrompent leur
perfection.Et ainsi
@

276

ce qui est homogène au
métal et changé en
or, comme à sa fin dernière,
à laquelle il
n'avait pu de lui-
même parvenir par
les empêchements du froid,
tant de la terre, de l'air,
que de l'eau, condensant
la nature métallique,
et empêchant
la faculté séparatrice,
ou enfin par l'abondance
des excréments
qui auraient suffoqué
son petit feu naturel,
source de sa future
perfection. Ce que les
anciens voyant, ils
auraient jugé à propos
de débarrasser ce
petit feu de toute matière
crasse, et de tout
excrément terreux, aéré,
et aqueux, et comme
quasi éteint dans ses
ordures, et de le réveiller
en atténuant la matière
où il est enfermé. Et
lui ajoutant un plus
grand plus abondant et
semblable petit feu,
@

277
qu'il ne renfermait dans
son corps.
Enfin les Philosophes
par leur art ont séparé
ce feu de sa nature
pure, et ils l'ont eu pur,
lequel ensuite ils ont
fait fixe et permanent,
c'est-à-dire méprisant
les forces et puissances
de quelque feu que ce
soit, comme un or très
pur.
Ainsi a été inventée
et trouvée notre pierre
pphique, d'une si grande
vertu et efficace, qu'elle
réveille et ressuscite presque
toutes choses éteintes
par son + nectar vivifiant.+ son esprit.
Et les faisant ressusciter
les conserve pendant
un long temps, exemptes
de toutes corruptions
et de tache élémentaire.
D'où nous pouvons
conclure que notre pierre
pphique est permanente,
comme nous avons dit,
et par conséquent, qui
purifie affermit et revivifie
toutes choses.
Enfin cherchez donc
ce pur composé formé
@

278

de l'épaisseur et sperme
des 4. éléments, que
vous devez tirer du
+ composition centre de notre + minéral,
et le sublimer en très
pur soufre de nature
tant désiré, d'où commence
toute alchimie,
et duquel vous ferez
facilement or et argent.
Et les ayant, le reste
du travail n'est plus
que jeu d'enfants, et
ouvrage de femmes, comme
nous allons dire
en commençant par
la première partie
de sa fixation, qui est
l'union, de laquelle
je ne vous dirais autre
chose, sinon que
tous minéraux de
quelque genre qu'ils
soient, par plusieurs
calcinations et distillations
réitérées, mis
auparavant dans
des vaisseaux distillatoires
par une et
même opération, que
+ L'esprit. + l'esprit minéral volatil
soit tiré, et que
+ L'âme de l'or. et la pphique. l'esprit + fixe qui est
l'humide radical fixe
ou matière onctueuse
@

279
+ métallique ou + minérale,+ de l'or ou argent.
après qu'il est privé + de la ou pphique
de son esprit volatil,
qu'il soit pareillement
+ purifié,+ purification de la ou pphique.
de tous excréments qui
répugnent comme
hétérogènes à son
essence naturelle, et
------- originelles.
Ainsi par la seule
distillation, qui se
fait fort commodément
dans des retortes bien
lutées, on obtiendra
notre + eau chimique+ L'esprit
et notre + or. Desquels+ or purgé
purs et + nets on pourra+ rectifiés et purgés
en faire la première
union, afin que de
cette conjonction on
puisse + sublimer + l'or.+ spiritualiser L et le réduire en se 1.e
Lequel ensuite sublimématière ou dont il est né.
par une + septième
sublimation, en fassiez
la 2.e et dernière
avec son eau, et aussi
par une 7.e sublimation
sont nettoyées
toutes ordures et parties
hétérogènes, pour
enfin mettre notre
arcane à + Vulcain+ au feu de l'Athanor.
seul, en un temps (ou
repère) convenable pour être
@

280

accompli par la coagulation,
dont on va
parler.
Il faut donc avoir
une bonne quantité
de notre mercure bien
purifié, que vous
obtiendrez par une
+ 7. rectifications de l'esprit ou sèche. septième + distillation,
et que vous connaîtrez
pareillement
par le goût, la vue
et le toucher. 1.nt il
est d'un goût doux
âcre, comme si c'était
du suc de pommes de
grenade, un peu doux
toutefois un peu
plus âcre. Il y a
outre la douceur et
cette grande âcreté
une certaine force
ignée dans cette liqueur,
comme l'aigre
de soufre tiré par la
campane rectifié, et
une quinte essence
de vin longtemps circulée,
et imprégnée
d'esprit de soufre ; et ce
qui touche la vue,
autour de notre liqueur
précieuse c'est une
liqueur claire, tenace,
de substance glutineuse,
fort semblable
@

