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Réfer. : 2416 .
Auteur : Anonyme.
Titre : Lettre d'un philosophe allemand.
S/titre : Bibliothèque du Muséum d'Histoire Naturelle.

Editeur : Mss 361.
Date éd. : 16xx .
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305

Lettre d'un pphe Allemand.
Je vous faits part de toutes les sciences
des métaux en abrégé, et la vraie voie
de toutes les teintures des métaux, aussi
vrai que Dieu m'a créé, sur la perte de mon
âme, et aussi clairement que je l'ai fait, sans
rien déguiser ni omettre. L'ayant fait
et le faisant encore de mes propres mains depuis
3. ans que j'ai grâce à Dieu gagné
beaucoup de bien, et en aurait gagné beaucoup
davantage si je m'y était appliqué
de mon mieux. Rendant grâce à Dieu et au
ciel qui m'a donné cela par sa bonté et
grâce, cette connaissance m'ayant tiré de la
disette et pauvreté, et mis en si grande richesse que
je ne crains à présent que la tentation du superflu.
Partant je vous supplie pour l'honneur de
Dieu de tenir ce grand trésor secret, crainte qu'il ne
tombe es mains des méchants et ignorants,
qui en pourraient abuser contre la gloire
et service de Dieu, n'ayant jamais voulu
le donner à personne, quoique l'on m'aie
fait de grandes offres. Et par là vous connaîtrez, que
je vous honore, estime, et aime de tout mon cœur.
Le secret consiste à préparer le dont on
se sert dans la cuisine et de le dépurer si bien
qu'il puisse donner des cristaux doux comme du
sucre, fixes, fondants et pénétrants, qui dissolvent
l et l. ensemble ou séparément radicalement,
sans qu'il puisse être jamais remis en corps.
Ce sel imprégné d et d. par réitérées
résolutions et coagulations, fournit à ces deux
métaux parfaits la lumière qu'il contient coagulée
dans son centre invisiblement, dont ils
s'approprient comme leur étant homogène et ne
s'en désunissent jamais. Ce produisant
un invisible animé de cette lumière fixe
qui contient en elle les semences de l et de
la comme de tous les autre métaux. Lequel
les communique au qui les unit et s'unit
lui-même à eux, en toutes ses parties, vertus,
et qualités, les réincrude, et se réincrude lui-
même, les réduisant en leur 1.e matière et forme
qui est une . visqueuse, ou gomme métallique.
Dont en cet état il se peut faire une extensible,
par une prompte exaltation de la teinture
ou de L. ou , pour convertir quand c'est le centre
de l la en , et ainsi pour en faire de projection
par coction sur tous métaux. Il se fait aussi particulier
et minières infaillibles au gré de l'artiste.
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306

Mais l'on ne peut faire de de projection qu'en
séparant tout ce qu'il y a de corrosif et salé par l
chaude, et tirant seulement ensuite en forme
d'esprits invisibles par adresse, le centre du sel
et du métal par douce distillation et union,
qui est la lumière invisible ramassée, concentrée
et fermentée contenant le et des
vrais pphes. Après quoi l'on peut ensuite en faire
. rares et de projection, le tout suivant les
sentiments des auteurs qui disent, que l'ouvrage
des sages n'est que résoudre et coaguler.
Observant qu'il est nécessaire d'y introduire
l'esprit de végétation, et comme celui qui se tire
du sel de est le plus abondant et avantageux
à cause qu'il vient du plus noble des
végétaux, et qu'il est fixe contenant l'astre ouvrier
de R. Lulle, et non pas l'esprit du vin qui
est volatil, il s'en faut servir dans l'ouvrage.
Notant aussi que ce ainsi pur et net étant
animé du de l et de la . puis desséché à
lente chaleur, et réduit par ce moyen en
pierre sans être pierre, est le seul et unique
sujet de la pierre pphalle, C'est le vrai acier
ou aimant des sages de l'antiquité pour produire
cette amarante immortelle en l'exposant
à l'air, d'où elle attire incessamment la lumière
invisible y contenue volatile, qui
s'unit par identité de substance à celle qu'il
contient, qui est fixe et le vrai caractère
immortel de la divinité imprimé
dans chaque espèce, pour attirer de l'air la substance
et propagation de l'espèce.
Et ce qui est de merveilleux cet acier ou
aimant étant aussi pur et net, il attire
incessamment cette double lumière sans laquelle
tout ce qui a été fait n'aurait pu
être fait, comme enseigne l'écriture, et
n'attire aucun flegme, se pouvant multiplier
à l'infini de la sorte par réitérées
solutions et coagulations, et cela par toutes
espèces, afin de produire leurs semblables
et mettre au jour toutes les merveilles
de la nature.
Observant qu'outre la grande pureté de ce
et de ce dont il est animé, il est nécessaire
que ce soit tiré de l vif ou vive
faits par art étant ceux des pphes, d'autant
qu'ils contiennent tous leurs esprits,
n'ayant jamais été fondus, sans quoi
la jonction de l'agent et du patient serait
imparfaite : c'est tout le secret.
Observant aussi que les sels sont la seule
voie et clef pour ouvrir les métaux, mais
qui n'entrent en eux que pour ouvrir, et qui
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307

