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Réfer. : 0039 .
Auteur : Anonyme.
Titre : Scolies.
S/titre : Bibliothèque du Muséum d'Histoire Naturelle.
Editeur : Mss 362.
Date éd. : 19xx .
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PAGE VIERGE.
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...
SCHOLIES
1.re
Tout était eau dès le principe : l'Univers et tout ce qu'il renferme
est sorti des Eaux.
2.e
L'Eau est un composé de divers principes, si cela n'était pas,
elle n'éprouverait pas de fermentation ni de putréfaction.
3.e
L'Eau fermentée, pourrie et desséchée forme un limon que l'on
peut appeler Eau sèche.
4.e
Ce Limon, cette Eau sèche, c'est l'argile dont le Colosse
du monde a été formé.
5.e
L'Argile est une Terre onctueuse, grise et pesante dont on fait
la Brique.
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6.e
L'alcalescence et non la graisse forme son onctuosité, et
la rend savonneuse.
7.e
C'est ce qui la rend miscible avec les corps gras, mais non
d'une façon intime : à la moindre chaleur, la graisse se
sépare.
8.e
L'Argile n'est donc pas formellement un Alcali ; mais
il a une qualité voisine de sa nature. Il tient l'intermédiaire.
9.e
Il passe souvent à l'état de craie ou de chaux, mais
imparfaitement, il conserve en plus ou moins grande partie
sa forme première.
10.e
Les terres jaunes, rouges, vertes, etc. sont de cette Nature,
mais avec addition de Teinture Minérale.
11.e
Cette Teinture est produite par mutation, d'une partie de la
terre première en vitriol de la nature du fer ou du cuivre.
12.e
La double action de l'Esprit aérien et de l'esprit minéral,
opèrent ces diverses mutations.
13.e
L'Esprit Astral, aérien et universel introduit dans ce sujet,
suivant sa pureté, lui donne une forme plus ou moins noble.
14.e
La pierre, le marbre, les sels, les Cristaux et les Minéraux
tirent leur origine de cette Terre.
15.e
L'Argile est la matrice naturelle et première du monde
entier : l'Esprit astral en est la semence.
16.e
L'Esprit astral est sans équivoque la lumière du Soleil
et des astres dont l'air et les cieux sont remplis.
17.e
Dans notre système terrestre, le soleil est le père de cet esprit,
la Lune en est la mère.
18.e
La Lune est dite la mère de l'Esprit astral, parce que sa
Lumière vivifique tire sa source du Soleil.
19.e
Cependant tous les astres y joignant leur lumière, son
véritable nom est l'Esprit universel.
20.e
Il faut que cet esprit qui est un feu, soit dissout par
un autre feu, et devienne Eau.
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21.e
On recueille cet Esprit dans la grande mer des sages qui est l'air,
par le moyen d'un acier magique qui est d'une même nature.
22.e
Le feu central renfermé dans tous les corps est un acier magique.
23.e
Ce mot magique vous fait voir que ce n'est point un véritable
acier, mais qu'on ne l'appelle ainsi que par comparaison.
24.e
Tous les corps qui ont vie attirent l'air pour leur nourriture.
Le règne animal est celui où cette attraction se fait le plus visiblement.
25.e
Aussitôt que l'esprit astral est attiré, il est réduit en
eau dont lessages font leur feu secret.
26.e
Quoique tous les temps soient propres à cette attraction, le printemps
est la saison la plus convenable, ensuite l'automne.
27.e
A ces deux époques, la Nature se régénère, et l'air est plus chargé
de cet esprit vital.
28.e
La Lune étant la mère de cet esprit, ce n'est que quand elle luit
qu'elle nous le donne.
29.e
Par conséquent, plus sa lumière est grande, plus cet esprit
est abondant.
30.e
La Terre est ronde, et son mouvement est d'occident en orient.
31.e
L'esprit repoussé vers les Pôles par ce mouvement, et ne trouvant
son repos que vers le Nord, il s'y réfugie.
32.e
Le Nord étant sa patrie, c'est dans cette région de l'atmosphère
qu'on doit en faire la récolte.