281
à un corps épais ou
d'huile. Or par le
toucher vous apercevrez
un poids très
pesant, comme métal
dissout et réduit en
eau. Après que le philosophe
artiste a
connu touts ces indices
dans sa liqueur,
--- tirée de la partie radicale
volatile minérale,
il est pareillement
nécessaire qu'il
reconnaisse les qualités
de la partie radicale
+ fixe, par lesquelles+ pphique
sa pureté
et perfection sont
connues. Dans laquelle
partie + fixe
ou + terre le + grain+ L'or spiritualisé.
doit être semé, et
planté : c'est-à-dire
notre liqueur et eau
minérale doit être
putréfiée et enfin
se fixer, et tous
deux devenus
soufre de la nature,
duquel immédiatement
avec la même
eau se fait cette + pierre+ composition.
physique, et
+ teinture très célèbre+ élixir
des philosophes.
@

282

Nous connaissons la
pureté de notre partie
+ ou pphique. fixe + radicale, et propre
à notre oeuvre
par plusieurs indices
de sa perfection, symboles
et caractère de
pureté, entre autres lorsque
dans la dissolution
+ esprit animé du de l' avec son + eau, que ces
substance et eau liquides
ne laissent aucunes
fèces dans le fond
du vaisseau, après ce
rapport, ni aucuns
atomes voltigeants
par le milieu de l'eau,
et ne troublent sa
clarté, mais que tout
persiste clair, et que
l'eau même entre ses
pores ne paraisse rien
amasser de substance
solide, sinon que l'eau
n'ait été faite rouge.
Secondement que dans
la dissolution + l'eau
et la + terre soient tous
deux ensemble mêlés
et empâtés comme si la
terre était une glu, ou
certaine gomme, et c'est
là la véritable gomme
de notre eau. 3.nt qu'il
@

283
ni ait aucun bruit ni
force ou violence en
les conjoignant tous
deux. Et la + terre est dissoute+ L'or.
dans son + eau peu+ esprit
à peu par une très légère
chaleur, comme
la glace dans l'eau
chaude, ou le beurre
dans l'huile chaude :
Il s'ensuit qu'il ait
un poids très pesant,
comme un métal très
parfait. Tout cela connu,
ne craignez pas
à faire votre + unionComposition de l' spiritualisé ou esprit
et pour la bien faireanimé du de l' avec la .
il faut avoir gardedont le poids doit être plus grand pour
au poids des deuxqu'elle dissolue l' par l'esprit qui
parties, savoir de l'humidelui est uni.
liquide et forme
d'eau minérale. Elle
doit être plus abondante
en qualité et poids,
que notre substance
sèche, rapportant la
forme de sel très pur,
par plusieurs raisons.
Entre autre que si la sèche
était en plus grand
poids que la partie
humide, il ne se
ferait aucune corruption
ni noirceur dans
notre secret, laquelle
@

284

si elle ne se faisait, il
serait impossible de
faire la conjonction des
deux humides, et union
radicale. Or la corruption
ne se ferait
point, d'autant que la
partie sèche (qui a sa
nature de sel) ne se
peut corrompre tant
à cause de sa siccité
qu'à cause de sa forte
coagulation et union
des parties, qu'elle a
reçue dans la sublimation,
à cause de quoi
elle résiste à la corruption,
et je dirais encore
que la corruption ne
se fait que par l'humide,
à cause de quoi
le sec est dissout, et
dans la dissolution
il soufre corruption,
d'autant que les parties
de l'humide pénètrent
les parties du sec, et
à leur tour ont donné
l'action de l'humide
sur le sec, laquelle
action ne peut être
faite sans passion du
sec, et tous deux sans
corruption qui tend à
nouvelle génération.
L'on peut demander
ici quel poids on doit
@

285
garder en ces 2. parties ?
à cela on peut répondre
que je crois que le poids
consiste entre les limites
d'un poids de partie
sèche entièrement dépurée
et sublimé, jusques
à dix ou douze
de la partie + humide+ sont les 2 es. L' volatile ou esprit
pareillement dépuréeet La fixe ou épouse de l' spiritualisé
au dernier degré parqui n'est pas la 12e partie du total
sept distillations, sansdes 2 autres substances.
aucune atteinte ou
blessure de la vertu
générative, tellement
qu'un poids puisse
être conjoint de la
partie de notre terre
feuillée, avec à tout
le moins trois poids
au moins de la partie
humide, ou de notre
mercure. Et depuis ces
trois poids jusques à
dix poids de la partie
humide avec une partie
de la partie sèche.
La conjonction et coagulation
de nos mercures
se peut bien faire,
mais pour lors la coagulation
et fixation de
notre secret se fait
plus tard. C'est pourquoi
les pphes ont dit, qu'il
parfaisaient leur secret
@