s'en retire comme une clef quand elle a
ouvert une serrure : ils ouvrent et personne
ne peut fermer, et ils ferment sans
que personne puisse ouvrir suivant
le sentiment des vrais pphes.
Notant qu'il y a des abréviations extraordinaires
pour la composition de ce divin
pphique qui ne se doivent point écrire à cause
de leur facilité et conséquence.
L'ouvrage se pouvant faire par les cendres
du foyer dont l'on tire abondamment du sel
et de ce sel du même de l en puissance
que la attire, s'en engrosse, comme étant la matrice
boîte ou forme, pour ensuite se perfectionner
par art, c'est de cette sorte que se
fait la pierre pphale des pauvres, qui se
tire d'une pierre qui à vil prix se vend,
qui se trouve partout, et dont un feu fugitif
prend son origine.
Il y a une 3.e pierre pphale au-dessus des
autres qui est celle qui se tire du centre du
sel et des métaux par une vapeur
invisible qui fait le ******** miracle
de la nature.
Il y a une voie sèche, une humide et
une mixte qui participe des deux;
Et pour faire de grands progrès dans la métallique
par des multiplications d'étendue et surprenantes,
il faut observer que quand on a achevé
la de projection, il n'y a qu'à la décomposer
au lieu d en la prenant, qui est
commencer ou l'art a fini. Comme pour le
faire vous avez pris l dans lequel la nature
avait fini comme étant le plus parfait
de tous les êtres métalliques, et ainsi
user de pareilles décomposition jusqu'où
elles peuvent être poussées par un bon artiste.
Il faut se rendre capable des projections,
la plus grande partie des auteurs ne les ayant
point cachées, mais bien la multiplication
en qualité. St Thomas ayant prononcé anathème
contre ceux qui la sachant la découvriront,
à cause de la conséquence pour le
bouleversement qu'elle pourrait faire dans les
états. Bien plus heureux celui qui la trouvera
pour en faire bon usage avec prudence,
pour la gloire de Dieu et le soulagement des pauvres
et affligés. Notant que par la pierre des pauvres
contenant en elle la racine et substances des 3 genres,
il s'en peut faire une médecine universelle ou
des particuliers.
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308