33.e
Aussitôt que le Soleil parait sur l'horizon, il chasse l'esprit, il
faut cesser le travail.
34.e
Esaü vendit à Jacob son droit d'aînesse pour un plat de
lentilles, il faut diviser ainsi sa terre.
35.e
Il faut faire pleuvoir sur cette terre la rosée du ciel, c'est-à-dire,
l'esprit, et qu'elle en soit imbibée.
36.e
Que la terre ne soit ni trop abreuvée, ni pas assez, mais
qu'elle demeure mouillée.
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37.e
Ce que la terre peut contenir d'humidité, est le poids de nature.
La terre qui contient est le vase.
38.e
Il ne faut rendre l'eau à la terre qu'après sa parfaite
dessiccation.
39.e
Mouiller et dessécher, composent le jour naturel.
40.e
Chaque humectation est appelée cohobation, et chaque
dessiccation distillation.
41.e
A chaque imbibition, le feu central retient du feu Secret la
portion spirituelle, le flegme se dissipe entièrement.
42.e
Ou plutôt l'acide et l'Alcali se conjoignent pour ne plus se
séparer, à cause de la conformité de leur Nature.
43.e
Tant que l'Alcali domine, dure le règne de sécheresse ; mais
l'acide prédominant à son tour fait régner l'humidité.
44.e
La prédomination de l'acide entraîne la dissolution du corps,
et amène la fermentation.
45.e
Cette fermentation n'est qu'un combat entre l'acide et
l'alcali pendant lequel ils se tuent l'un l'autre.
46.e
L'acide a pourtant surmonté le fixe puisqu'il l'a amené à
dissolution ; mais le fixe a aussi vaincu l'esprit volatil qui
demeure sans action.
47.e
De l'acide et de l'alcali réunis se forme une nature
androgyne ou hermaphrodite.
48.e
La fermentation achevée, la Putréfaction vient à la suite,
et met le Sceau au premier travail.
49.e
Il y eut 50 Néréides ou déesses des humidités 50 filles
de Danaüs qui épousèrent les 50 fils d'Aegyptus.
50.e
Il faut 50 ablutions de l'esprit sur la terre, ou 50 mariages
de l'acide et de l'alcali, du ciel avec la terre, pour obtenir
la dissolution.
51.e
L'alcali faisant fonction de femelle, surmonte 49 fois son mâle
qui est l'esprit ; mais, à la 50ème les forces venant à lui manquer,
il demeure conjoint.
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52.e
On cesse les ablutions aussitôt que la fermentation se présente.
On compare ce feu au bain Marie.
53.e
La chaleur augmentant dans la putréfaction est comparée
à celle du fumier.
54.e
Ce n'est que dans la putréfaction que la conjonction est opérée.
Les principes renfermés dans une seule substance ne peuvent plus
être séparés, et c'est ce qu'on appelle Sceau Hermétique.
55.e
Du charbon qui est noir on fait de la cendre grise, et de cette
cendre on tire un sel par continuation du feu.
56.e
Le corps noirci par putréfaction devient gris et est comparé
aux cendres, ensuite blanc, et est le vrai sel de nature où le salpêtre
des sages, c'est-à-dire le Sel de leur pierre.
57.e
Les sages comparent encore leur matière au savon, parce que
indépendamment de ses propriétés particulières elle est comme le
savon composée d'un alcali auquel la graisse du Soufre est jointe.
58.e
Dans la cendre, disent les sages, est renfermé le Diadème de notre
jeune roi ; dans la terre restante, après l'extraction du sel, est le soufre.
59.e
Le soufre se manifeste dans cette terre par sa coction avec notre
esprit ou feu Secret.
60.e
Les philosophes appellent, feu externe, l'administration de
l'esprit au corps, de l'acide à l'Alcali ou l'excitation produite
entre le sel et l'humide.
61.e
Geber définit la sublimation l'élévation par le feu d'une chose
sèche avec adhérence au vaisseau, pour exprimer la putréfaction
et exaltation de la substance, le feu, la chose sèche, et le vase
étant ensemble une même chose.
