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Réfer. : 2419 .
Auteur : Vauquelin des Yveteaux, Jean.
Titre : Pages d'entête du tome 3.
S/titre : Bibliothèque du Muséum d'Histoire Naturelle.

Editeur : Mss 360.
Date éd. : 16xx .
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Première belle page :

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Tome 3
Bons Traités.
J'ai donné ce nom à ce volume pour trois bonnes Raisons.
La 1.e est à cause que les auteurs qui les ont composés sont bons, savants, et
pphes charitables. La 2.e est parce qu'il n'y en a pas un d'eux, d'où l'on ne puisse tirer par leur lecture
de grandes lumières, pour la découverte
des matières, préparations, et composition
de la Pierre des pphes, et de
la conduite de sa fabrique en toutes
ses circonstances.
La 3.e sont les bonnes annotations qui sont à leur marge, faites par un
parfait adepte, qui a fait l'oeuvre
entier depuis le commencement.
Ainsi il faut réfléchir sur ces annotations,
et les regarder comme un
vrai trésor, aussi bien que le texte
de tous les traités de ce volume,
auquel j'ai donc eu raison de
donner ce titre de Bons Traités.
---------------------
Je me suis accommodé de ce livre avec M.r des Y.
ce 26.e août 1715. ----

Toutes les annotations sont de moi, comme de tous ses autres livres que je lui ai expliqués.
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Seconde belle page :

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Tome 3 Tiltres Des Traités contenus en ce Volume. Mo 360
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...


Note du traducteur - Voyez : Contenu du tome 3.

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I
Préface.
Grand Dieu est-il possible que
tant de personnes d'esprit et
possédant le secret, aient écrit
en tant de façons d'une matière
de même nature, et de sa fabrique,
et que si peu de curieux
en puissent obtenir la connaissance,
quelque recherche qu'ils en fassent
par leur étude et leur travail ?
Seigneur, sans doute la raison de
cela est que vous ne le voulez
pas, parce que vous vous êtes
réservé le pouvoir de le révéler
à qui il vous plaît.
Il semble que vous avez voulu
inspirer à tous les vrais pphes
d'en cacher toute la préparation,
et de n'en donner que des pratiques
trompeuses, ou trop obscures.
C'est ce que j'ai remarqué
dans plus de 4000. traités
qui m'ont passé devant les yeux.
Ce qui fait que l'homme curieux
ne saurait trop remercier Dieu,
quand il lui fait la grâce d'en
découvrir quelque chose, par
son travail, et l'idée que Dieu
lui en donne, en la favorisant
d'un rayon de sa divine lumière.
L'esprit souffle où il lui plaît ;
c'est pourquoi les curieux de cet
art scientifique, ne peuvent prier
Dieu avec trop d'ardeur, et de
persévérance, de leur faire largesse
de l'esprit, qui leur peut inspirer
la découverte de ces mystères
pphiques, et les conduire à leur exécution,
et remplir leur coeur de ses saints
desseins, pour l'emploi de leur acquisition,
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2.