Avec le et l pict bien préparés joints ensemble
il se peut faire des merveilles dans la métallique,
étant la base du pphique, qui étant ensuite
animé du des métaux parfaits donnera de
grandes satisfactions au savant artiste.
Ce sont là les applications solides et effectives
des illustres pphes qui se conformant à la
nature qui vous fait voir tous les jours toutes
sortes de productions et multiplications en
chaque espèce, à la faveur de l'air et du soleil,
qui insinue invisiblement cet esprit universel
qui y est répandu en chaque espèce, par l'attraction
de cet aimant ou acier des sages, qui est
cette lumière fixe, ou caractère immortel
imprimé de la divinité dans chaque espèce
pour attirer sa substance et propagation par
réitérées solutions et coagulations ce qui se
fait ainsi par art, et s'accorde entièrement
au sentiment des auteurs. Etant une besogne
de femme et jeu d'enfant, faisant à chaque
double feu de nature en qualité et quantité
si prodigieuse, qu'il s'en fait des miracles,
et par les décompositions des de projection
jusques à aller aux intelligences, ou à des
choses qu'il faut seulement penser et ne jamais
dire, admirant seulement avec la dernière et
profonde humilité, la grandeur de Dieu,
le louant et glorifiant éternellement.
N'y ayant que cette seule voie au monde et
que ce seul principe capable d'être appliqué à
tous les êtres, étant certain que c'est par cette
voie, que Marie la Prophétesse soeur de Moïse
faisait la Pierre pphale en 3. heures, la
trouvera qui pourra. Notant par avance
que pour en faire médecine pour chaque genre
il en faut faire projection sur chaque
genre d'abord pour sa spécification. Savoir
pour la métallique sur les métaux parfaits
même sur le C. préparé. Et animal pour l'animal,
dans le sang du cerf qui est de plus longue
vie que tous les animaux. Et pour les végétaux
par le sel du chêne qui est de plus longue
vie pour les végétaux.
Notant bien que ce feu attiré par l'or ainsi
préparé le réduit en par sa solution
dans le pphique, dont l'union intime compose
l'acier ou aimant des sages, et un 5e
élément, qui est la vie générale de tous les êtres du
monde que chaque espèce attire pour son soutient et
propagation. C'est cet esprit qui se fait corps épais
et n'attire nul flegme.
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309

Notant aussi que cet élément après sa résolution
se coagule, puis se résout, et ensuite se coagule,
et cela à l'infini, étant la voie naturelle des solutions
et coagulations des savants pphes, attirant
à chaque résolution ce feu de nature, ou esprit universel
et multipliant à l'infini ses vertus et
qualités à chaque fois pour en faire une médecine
universelle pour les 3. règnes. C'est celle qui se fait
sans autre que celui qui y est en puissance.
L'autre pierre pphale est celle où il y a spécification
par or.
La 3.e est spirituelle par une vapeur invisible
qui fait l'admiration de la nature.
Et comme le est la vraie boîte et matrice
propre de l de la . et tous les autres
métaux, quand il est imprégné de leur qui fait
son animation et fermentation en forme de
levain, il n'y point d'autre sujet à prendre
pour leur multiplication, étant la vraie terre
où ils doivent être semés et régénérés pour
produire leurs semblables. Etant à remarquer
que la dissolution du sel dans l'eau
n'est qu'une extension du sel et dissolution
contrainte, au lieu que celle faite par l'air
est toute naturelle, d'autant qu'il s'y résout aisément
en eau. Et si on y expose le sel qui
contient invisiblement un embryonné métallique,
et si par surcroît l'on y ajoute
le pur et net de l vif, pour fermentation et animation,
et que l'on dessèche à douce chaleur
pour la conservation de l'esprit, jusques
à réduction et forme de pierre qui est
celle des riches. L'autre sans or est celée
des pauvres, laquelle étant exposée
se résout facilement à l'air, et en attire le
sujet de sa subsistance, propagation, exaltation,
et multiplication de l'or, par une vertu
cachée extraordinaire et miraculeuse.
D'autant que ce que cet aimant ou acier des
sages attire de l'air est semblable à lui,
étant la vraie dissolution interne du sel, toute
naturelle et que les auteurs fidèles ont
entendu quand ils ont dit, que ce qui était en haut
était semblable à ce qui était en bas, et ce
qui est en bas à ce qui est en haut.
Toutes ces merveilles se peuvent faire par
les cendres du foyer, qui contiennent l'abrégé
de toutes les sciences, parce qu'avec peu de
temps, peu de dépenses, même sans ni .
La pierre pphale s'y trouve dans toutes ces circonstances,
et multiplications, d'autant que tout
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310

