| | L'or potable des anciens
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| | Stances.
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| | Avec une petite interprétation sur chaque
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| | quatrain.
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| | Au lecteur.
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| | J'ai bien voulu avertir ici les curieux de l'art
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| | hermétique, qu'ils aient pour recommandé la | (+ vérité
|
| | connaissance de la + nature, avant que de passer
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| | outre aux Q. Ess. des sels, et extraction de celle
|
| | du soleil, et teinture de quelque matière que
|
| | ce soit. Car celui-là perdra son temps et souffrira
|
| | perte et dommage en faisant autrement. C'est
|
| | pourquoi je vous ai adressé ce petit traité,
|
| | lequel enseigne toute méthode et pratique qu'il
|
| | faut tenir pour connaître la nature et comment
|
| | les éléments se font, et engendrent journellement
|
| | choses diverses par leurs mouvements, que les
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| | anciens ont nommé + circulation, de laquelle | (Lisez + ou sublimation
|
| | avec le temps est engendrée la Rosée pphique, | ( de l'esprit.
|
| | dont est composée la matière qu'il faut prendre | qui Dissout le .---
|
| | pour faire leur or potable, vrai médecine, | le .---
|
| | et poudre physique des anciens.
|
| | Prenez-la donc et la décuisez, et travaillez ainsi
|
| | que verrez ci-après tant que l'ayez menée à perfection,
|
| | de laquelle pourrez acquérir biens, santé
|
| | et honneurs. Festina lente, hâte-toi lentement.
|
| 1.er | Quatrain.
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| | Si la Thrace a eu son parti | (Trace pays de Mars, ou le mystère des cabires
|
| | Riche de l'or et de l'Orphée | (était en vogue, et ou les Phéniciens
|
| + | Encore ici est le trophée | (l'avaient introduit, et Xamolxis rendu
|
a aqua sunt) | D'un nouveau + fleuve réparti. | (célèbre après Orphée. fabu-
|
| | (leuses p. 306. etc. (+ par le . des )
|
| | | ( pphes et l'esprit )
|
| | Au centre plus caché de la mère Nature,--- | et
|
| | Voyant de deux vapeurs les sujets se former, | avec ces deux vapeurs)
|
| | Je quitte avec plaisir des auteurs l'écriture, | (qui viennent l'une ---)
|
| | Et ne veux plus du tout que d'elle m'informer. | (après l'autre dont)
|
| | Annotation | (l'une est blanche ---)
|
| | Ces deux vapeurs sont deux esprits contenant les quatre | (et l'autre est jaune.---)
|
| | éléments, lesquels il faut bien et profondément considérer, | (nature vous conduira.)
|
| | comme étant la source et origine de toute la nature,
|
| | parce que celui qui n'en aura la vraie connaissance, ni
|
| | n'en saura les vraies qualités et vertus, demeurera
|
| | toujours ignorant des oeuvres naturelles et de toutes substances
|
| | qui sont au monde. Et le pphe dit, ils errent, ont
|
| | erré, et erreront parce que les pphes n'ont pas mis le propre | (vérité à qui)
|
| | agent le plus aisé, et le plus court chemin est donc de quitter | l'entend.)
|
| | tous les livres sophistiques et s'attacher l'esprit à considérer
|
| | les effets de Nature.
|
| | Je commence et je vois du centre de la terre,
|
| | Par l'ardente chaleur du soleil radieux,
|
L . et le . | Sortir ces deux esprits et se faisant la guerre
|
| ----- | Produisent les éclairs et la foudre à mes yeux.
|
| | Annotation.
|
| + | Il y a grande correspondance et sympathie entre le
|
| C'est-à-dire que ! | soleil sphérique et le soleil central, et c'est ce que
|
| l'esprit est de même ! | dit Hermès au commencement de sa Table d'Emeraude,
|
que . ou terre ! | ce qui est en haut est + comme ce qui est en bas &c, pour
|
| des pphes.--- ! | perpétrer les miracles d'une seule chose : car nous
|
| | voyons que le soleil de sa nature tire à soi les vapeurs
|
| | et humidités de la terre, comme fumées
|
| | épaisses ou rosées et brouillards, et les conduit en
|
| | haut tant qu'elles aient rencontré leur lieu naturel
|
| | qui est l'air, et lors ces vapeurs se forment en nuages,
|
| | et ces nuages en eau, laquelle pesante et visqueuse
|
| | est contrainte de tomber, et retourner en
|
| La vapeur en | son centre qui est la terre, de laquelle elle ouvre les
|
| l'oeuvre cause ! | pores, et cause par ce moyen une vapeur ou exhalaison
|
| la putréfaction ! | chaude, laquelle tirée par l'ardeur du
|
| ----- | soleil en une région froide de l'air cause l'éclair
|
| | et le tonnerre.
|
| | Puis d'accord mutuel redoublant leur carrière,
|
| | Plus parfaits en vigueur vers les terrestres lieux,
|
| | Soit rosées et frimas, par diverses manières,
|
| | Ils vont tous deux ensemble, et font tout pour le mieux.