qui ne doit aller qu'à la gloire de
Dieu, et au soulagement du prochain
sa créature comme nous.
Hermès appelle ce secret l'opération
du soleil, et il n'y a guère de vrai
pphe qui ne vous dise, que chaque
chose engendrant son semblable,
en vain vous voudriez multiplier
l'or sans or. Ils vous informent en
général de la génération de chaque
espèce, et disent que nul mâle ne
peut engendrer sans femelle de son
espèce, dont la matrice est dépositaire
de l'esprit subtil et volatil, à eux
convenable, pour faire l'altération
ou putréfaction de la semence du
mâle, afin d'en extraire l'esprit cuit
séminal d'où provient l'animation,
et est entretenue la vie du foetus,
ou fruit nouveau.
Ils vous disent encore, que tout le
sperme qui le contenait s'évacue, après
son extraction faite par l'esprit
femelle, qui dans la matrice, ou vase
de nature sustente, nourrit, et augmente
le produit, en s'incorporant avec l'esprit seminal
mâle, qui fabrique avec
le temps, anime et vivifie ce fruit,
par le progrès de sa fomentation,
ou cuisson naturelle, qui se fait
par une chaleur qui lui convient.
Vous voyez par là qu'il est donc
nécessaire, que outre l'or ordinaire,
ce chef d'oeuure inaltérable et incombustible
de la nature, vous
ayez la connaissance de son origine,
et par conséquent de sa femelle
qui l'a engendré, pour, si vous voulez
lui faire produire son semblable,
la joindre avec lui d'une façon
qui convienne à sa manière, et
ce, moyennant l'esprit qui se trouve
conjoint à la matrice de cette femelle,
pour l'ayant su extraire
du sujet qui le contient, avec cette
matrice, l'employer après sa due
préparation à extraire l'esprit de
la semence de l'or, pour qu'incorporant
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3
avec lui, qui est son âme, son feu,
son soufre, et lui ayant fait rejeter
son corps ou sperme qui le tenait
enveloppé, vous les déposiez tous
deux dans la matrice de cet or
femelle bien purifiée, afin
que les cuisant ensuite ensemble,
il s'en forme un or
régénéré, ou forme et semence
d'or pphique, qui par sa communication,
puisse se multiplier
dans les terres métalliques imparfaites,
qu'il fixera, décuira,
et teindra en les portant au
degré de l'or, qui leur communique
par sa surabondante
teinture et vertu.
C'est pour vous porter à la
découverte de tous ces matériaux,
nécessaires à la composition du
seul et unique sujet des sages,
que sont rapportés tant de traités
contenus en ce volume. Ainsi
il faut par leur examen exact,
que vous en développiez la connaissance
particulière, qui consiste
1.ent en celle du minéral duquel
s'engendre l'or, et dans cette
magnésie auraire vous trouverez
et son esprit qui l'y a formé,
et sa femelle qui l'a porté
dans ses vierges ou pures entrailles.
Il les en faut tirer l'un
et l'autre, et l'un après l'autre.
La grande difficulté et d'en
trouver la voie, dont la nature
seule, bien étudiée dans ses
opérations, vous peut donner des
instructions, et notions assurées.
C'est pourquoi tous les vrais
pphes y renvoient les enfants de
l'art, pour les bien examiner, et
y remarquer la douceur, la
lenteur, et le dissolvant flegmatique
avec lequel nature travaille.
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Vous extrairez l'esprit le premier,
sous figure d'eau claire, limpide,
transparente, et sèche, en laquelle
se résoudront dans votre
récipient des fumées blanches,
qui monteront en vapeur au
haut de votre vase à feu doux :
qu'il faudra rectifier par lui-
même, et qui pour lors en distillant
paraîtra brillant
comme les étoiles.
Vous développerez ensuite de la
même matière, l'or femelle, et
cru, ou la femelle de l'or,
qui vous paraîtra sous figure
de opaque à la vérité, mais plus
fixe, et plus lumineux et pesant
que le mercure ordinaire : et cette
lune pphique se couvrant toujours
à sa superficie d'une
poudre blanche farineuse, vous
aurez soin de la séparer par
des lotions minérales, pour la
rendre la plus lucide que vous
pourrez.
Les choses en cet état, vous aurez
de l'or très pur, après l'avoir passé
plusieurs fois par l'antimoine,
duquel il doit être séparé à
chaque fois à chaleur de four
de verriers, ou parfaitement
purifié par la ciment royal.
Et après l'avoir fait battre en
feuilles très minces, vous le
mettrez avec votre esprit rectifié,
et mis en état de parfait dissolvant
: dans lequel il sera
pénétré et dissout sans feu,
et se fondra comme de la glace
dans de l'eau chaude, sans
ébullition, fermentation, ni
mouvement sensible, et cet esprit
s'unissant avec l'âme, le feu, le
soufre ou la teinture de l'or, l'absorbera,
et l'ayant extrait le séparera
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5
de son corps terrestre noir, puant, et
infect, sans poids ni consistance, qu'il
faudra laver avec une autre eau
minérale, afin qu'il ne reste
qu'un or tout spiritualisé.
Après cela vous le pouvez
unir en juste poids avec sa
femelle, extraite et abluée comme
nous l'avons dit, et de cette conjonction
résultera le composé
pphique, ou la 1.e matière des
sages, à laquelle ils donnent
le nom de leur cahos, leur
airain, leur mercure, leur magnésie,
et unique sujet, dans lequel
est contenu tout ce qui
est nécessaire à l'accomplissement
et perfection de l'opération
pphique, ou grand oeuvre.
Après l'avoir mis diligemment
dans un matras ou oeuf de
cristal, bien net, et bien clair,
c'est-à-dire transparent, et fort,
qu'il faut ensuite sceller hermétiquement,
pour qu'il soit
bouché exactement, et le
poser ensuite dans le fourneau
ou athanor des sages, pour
que cette matière (dite unique
parce qu'elle est composée de
substances de même nature
et racine, qui quoique différentes
en nombre elles constituent un
seul et unique individu, com-, -----------> + corps ou pphique
posé de + corps, + d'âme, et + d'esprit --> + âme ou d'or
ce qui fait que l'on le nomme ------------> + esprit pphique volatile
homme ou Adam pphique)
y soit cuite, circulée, et gouvernée
prudemment, par les
degrés d'un feu convenable,
et bien réglé, et continuez, jusqu'à
ce que ce composé ayant
été putréfié, c'est-à-dire noirci,
puis poussé après avoir passé
par toutes les couleurs jusques
à une blancheur étincelante,
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6