ce qui est contenu dans le pphal s'y rencontre
par le centre du sel et du dont elles abondent,
embryonnée de la semence de l et de la .
qui y sont en puissance, et où les colombes
de Dieu sont comprises par l pict auparavant pict ---
avec C. et pict dans lequel le se rencontre
qui attire et s'approprie du centre des sels
qui est la lumière coagulée en eux, et dans
la qui est en *1 est en puissance in sale,
et sole in sole, et sale omnia.
Et comme le pphique qui est la matière pour recevoir
la semence de l, il n'y a qu'à bien préparer
ce le rendant pur et net, et l'animant
du de l aussi très pur et net, laquelle pureté
de l'un et de l'autre en fait toutes les
merveilles, d'autant qu'étant unis en cet état
de pureté de l'un et de l'autre c'est le vrai
aimant ou acier des sages parfait, pour
attirer de l'air pareil et semblable aurifique
pur et net sans aucun flegme. Lequel
répandu dans le sein de l'air ainsi attiré
par ce divin aimant, se spécifie dans
le sujet qu'il y trouve, qui est le de l'or,
et la lumière qui y est concentrée, par une
vertu magnétique ci contenue, et se multiplie
par réitérées solutions et coagulations
afin que par telles attractions l'abonde en
aurifique pur et net. En sorte que par art il s'en
peut faire la pierre pphale en raccourci et divers
particuliers et minières. Etant certain que
c'est le sujet de la pierre pphale, et qu'il n'y en peut
avoir d'autre, et dont l'abréviation peut être
découverte par un savant naturaliste et bon
artiste. A l'exemple de Marie soeur de Moïse qui
avait le don de Dieu de la faire en 3. h. Mais
il faut être en grâce comme elle était et dans
une humilité la plus grande et la plus profonde,
et une pureté semblable, pour obtenir du ciel cette
divine connaissance, et s'aider des réflexions
et le travail joints à la prière et la sobriété.
Etant à croire que pour y parvenir il faut d'abord
se servir d'un vif fait par art avec le . C.
lequel n'ayant pas été fondu contienne ses
esprits, puis ensuite étant parvenu à la de
projection la décomposer dans ce divin .
pphique pour s'y régénérer, et reproduire dans la
suite son semblable par une multiplication
étonnante commençant toujours de la sorte
où la nature a fini, étant certain que l'or est le
dernier terme de la nature pour la métallique ;
et de même la de projection qui en est
faite par art aidé de la nature et qui aide
la nature.

*1 = image

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311

Considérant que l'or ne se fait dans les
entrailles de la terre que par un très long
temps à cause du peu de semence aurifique,
dont le qui est une eau métallique
congelée est animé et imprégné dans son
commencement comme étant la boîte
et matrice naturelle des métaux qui est
ce feu central, qui le chauffant peu à peu
en fait enfin de l ou . ou autre métal
plus ou moins avancé, selon la pureté
du et du , quoique l'intention de la
nature aie toujours été de faire de l'or
qui est le métal plus parfait ou ., dont
elle est empêchée par les impuretés
qui se rencontrent au et au , et
le plus souvent des deux.
C'est à quoi le savant naturaliste
peut remédier par la purification du
et du aurifique ou .re, d'autant que
le est le patient et le l'agent.
Tout le secret consistant d'abréger par
art les ouvrages de la nature, et pour cet
effet multiplier l'agent en dissolvant
le patient, par ce moyen l'on fait en peu
de temps selon la subtilité de l'esprit
et adresse de l'artiste, tout ce que la
nature ne peut faire qu'en beaucoup
de temps, par la vertu et puissance de ce
divin feu actif dont la multiplication
produit des merveilles même des miracles
pour les Intelligences qui enfin
viennent se communiquer pour des productions
prodigieuses et étonnantes
sur tous les êtres, qu'il faut penser et ne les
jamais dire.
Il convient donc de s'attacher à en découvrir
le point essentiel sur ces principes,
qui sans doute ne contiennent que la
subtilité de l'esprit du naturaliste pour rendre
ce 1.er agent subtil, et tout corps au
désir des savants phhes ramassant et
recueillant cet esprit invisible ou 1.er
agent en un point, afin par sa subtilité
et pureté de le mettre en état de pénétrer
les corps des imparfaits, et en les pénétrant
les guérir de leurs infirmités par sa
pureté, et s'unir et devenir corps avec eux.
Après tous ces raisonnements suit le
procédé.
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312