286

les uns en deux mois, les
autres en un an, les autres
en deux ans, et le tout
+ vérité + dépend des poids de l'humide
avec la sèche partie.
Mais le secret de
toute la célérité à faire
notre arcane pphique
consiste dans le mercure
rouge volatil, qui est
la teinture physique
tirée de notre soleil,
c'est-à-dire du soufre
de nature tourné par
l'action du feu en rouge,---
que s'il est dissout
avec son eau, mercure
du soleil ou sa teinture,
et imprégné de
son sang pour le moins
de trois poids, et
avec un feu très doux
continuel, et tous deux
dans l'athanor physique,
entre deux mois,
ou plus promptement
tout l'arcane sera
achevé et accompli.
Car une petite partie
de notre soleil physique
avance beaucoup
la coction et fixation
de notre eau crue, et
@

287
volatile, lequel notre
or physique étant cuit
et fixé, cuit et fixe
promptement les parties
crues de notre eau
minérale. Ce qui toutefois
ne se pourrait
faire sinon par un
trop long temps, si
ce n'était notre soleilLe a son . L' lle a le sien, l'esprit
qui par son feu internea le sien.
aide à l'autre feu interne
de l'eau mercurielle
qui lui est semblable,
pour une plus prompte
fixation. D'où les pphes
ont dit, qu'il y a dans
le mercure tout ce que
les philosophes cherchent.
ce que toutefois il faut
entendre du mercure imprégné
--- de la teinture du
soleil, parce que tel mercure
est leur vrai mercure.
D'autant que la partie
fixe par son feu interne
consume une certaine
humidité aérienne,
qui vient toujours à
notre eau mercurielle,
et qui empêche sa fixation.
Et les philosophes
ont appelé cette humidité
--- l'urine de notre enfant.
@

288

que les pphes ont conseillé
d'ôter avec grand soin.
C'est pourquoi les pphes
ajoutent souvent à l'eau
mercurielle quelque poids
de notre terre fixe, s'ils
désirent de voir une prompte
fixation et coagulation
de l'arcane
physique, et une perfection
de l'oeuvre.
Enfin les Philosophes
ont dit qu'ils ne peuvent
pas faire leur mercure
sans or ou argent, mais
il faut entendre que
notre or ou argent ne
sont pas ceux du vulgaire,
+ spiritualisés mais bien les + vivants,
et ceux des dits pphes
qui sont tirés de leur
mercure même, et de ses
entrailles, et c'est la partie
fixe de leur mercure qui
est double, savoir rouge
qui est leur or vivant,
et blanc qui est leur
argent vivant, d'où ils
sont appelés par les philosophes
leur or et leur
argent vivants, quoique
toutefois en leur essence
c'est sel, et ont toute
la nature de sel : car
@

289
lorsque ce sel a atteint
le sixième degré de
perfection, et a été poussé
à une grande blancheur,
pour lors il est
dit argent. Mais lors
que le même sel a
atteint le septième et
dernier degré de perfection
et de coction, alors
il est dit or.
Il faut donc que ces
deux parties à savoir
la + fixe qui est mâle,+ L'or
qui doit être dissoute
par la + volatile qui est+ L'esprit
femelle, dont de celle-ci,
les uns en mettent dix
parties sur la fixe, les
autres sept, et les autrespoids
quatre ; mais je crois
qu'il en faut mettre autant
qu'il faut pour
dissoudre la partie fixe,
et ensuite par une
coction continuelle que
la partie volatile soit
coagulée par la fixe :
car si vous mettez une
trop grande quantité de
partie volatile la coagulation
sera retardée.
Pour moi je n'ai point
observé de poids, mais
@

290

j'ai conjoint les matières,---
et ai dissous la partie
fixe avec une plus grande
quantité de volatile,
et ensuite au bain-marie,
ou à feu très doux
de cendres, j'ai tiré la
partie superflue de la
matière volatile, jusqu'à
ce que je voie la
matière tendre, visqueuse
et fort noire. Pour
lors j'ai scellé fermement
le vaisseau et puis le
laisse cuire.
Il y a encore un autre
poids dans la multiplication
de l'oeuvre parfait,
car il faut faire boire
à l'oeuvre blanc et
rouge de son esprit cru,
mais très pur et sept
fois distillé, et la 1.e---
il faut bien observer
les poids de peur de submerger
l'élixir. Et lui
en faut donner très peu,
qu'il en soit seulement
couvert de l'épaisseur
d'un couteau, ce qu'il
faut faire plusieurs
fois, jusqu'à ce que la
pierre ait assez bu de
son eau, et qu'elle soit
@