|
| | Annotation.
|
| + | Les pphes ont considéré ce mouvement ascendant et
|
| et distillation. | descendant, et l'ont appelé + sublimation, parce qu'en
|
| | cette action les choses subtiles sont faites épaisses,
|
| | et les massives et corporelles sont faites légères et
|
| | subtiles, ainsi donc ces esprits différent en naturel,
|
| | après s'être fait longtemps la guerre l'un à l'autre,
|
| | s'accordent avec le temps, et se font amis, se joignant
|
| | intimement ensemble, volants en l'air et puis descendant
|
| + | ensemble en terre, par laquelle descente
|
vérité en ce . | s'engendre le . ou rosée pphique, laquelle nourrit
|
| | notre + terre, et la fait germer et porter double
|
| | fruit, d'où s'ensuit.-------
|
| vérité de | La terre en est nourrie et tout ce qu'elle enserre,
|
| l'effet de l'esprit | Végétaux, animaux, marcassites, métaux,
|
| universel. | Et l'homme même aussi qui toujours est en guerre,
|
| --------- | Quoique né souverain de tous les animaux.
|
| | Annotation.
|
| | Voilà donc véritablement ce que nous produit cette
|
| | rosée ou liqueur, or comme nous reconnaissons que notre
|
| | mère la nature avec ses ouvriers et entre autres, que
|
| | son serviteur + l'archée prend tant de peine à nous enseigner | (Le .---
|
| | et découvrir la route et voie qu'elle tient | central.---
|
| | en tous ses ouvrages et opérations, et comme sans artifice | en + une composition
|
| | elle travaille par une même facon une seule | un vaisseau ---
|
| | et unique + matière en même vaisseau, et cependant | un . vulga-
|
| | engendre et produit diverses choses provenant | ire.---
|
| | d'une unique matière que les pphes ont nommé cahos,
|
| | engendré desdites deux vapeurs ou esprits premiers dont
|
| | une des qualités est active et l'autre passive.---
|
| | Alors plus curieux et rempli d'allégresse,
|
| | Rebuté des travaux par moi jadis soufferts,
|
| | J'approche de plus près nature ma maîtresse,
|
| | Lui demandant les dons qu'elle m'avait offerts.
|
| | Annotation.
|
| | L'artiste après avoir reconnu ses fautes passées
|
| | causées par l'ignorance qui l'aveuglait, se réjouit
|
| | de ce qu'il entre en lumière et connaissance de la
|
| | nature, la prie de lui montrer le fondement de cette
|
| | médecine, et le sujet qui cause et engendre la naissance
|
| | de cette médecine, tant admirable, et désirée ;
|
| | en la composition et opération de laquelle
|
| | il a tant de fois erré, et failli, ce qu'elle lui accorde
|
| | comme il dit.
|
| | Elle tout aussitôt écoutant ma prière,
|
| | Me dessille les yeux, que rien n'avait ouverts, | (+
|
| | Et m'ouvrant de ses + lieux la porte coutumière, | (Ses opérations
|
| | Tiens voilà mes trésors, dit-elle, découverts. | dont la première
|
| | Annotation. | est la putréfaction
|
| | O, nature combien tu te montres douce bénigne | -----
|
| | et prompte à secourir les fils de science, en les
|
| | tirant du labyrinthe, et cavernes obscures de
|
| | l'ignorance où ils étaient engagés, et comme mère | +
|
| | naturelle tu daignes + ouvrir ton sein, et entrouvre | par l'esprit --
|
| | ta poitrine, pour nous faire voir ce que tu as | qui dissout.
|
| | de plus cher et précieux. Puis de ta main libérale | -----
|
| | tu nous donne plus que nous ne méritons, | +
|
| | parce que tu nous dessille les yeux, nous découvrant | Le . du .
|
| | la vraie matière + mâle et femelle, qui produit | et La .
|
| | et engendre notre médecine, laquelle une fois | des Sages.
|
| | reconnue nous pouvons sûrement travailler. | -----
|
| | Je sais de ces esprits + l'origine première, | ( +
|
| | J'en reconnais l'effet, la force, et le pouvoir, | (de notre
|
| | Et quoi qu'esprits, pourtant, nature à ma prière, | cahos.
|
| | De forme dépouillés me permet de les voir. | -----
|
| | Annotation.
|
| | C'est ici le but et passage périlleux, où tant d'opérateurs,
|
| | doctes et non doctes, lesquels se sont fourvoyés et | + de différente nature
|
| | égarés en cette affaire prenant des matières étranges. | ou genre.
|
| | Le mâle + pour la femelle, l'agent pour le patient, | + L'argent pour la .