Opération.
C. q. u. et le mêlez avec autant pesant
de sable et les mettez entre 2 creusets lutés à
fort feu 12. h. Le plus est le mieux. Puis dissoudre
cette matière en distillé, filtrer et
distiller jusques à sec. ce sel, faites
encore la même chose, et réitérez l'ouvrage
jusqu'à ce que le sel ne donne plus de
noirceur, et aurez un beau sel que dissoudrez
en nouveau distillé, étant bien dissout
filtré et distillé jusques à pellicule pour
en avoir les cristaux à froid à la cave ou
lieu frais. Retirez ensuite la liqueur
par inclination pour avoir vos cristaux
qui lors seront doux comme sucre, fixes,
fondants, et pénétrants et qui dissolvent
L et ensemble ou séparément, radicalement,
sans jamais ils puissent être remis en corps.
Nota : que par la dépuration du sel, l'on peut dépurer
la en même temps et par le même
sel en l'y mettant en lamines et en
les nettoyant à chaque fois. Etant certain
que le sel imprégné d et de par réitérées
résolutions et coagulations fournit
aux métaux la lumière qu'il contient coagulée
dans son centre invisiblement,
dont ils s'approprient par identité de
substance comme étant homogène et
ne se désunissant jamais
Ce sel contenant et produisant un
invisible animé de cette lumière fixe
qui contenant en elle les semences de l
et de la et de tous les métaux les communique
au qui les unit et s'unit lui-
même à l et à la , pour ensuite produire
leurs semblables, par réitérées solutions
et coagulations de ce sel métallique
à l'air. Il s'en fait une d'or extensible,
et si exaltée qu'étant ensuite édulcorée
pour ôter tout le corrosif et congelée en
gomme ou cire, il s'en fait par la coction
une de projection sur le , qui aura
été dépurée en dépurant le , et s'en peut
faire une minière avec le de pict tiré
à l'ordinaire, ou bien en prenant du
lorsqu'il ne donne plus de noirceur. En mettant
2. ou 3. dans un pot de terre vernissé
et par dessus du suivant à discrétion,
fermant et luttant bien le pot que rien
ne respire sur pict chaude à chaleur de poêle,
jusqu'à ce que ce vienne dur, et il sera bien préparé.
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313