62.e
Le sel des sages a besoin d'être exalté pour devenir leur mercure.
Ils comptent neuf sublimations.
63.e
Les sublimations se font comme le premier travail, par
l'administration du feu externe.
64.e
Le mercure doit être fait par le Mercure, c'est-à-dire, que le feu
doit être de même substance que le corps soumis au travail.
65.e
Pour que cela soit ainsi, il faut dissoudre dans l'esprit une
partie du sel pour faire les Imbibitions.
66.e
A cet effet, on fait, à chaque sublimation deux parts de son Sel,
l'une demeure sèche, et on dissout l'autre pour imbiber.
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67.e
Il se fait ainsi une nouvelle dissolution, fermentation et
putréfaction d'autant plus prompte que le sel est plus élevé
en dignité.
68.e
Ces sublimations que Philalethe nomme ses aigles, ne
peuvent outrepasser le nombre de neuf.
69.e
A chaque sublimation du Sel de nature ou mercure, il se
sépare toujours, au moyen de la dissolution, un peu de terre
qu'il faut réunir à la première.
70.e
Ce sont toutes ces terres réunies que l'on met avec notre
esprit, pour avoir le soufre.
71.e
Dans cette coction, il n'y a ni dissolution, ni fermentation,
ni putréfaction à attendre, le corps ne fait que rougir de plus
en plus et arrive à une couleur brune qui est la dernière.
72.e
Pour avoir cette Teinture couleur de sang qui est l'or
solaire, ou le vinaigre très aigre, ou esprit de vin de R. Lulle etc.
il faut verser dessus la terre rouge, le Mercure pphique à la
hauteur de deux ou trois doigts ; alors elle se sépare doucement
et surnage le mercure comme une Quinte essence.
73.e
Lorsqu'on dissout avec l'esprit astral, le sel qui est le mercure,
il faut mettre la dissolution dans un lieu frais, le mercure se
rassemble alors sur la superficie de l'esprit sous forme de
crème, mais c'est un sel, ou une eau sèche qui, bien que liquide
ne mouille pas les mains.
74.e
Il reste dans l'esprit deux sortes de sels autres que le
mercure : savoir un sel nitreux et un sel fixe.
75.e
En faisant subir à ces sels le travail des aigles, et les travaillant
l'un par l'autre, ils arrivent tous deux à une forme parfaite mercurielle.
76.e
Il y a deux voies pour avoir le soufre ; la voie humide, et la voie sèche.
77.e
La voie humide est celle que je viens d'enseigner, c'est la plus
longue, mais la plus noble, à cause des difficultés vaincues.
78.e
La voie sèche, telle que Flamel et B. Trévisan l'on suivie, mène
au même but ; quoique particulière.
79.e
Elle consiste à séparer la Teinture de l'or commun avec le mercure
du 7e aigle.
80.e
On gagne ainsi sur le temps deux sublimations du mercure
et la coction entière de la terre des aigles.
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81.e
Quand on a procédé par la voie humide, il faut rejeter la terre qui
reste après l'extraction de la Teinture. C'est une terre damnée et dommageable.
82.e
Quelle que soit la voie que vous suiviez, il faut procéder au mariage
du Soufre et du Mercure.
83.e
Ce sont de Nouveaux Cieux et une Nouvelle Terre que vous allez marier
ensemble, et qui produiront une nouvelle Jérusalem avec un roi très puissant.
84.e
Prenez une partie de votre Soufre ou Teinture, laissez la sécher et il s'en
formera une terre très douce et agréable au toucher, d'un rouge brun.
85.e
Faites avec le Mercure vos imbibitions, comme à la première
opération, en suivant le poids de Nature.
86.e
Après 40 Imbibitions qui sont réputées 40 jours, le corps se
dissoudra, fermentera et pourrira.
87.e
Ce sont ces deux Teintures, l'une rouge et l'autre blanche que le
Petit-Paysan nomme ses deux fleurs, et que d'autres ont appelées
Grande et Petit Lunaire.
88.e
Il faut amener cette teinture rouge à la blancheur par imbibitions
avec le mercure.