plus éclatante que la neige, et
puis à une rougeur de pavot
champêtre, toute brillante de
lumière, ou rayons solaires ;
auquel état on lui donne le
ou élixir rouge, qu'il faut
multiplier ensuite, en réitérant
le dit oeuvre, avec les même matériaux,
se servant seulement
de cet or pphal à la place
du commun dont on avait usé
dans le commencement. Et il
faut réitérer cela tant de fois,
jusqu'à ce que cette poudre repoussée
jusqu'à la parfaite
rougeur, devienne fusible et
fluente sur une lamine d'argent
rougie au feu, et qu'elle la
pénètre.
Ce récit est bien court, mais ce procédé
de la pierre des pphes
est accompagné de tant de
circonstances particulières, nécessaires
à savoir pour réussir,
tant dans les préparations des
matériaux, poids de leur jonction,
confection de ce que l'on
appelle grand oeuvre, que pour
l'usage de la médecine universelle,
pour son application aux individus
des trois règnes : et
surtout pour ce qui regarde la
fermentation, et projection
du dit élixir, qu'à peine tous
les traités de ce présent volume
suffiront pour les découvrir
toutes. Elle y sont néanmoins
finement exprimées, mais d'une
façon si subtile, qu'il faut
être éclairé de Dieu même,
pour les apercevoir toutes, et
dans la pratique du travail pour
les connaître avec certitude car
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7
Il n'y a que l'expérience qui nous
certifie la vérité des connaissances,
et le travail qui nous en puisse
procurer la véritable découverte.
J'ajouterais à cela, que la félicité
de l'homme devant être le but,
et faire l'attention de toutes
ses occupations, et ne consistant
en ce monde qu'en une vie commode
et indépendante de la
servitude des lois du monde
et des voies ordinaires de jouir
de ce qu'il contient. Il faut éviter
qu'elles ne soient criminelles,
et quand vous les aurez acquises
par la voie innocente des sciences,
vous n'en devez faire usage que
pour mériter la vie éternelle :
qui est la fin pour laquelle
Dieu a crée l'homme. L'étude
de parvenir à ces deux moyens
de la félicité, est celle-ci que l'homme
sage doit embrasser pour être
heureux en ce monde et en l'autre.
Mais comme la vie de l'autre
sera éternelle, il faudrait que
l'homme eut perdu la raison
et l'amour de soi-même avec
laquelle il est né pour s'attacher
uniquement à la félicité
de ce monde, qui n'est qu'un songe,
une fiction, une fumée de peu
de durée, dont l'unique usage
nous obscurcirait la véritable
lumière, laquelle seule nous
conduit à la vérité éternelle,
qui nous en fait mériter la vie
qui ne s'acquiert que par la
pratique de ce que la foi nous
enseigne, et le bon usage de ce que
la grâce de Dieu nous procure
en ce monde de la félicité
temporelle. J'entends par elle la
possession de la médecine universelle,
dite pierre des pphes, laquelle
nous rendant indépendant pour
notre subsistance du besoin de
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8

toutes les voies mondaines, nous
est un moyen saint et facile
d'exercer la charité envers tous,
et de seconder en cela les
desseins de Dieu, de perfectionner
et faire subsister ses
créatures, et les tirer des oppressions
tyranniques de ceux qui
abusent de la possession des
biens temporels. Ce n'est que
sur ce pied, et en vue de l'exécution
de ce proiet que Dieu
nous les accorde, et pour récompense
de ce saint usage et de
leur bonne application, Dieu
nous procure la vie éternelle,
après l'agrément de celle-ci.
Ne cherchons donc l'acquisition
de la béatitude temporelle, que
pour en faire l'usage qui nous
puisse procurer la spirituelle,
et éternelle, et dans ce dessein
occupons nous à la recherche
des merveilles de Dieu, pour
l'y reconnaître, l'aimer, et le
servir pour le bon usage que
nous en ferons.
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