Notant bien que c'est le et avec quoi
l'on lave le en iceux, comme il suit.
préparé.
Mettez 2. poignées de préparé et dépuré
comme ci-devant avec sable en 2.
pintes de fort bon . Faites distiller
cela à la façon d', observant qu'il
ne monte dans le récipient ni noir, ni
grosse matière, autrement il faudrait recommencer,
et se servir de la liqueur claire du
récipient, dont il faudrait séparer cette
matière contraire, et ajouter nouveau
distillant le tout à fort feu.
Voilà le dont il faut imbiber le
ci-devant endurci. Et pour avoir la
Q. E. de tous métaux, qui est la lumière
coagulée dans le centre du sel, ou
bien le des pphes et la pierre qui se trouve
en tous lieux qui n'est pas le vif-argent,
lequel est vénéneux, mais celui-ci sain
et sauf, dont personne ne se peut passer,
laquelle pierre se donne à vil prix.
Ste Trinité soyez louée et glorifiée à jamais
Au nom de Dieu.
3. de ce sel préparé comme devant à ne
plus donner de noirceur et bien sec. A Dieu
pict y 3. de dur imprégné de l'esprit végétable
par le moyen du ci-devant préparé que vous tirerez
hors du pot. Broyez et mêlez bien ensemble en
, et mettez dans une retorte de verre fort ou
de bonne terre vernissée au dedans, mettez en
distillation comme devant, y lutant son récipient
où il y aura un demi pot d'eau C. et que rien
ne respire. Donnez très petit feu au commencement
pour accoutumer le vase au feu, et éviter la force
des esprits. Laissez cela ainsi à feu doux un jour entier.
Le 2.e Jour un peu plus fort, que le vase vienne
un peu rougeâtre, pas beaucoup portant, crainte
que le ne se fonde, vous verrez une vapeur blanche
quasi invisible, qui néanmoins contient la
force de tous les métaux, laquelle tombe dans
l'eau, laissant cela 8. jours à la même chaleur.
Alors verrez une terre blanche se sublimer au
haut, et adhérer au récipient qui est le pphique.
Après les 8. jours laissez refroidir, et abattez
la terre blanche du col, afin qu'elle tombe dans la
liqueur. Versez cette liqueur dans une cucurbite,
luttez sa chape et un récipient, enfoncez
la cucurbite 12. pouces dans les cendres chaudes,
à distiller lentement l'eau douce jusqu'à ce qu'elle
vienne comme très aigre et âpre à la langue,
à aigrir les dents. Alors ferez le feu très doux,
refroidir, et aurez L de admirable
pour la santé, prise en liqueur convenable ou bouillon
en petite quantité, elle rétablit la chaleur naturelle.
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314

Il est à croire que le sel de réduit en de cette
manière sera une grande médecine. Notant que si
vous avez fait distiller l douce un 1/2 jour en la
laissant refroidir, il s'y formera des cristaux longs
comme lamines blanches, lesquels sont doux et qu'ils
faut laisser sécher à chaleur lente, c'est aussi
un pphique,
Pour exalter la teinture d.
Il faut prendre 7. lots de l ci-dessus et mettre
dedans un lot d en chaux, feuilles, ou lamines
fort minces, prenant garde qu'il soit très pur. Ajoutez-y
3. lots de cristaux doux ci-devant, qui
sont en tout dix parts du dissolvant, et une d.
dans une petite cucurbite de grandeur convenable
à la matière avec son rencontre, qui ne soit pas
fermé trop fort. Mettant cela à douce chaleur
jusqu'à ce que le tout soit coagulé et dur. Alors
l'union est si parfaite, qu'il n'y peut jamais avoir
de séparation, non plus que l'eau avec l'eau étant
homogène et de même substance. cette matière
dure et la broyez bien, la remettant dans la même
cucurbite au B. M. elle s'y résoudra et convertira
en , laquelle il faut encore faire coaguler comme
devant à chaleur douce et rebroyer encore, et faites
de même résoudre en . au B. M. et continuer
ces solutions et coagulations de la sorte jusqu'à ce
que la matière soit parfaitement fixe et ne fume
plus au feu, fluente, et fondante comme cire.
Le plus est le mieux pourvu qu'il n'y ait point de précipitation,
et aurez une qui ira en projection sur la préparée
avec le qu'elle convertira en fin. La dose
est selon que la teinture de l est par ce moyen
plus ou moins exalté allant d'abord un poids
sur 10. du moins, et se multipliant de 10. en 10. par
réitérées solutions et coagulations, cette matière n'étant
que pure lumière coagulée et concentrée avec l, dont
elle multiplie le et semence de plus en plus,
à l'exemple des grains. Cette divine médecine
va sur le préparé et autres métaux observant de
bien prendre garde aux vases dont on se sert pour le
commencement et la fin de cet ouvrage parce que les
vapeurs en sont extraordinairement subtiles et
pourraient les casser, et la matière s'affaiblir par la
perte des esprits. L'on peut faire une exaltation et
multiplication de la . par la même voie se servant
si l'on veut de au lieu de C.
Autre pphique par les cendres du .
Tamisez les cendres du foyer les nettoyant très bien,
puis les calcinant dans un grand pot jusques à blancheur,
réduites par ce moyen là à la moitié ou environ.
Cette moitié rend la moitié de son poids de sel,
étant abreuvée d'une liqueur lle, qui sera remplie
du centre des sels, et du qui contiennent abondamment
la lumière concentrée qui est l'agent universel. Et c'est
ce qui fait cette ample coagulation de la moitié des
dites cendres en sel, lequel se résout aisément en . à
l'humide. Laquelle étant ensuite animée de
la re et rectifiée plusieurs fois par solutions, filtrations,
et distillation jusqu'à ce qu'elle ne donne
@