89.e
Ces imbibitions doivent être faites de manière que la terre
demeure ferme, quoique mouillée.
90.e
La Science demeure dans les principes ; mais l'art consiste à savoir
dissoudre et pourrir.
91.e
Celui-là est passé maître qui a atteint le degré de putréfaction, car
quoique ce soit le plus bas de l'Oeuvre, il est réputé le plus élevé à cause
des difficultés qu'il présente pour y arriver.
92.e
Le principal pas est fait pour arriver à la blancheur qui est une
médecine souveraine contre toute sorte de maux.
93.e
Ce n'est pas qu'il ne reste quelques difficultés à vaincre, mais elles
ne sont pas insurmontables.
94.e
On n'arrive pas de suite à la blancheur, il faut auparavant
dissoudre et noircir.
95.e
Il faut que ce soit une dissolution radicale, que le corps soit
réduit en ses plus menues parties bien qu'il ne soit pas semblable
à de l'eau fluviale ou semblable.
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1061
96.e
C'est à tort que quelques pphes ont parlé de noircir le blanc,
car quoique la blancheur sorte de la noirceur, c'est néanmoins
le rouge que l'on a blanchi et le même par conséquent que l'on noircit.
97.e
Au surplus cette noirceur est un voile ténébreux qui couvre
la blancheur aussi bien que la rougeur.
98.e
On appelle la dissolution le Sceau de Mercure, le bain Marie, le
bain du Roi. Quant à la putréfaction dont la noirceur est le symbole,
c'est le fumier de bouc ou de cheval, et le Sceau de Saturne.
99.e
La dissolution est prise par les uns pour la première matière
des sages, et la putréfaction par les autres, eu égard à la réunion
essentielle et inséparable des deux substances.
100.e
Quoi qu'il en soit, la dissolution est proprement le chaos des
sages, dans lequel le Ciel et la Terre sont renfermés, et la putréfaction
est leur principe matière.
101.e
Ce n'est qu'au bout de 40 imbibitions que le corps se
dissout, fermente et pourrit.
102.e
On appelle Tête de Corbeau, Saturne ou Plomb des pphes
cette première noirceur.
103.e
Comme au 1.er travail on cesse d'administrer le feu externe,
lorsque la dissolution est entière.
104.e
La matière se conduit par son propre feu jusqu'au cercle de la blancheur
qui est la lune des pphes, Diane, Latone ou le Laton blanchi.
105.e
La blancheur commence par un cercle capillaire qui s'étend de
jour en jour jusqu'au centre ; mais avant d'arriver à la blancheur,
la matière passe du noir au gris qui est la couleur intermédiaire
et qu'on nomme le feu de cendre, et le Sceau de Jupiter.
106.e
Le passage du gris au blanc est marqué par l'apparition de
plusieurs couleurs, parmi lesquelles domine la verte : ce qui a fait
donner à la blancheur le nom de Lion vert.
107.e
Les sages nomment ces couleurs Iris, ou Queue de Paon.
108.e
On compare ce travail jusqu'à la blancheur, au feu de Réverbère.
109.e
La blancheur, que nous avons dit être le règne de la Lune,
n'est qu'une demi génération. Les sages l'appellent terre
feuillée pour deux raisons principales.
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110.
1° C'est que quand on la regarde de près, elle ressemble à des
feuilles de Talc brillant.
111
2° C'est que la putréfaction où elle vient de passer est le symbole
de l'hiver pendant lequel la terre est couverte de feuilles dont une
nouvelle terre se forme au printemps, laquelle terre est appelée
terre des feuilles.
112.e
La matière ne pouvant aller plus loin par son propre feu,
il faut recommencer le feu externe.
113.e
Pour se préparer d'avance à la multiplication, il faut séparer
en deux sa matière.
114.e
On en met une part de côté, et on conduit l'autre à la rougeur,
en continuant le travail.
115.e
On reprend donc ici le travail des imbibitions avec le mercure,
observant les poids de Nature.
116
Il faut comme la première fois que la terre demeure entière
au fond du vaisseau.