291
d'une blancheur ou rougeur
très parfaite et
immuable (ou convenable)
et d'une fusion très facile,
qui lui arrive de
l'abondance de son humide
parfaitement cuite et
fait fixe. Car la multiplicationmultiplication
est une amélioration
des arcanes, dans
une vertu et puissance
d'agir, et une augmentation
en poids vertu et faculté,
et consiste dans la
réitération de la coction
de notre arcane. D'où
si dans la multiplication
il est nécessaire de cuire
sa substance notre coction
ne se peut faire
que toutes les parties substantielles
de notre
arcane ne soient derechef
dissoutes avec notre
eau mercurielle, et qu'il
soit tellement réincrudé
par la mixtion de sa substance,
et qui par cette
méthode étant fait cru
et dissout, ils pourront
être derechef distillés
et sublimés, afin qu'ils
puissent être davantage
purifiés, et qu'ils acquièrent
une plus grande subtilité
et une plus grande force
@

292

de pénétrer, après qu'ils ont
acquis derechef la coagulation.
Et il ne faut pas
tant de temps comme dans
la première opération du
premier arcane, pour ce
que les esprits métalliques
et minéraux, et le
feu interne de l'une et
de l'autre partie sont
plus abondants dans la
multiplication. D'où ils
cuisent et parfond tout
ce qui est cru, et d'eau
minérale qui a été mêlés
dans la dissolution
de la pierre. Or les esprits
minéraux et le feu interne
de l'une et de l'autre
matière sont plus abondants,
parce que tous ceux
qui étaient dans la 1.e
composition ont été retenus
et congelés dans la
première congélation.
et maintenant dans la
seconde sont ajoutés
nouveaux esprits, et nouveau
feu, par le bénéfice
de l'eau lle qui est tout
esprit minéral et feu.
Et si troisièmement et
quatrièmement ou plusieurs
fois l'arcane est dissout
et derechef cuit et
fixé d'autant plus les
@

293
esprits et feu de nature
seront multipliés, et croîtra
par ce moyen en faculté
et énergie d'agir.
Enfin il est donc nécessaire Récapitulation du total.
d'avoir une grande
quantité d'eau minérale,
pure et nette,
et poussée au dernier
degré de distillation,
et qu'on dissolue dedans,
leur arcane minéral
étant dissout qu'ils le
putréfient, étant putréfié
qu'ils le divisent,
étant divisé qu'ils le
nettoient entièrement par
de très légères et très
subtiles sublimations,
et distillations, jusqu'à
ce qu'ils soient parvenus
au dernier degré de pureté.
Ainsi ce qui est purgé
ils l'unissent et conjoignent,
et enfin le cuisent
par une coction
légère, jusqu'à ce que leur
eau mercurielle soit
desséchée, et qu'ils cuisent
derechef jusqu'à ce que toutes
les couleurs soient passées,
et qu'il soit dûment parvenu
à la dernière et
parfaite couleur, qui est
semblable à une escarboucle.
@

294

Mais il faut encore
marquer, que pour la déterminer
à la perfection
des métaux, il faut que
+ fermentation notre pierre + termine et
parfasse l'or du vulgaire,
car sans la pierre il est
entièrement mort, inutile,
et infructueux : mais étant
joint avec la pierre
il devient vivant et
fécond; et communicant
ses perfections. D'où il
faut conclure que l'or
du vulgaire est parfait
pour la pierre même ; et
non au contraire la
pierre n'est pas parfaite
pour l'or.
@

En addition au manuscrit

Table des matières

De la Nature ou Esprit Universel............................. 239

Pratique..................................................... 246

Récapitulation............................................... 293
@

pict

@

pict

@

Signes de Chimie.
1 - Antimoine. 2 - Huile. 3 - Tartre. 4 - Sel. 5 - Amalgame. 6 - Nitre. 7 - Pierre. 8 - Prenez. 9 - Soufre. 10 - Poudre. 11 - Vinaigre. 12 - Eau forte. 13 - Alambic. 14 - Creuset. 15 - Eau-de-vie. 16 - Eau régale.

Drapeau Page d'aide Retour. Flag Help frame Return. Bandera Página de ayuda Vuelta.
Flagge Hilfsseite Rückkehr. Flag (H)jælp side Tilbage. Bandiera Guida Torno.