315

plus aucunes fèces ni ordures, et qu'elle soit parfaitement
purifiée, sans laisser rien dans le filtre.
Etant à remarquer, que cette lle qui est un
acide volatil fait un si grand combat avec le sel fixe
des cendres, qu'elle se fixe avec lui, qui la tue en lui
coupant les ailes. Puis on calcine encore ce qui
reste, abreuvant comme devant de pareille liqueur.
L'on tire de cela un 2.e sel qu'il faut purifier de même,
puis en tirer et purifier de même vos 3. *1 que l'on
appelle essentiel. Lesquels 3. sels étant joints
font la merveille des dissolvant et de la nature
même, étant le vrai pphique ou eau qui ne mouille
point les mains. Dans lequel faisant dissoudre
de l fin fait par art avec le qui en est la vraie
et naturelle boîte ou matrice, qui lors est le vrai
vif, connu des seuls sages, à cause qu'il n'a jamais été
fondu, et contient par ce moyen tous les esprits. Aussi
les mêmes pphes disent-ils que celui qui ne sait pas parfaire
de l'or devant que de commencer son ouvrage
dans lequel il s'en doit servir n'en fera point
dans la suite. Puis cet étant bien dissout naturellement
en son menstrue homogène et de même substance
et racine identiquement qui est la lumière, il la faut
réduire en par distillation, filtration, et cohobation,
pour l'ouvrir et dépurer parfaitement, ce qui arrivera dans peu.
Puis il faut très bien rectifier cette dans la dernière
pureté, et dans cet état la faire monter et passer
par le bec de la cornue 2 ou 3 fois, y ajoutant
du pphique rempli de lumière bien épurée pour
l'animer et substanter de mieux en mieux.
Cela étant dans cette dernière pureté de animé
de et lumière, mis dans un vase de verre pphique
avec encore du même dissolvant Q. S. et cela mit
au B. marie dans le creux de chêne (qui est entre
deux écuelles de bois de chêne artistement
placées et emboîtées) y produit par la coction par
les degrés de feu de nature une pierre qui contient
une de projection de grande étendue, laquelle peu
être multipliée par son propre dissolvant à l'infini,
par solutions et coagulations réitérées et de mieux
en mieux, en qualité et quantité la chose étant conduite
par un savant artiste, lequel pourra selon sa
capacité pousser la chose beaucoup plus loin. Le sujet
étant capable d'en faire tout ce que les autres en ont
fait et dit, ce qui fait connaître que la grandeur de
Dieu et son pouvoir sont incompréhensibles puisque
l'on voit sensiblement en ce rencontre que de rien il en vient
tant de merveilles.
Mon Dieu je vous supplie en toute humilité du profond
de mon âme, qui est le caractère qu'il a plu à votre divine
bonté infuser en moi comme en tous autres hommes,
en nous créant à votre image et semblance, de me faire la
grâce de bien user de cette connaissance de m'illuminer
par votre esprit de plus en plus, pour apprendre à vous
connaître autant qu'il est possible à l'homme et à me connaître
moi-même, et à m'humilier dans la profondeur
que je doit, à faire une digne application du si grand bien pour
votre gloire, à la consolation des pauvres sans jamais m'en
détacher, n'y y manquer en rien : et à le louer et bénir éternellement
en la terre et au ciel la Ste Trinité. Père,