117.e
La matière perd peu à peu sa blancheur et arrive à une
couleur verte que l'on compare au Vitriol, et que l'on appelle
le Sceau de Vénus.
118.e
Par la continuité du feu, elle acquiert une couleur jaune
safranée qui est le Sceau de Mars.
119.e
La matière ne pouvant par le même degré de feu acquérir une
plus grande rougeur, il faut l'augmenter.
120.e
On augmente le feu en imbibant le corps avec le mercure
Rouge mis en réserve.
121.e
On continue cette manière jusqu'à ce que la matière ait acquis
un Rouge brun.
122.e
Avant d'arriver à cette rougeur foncée, elle passe une belle
couleur de pourpre.
123.e
La matière arrivée au rouge brun très foncé, est le vrai or
fluide des sages, leur soleil, leur médecine universelle.
124.e
Sauf les multiplications, il n'y a plus de difficultés à vaincre.
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125.e
On possède deux médecines ; l'une blanche et l'autre rouge
pour guérir toute maladie.
126.e
Ces deux médecines ne sont pas seulement utiles aux
hommes, mais aux végétaux et aux minéraux.
127.e
Un arbre presque mort arrosé d'eau dans laquelle sera
dissout un seul grain pesant de cette médecine, reprendra
vie, fleurira, et fructifiera.
128.e
On fait avec cette médecine une infinité de merveilles
au dessus du pouvoir naturel.
129.e
Si vous projetez un grain de la médecine blanche sur dix
de bon argent, le tout sera médecine dont un grain en
transmuera 100 de métaux imparfaits, en argent meilleur
que celui des mines.
130.e
Un grain de médecine rouge projeté sur de bon or en fusion,
fera de l'or dans la même proportion.
131.e
Pour faire des perles plus grosses et plus belles que les
naturelles, on n'a besoin que d'en dissoudre avec le mercure
et de les mouler ensuite.
132.e
On augmente de même manière le poids et la beauté
du Diamant et des pierres précieuses.
133.e
On fait des Rubis artificiels, bien plus éclatants que
les naturels, par addition de teinture Rouge.
134.e
Mais il n'y a que Dieu seul qui puisse rappeler les corps
de la mort à la vie.
135 e
La teinture Rouge est le septième et le dernier Sceau
d'Hermès qui appartient au Soleil.
136.e
On procède à la multiplication avec des parents d'un
même sang.
137.e
On appelle parent d'un même sang les teintures blanche
et rouge d'une même opération.
138.e
Le mercure qui n'a pas été accouplé avec la teinture
rouge, n'est pas propre à multiplier.
139.e
Les médecines blanche et Rouge du 1.er degré sont
parents d'un même sang, et peuvent multiplier.
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1064
140.e
C'est dans cette intention qu'on sépare les médecines en
deux, dans les Cercles de la blancheur et de la rougeur.
141.e
On procède à la première multiplication en prenant
une part de teinture rouge qu'on dissout avec la blanche
mise en réserve.
142.e
Il faut auparavant dissoudre la blanche avec le
mercure pour procéder aux imbibitions.
143.e
On recommence alors le premier travail avec les mêmes
conditions et observant le poids de Nature.
144.e
Le pur séparé de l'impur abrège chaque fois de moitié
le temps de l'opération.
145.e
La projection de cette seconde médecine se fait sur 100
d'argent ou d'or, comme ferment, et ensuite sur mille des
métaux imparfaits.
146.e
Le poids et la vertu de la médecine augmentant de dix à chaque
multiplication, une once, de la neuvième, transmutera un million
en très pur métal d'or ou d'argent.
147.e
La vertu de cette médecine est si grande qu'elle peut en un
instant changer de face toute la Nature sublunaire.
148.e
C'est pour que les méchants n'en approchent pas que les
sages la tiennent si cachée.
149.e
Passé la neuvième multiplication la médecine ne peut plus
être contenue ; elle flue à travers le verre, comme l'huile à
travers le papier.
150.e
L'Oeuvre entier s'achève en 150 jours, excepté les multiplications
qui peuvent conduire à deux cents.