*1 = image

@

316

fils et St Esprit. Nota : il est certain que par les réitérées
résolutions, filtrations, et coagulations de ce divin sel, après avoir
été parfaitement calciné et dépuré, il est rendu par ce moyen
préparé à être imprégné et engrossé du de l et de la dont
il attire le centre par le sien propre. L'un et l'autre n'étant
plus que pure lumière, ramassée et concentrée qui porte son
ferment avec elle, pour réincruder lui-même avec eux en se
réduisant ensemble en leur 1.e essence, matière et forme, qui
est une visqueuse, où ils s'unissent indivisiblement, comme
la glace dans l'eau chaude par identité de substance. Alors
il s'en peut faire une extensible, par l'exaltation extraordinaire
du de l qui en rétrogradant ensuite le communique
aux métaux imparfaits, et le même sur la . dont il se
peut faire divers particuliers et minières. Mais on ne peut
pas faire de de projection qu'en faisant la séparation par
l. chaude, de tout ce qu'il y a de corrosif et de salé, et en tirant
seulement en forme d'esprits invisibles le centre du sel
et celui du métal par distillation et union par art,
qui est la vraie lumière ramassée concentrée, qui porte
comme dit est son ferment naturellement avec elle, capable ensuite
d'être poussé en et en de projection par coction et art,
qui peut être multipliée pareillement à l'infini.
Etant aussi à observer que quand les pict sont bien nettoyées,
calcinées, et tamisées à blancheur, s'il se peut qu'elles
soient toutes de bois de chêne, par relation au sentiment
des auteurs qui ont parlé du creux de chêne, à cause de la
nécessité de l'introduction de l'esprit de végétation dans cet
ouvrage, et qu'il n'y a point de végétal de plus longue vie.
Il faut le mettre dans un gros matras ou ballon et par
dessus du distillé, le plus c'est que le mieux. Notant qu'il se
fait un grand combat de l'acide avec le fixe, et dans ce combat
tout se fixe en quantité et qualité en sel, qui contient
et , qui est le vrai sel androgyne le Protée du monde
autrement hermaphrodite. Et partant tout en puissance par
cette divine lumière dont il est rempli dans son centre,
qui est cet esprit du seigneur qui nageait sur les qui dans
son 1.er état représente le cahos dont parle la Ste écriture,
étant certain que le sel n'est qu'une eau congelée.
Au lieu de j'ai vu mettre de l pict, cela m'a fait
croire qu'il vaut mieux l pict contenant l'esprit animal, même de la
suie contenant l'esprit du feu fugitif volatil dont l pict est composé,
afin d'en faire l pict des pphes; puis l'on fait bouillir doucement
sur le sable, ensuite l'on filtre pour avoir une liqueur
claire et nette remplie du sel fixe et volatil du minéral,
animal, et végétal. Nota : cette liqueur dissoute filtrée et coagulée
plusieurs fois fait un dissolvant divin du et en
et des autres métaux, dont il fait toutes les merveilles de la
nature. Quoi que de matières les plus simples et C. du monde
qui nous doit réveiller l'admiration de Dieu dans des effets
si surprenants. Car ce dissolvant communique aux métaux son esprit
végétatif qui les fait pulluler. Et à l'égard de pict restées
dans le filtre, on les fait encore calciner, puis on les abreuve
d. L'on fait bouillir comme devant, puis l'on filtre et
l'on mêle avec la précédente liqueur. Notant que pour introduire
plus abondamment l'esprit végétable dans les métaux, il sera
à propos de faire évaporer le ou pict jusques à pellicule, et alors
y ajouter de l pict la plus faible, à cause qu'elle a plus de flegme,
qui sert à dissoudre le sel de nature, contenu dans les pict et
les esprits essentiels s'unissent pour introduire le grand *1 de végétation
dans le centre du métal pour la perfection de son
espèce, laissant digérer deux jours.

*1 = image


Signes de Chimie.

1 - Antimoine.
2 - Huile.
3 - Tartre.
4 - Sel.
5 - Amalgame.
6 - Nitre.
7 - Pierre.
8 - Prenez.
9 - Soufre.
10 - Poudre.
11 - Vinaigre.
12 - Eau forte.
13 - Alambic.
14 - Creuset.
15 - Eau-de-vie.
16 - Eau régale.


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