|
| | Le sec pour l'humide, l'eau pour le feu : d'autant
|
| | que ces esprits étant encore vêtus de leur robe terrestre
|
| | et obscure, il est quasi impossible à l'homme
|
| | de les pouvoir connaître et discerner, mais étant
|
| | une fois lavés et dépouillés de leurs impuretés
|
| + ds | et taches originelles et superflues, l'on peut les
|
| par leurs grands | + connaître incontinent, et prendre d'eux ce qui
|
| effets.--- | est nécessaire pour accomplir et composer
|
| + étant très purs | le magistère.
|
| et brillants comme | Je les prends je les + joints en égale mesure,
|
| étoiles ou | Dedans l'oeuf d'un cristal massif clos et luisant,
|
| diamants. | Ensuite de mon art secondant la Nature
|
+ Central ou . | Aux Rayons du + soleil je vais le tout cuisant.
|
| Arnaud entend aussi | Annotation.
|
par soleil le . C. de | Cette conjonction est nécessaire parce que c'est la
|
| l'athanor. | 1.e façon et composition de notre + eau dissolvante
|
| + L'esprit ou | appelée lle et d'où elle s'engendre, car elle est celle
|
| dissolvant de | qui fait la séparation et dissolution des parties
|
| la masse. | adjacentes, et est nommée pour cet effet du
|
+ qui sort de la | , et dit le sage, car c'est une eau simple minérale,
|
| ou de la masse. | qui vient arroser la terre, afin qu'elle germe
|
| | et produise fruit en son temps (nam et est aqua
|
| | roris maii, ipsa abluit corpora tanquam pluvialis,
|
| | et dealbat atque facit corpus novum
|
| | ex duobus corporibus ; (est une eau de rosée
|
| | du printemps de mai, (ou plutôt de maie) qui
|
Cette . rosée | lave les corps autant qu'elle les pénètre, et blanchit,
|
| ou esprit fait | et des deux corps en fait un nouveau.)
|
| tout | O combien est précieuse et magnifique cette
|
| ---- | eau, elle est nommée des pphes l'eau et âme
|
| | des corps dissous, sans laquelle notre médecine
|
| | et oeuvre ne peut réussir et avoir perfection, et
|
| + | ainsi.-----
|
| toute la compo. | Tout d'abord le compost se dissout en claire + onde,
|
vient en ; tout | Etale son pouvoir et sa riche verdeur:
|
| est vrai en ceci. | Et de ces deux il naît la puissance du monde,
|
| ---- | J'en admire l'effet, et sa rouge couleur.
|
| | Annotation.
|
| | Véritablement cette eau a une vertu et une puissance
|
| Car elle le | merveilleuse sur ce qui est de sa + nature, montrant
|
| fait pourrir | tout soudain son action sur les matières qui lui sont
|
| par dégrées | agréables, et comme par miracle et chef-d'oeuvre elle
|
| --- | dissout et liquéfie les corps solides et parfaits, en
|
(en . | les rendant + huile incombustible, et teinture permanente
|
(et .- | et pénétrante. Ce qu'a fort bien allégué
|
| | le pphe disant (aqua ergo nostra incontinenter
|
| | soluit aurum et argentum, et facit oleum incombustibile,
|
| + | quod tunc potest commiscendi aliis corporibus
|
| par notre | imperfectis ; (notre eau dissout donc incontinent
|
| esprit. | l'or + et l'argent, et fait une huile incombustible
|
| ---- | qui se peut alors mêler avec les autres corps.
|
| | + imparfaits.) Ces corps donc ainsi dissout sont | + . ou . pphique
|
| vérité. | appelés argent vif et menstruel, lequel n'est point
|
| | sans son ou sel, accompagné des luminaires
|
| | que nous appelons d'ordinaire et , qui sont
|
| | les principaux moyens, par lesquels nature passe
|
| | pour parfaire et accomplir la génération et
|
| | finit l'oeuvre.----
|
| La | Et pour fin de labeur tout comblé de liesse,
|
| joie de ) | J'en rends grâces à Dieu, je demeure joyeux,
|
| l'artiste ) | Je chasse loin de moi le soin et la tristesse,
|
| ----- | Et ne demande plus que d'être dans les cieux.
|
| | Annotation.
|
| | Le Philosophe ayant fini la médecine à perfection
|
| | ne désire plus que le repos, étant très content de Dieu
|
| grand honneur ) | et de la nature, d'avoir une telle récompense à la fin
|
| et gloire. ) | de son labeur, ne se soucie du monde, ni de tout ce qui
|
| ----- | en dépend, et Hermès dit à son propos : tu auras la
|
| | gloire du monde, et toute obscurité te sera
|
| | ôtée de devant les yeux, c'est-à-dire toute ignorance,
|
| | pauvreté, et maladie ; et après avoir reconnu que
|
| | ce qui vient de telle médecine, sa vertu et sa puissance
|
| | ne songe plus qu'a jouir de l'éternelle félicité
|
| | du ciel au plus tôt, toutefois et par compassion
|
| | il veut instruire ses frères auparavant, et les tirer
|
| | hors d'erreur, et parlant aux ignorants de cet art
|
| | il leur dit:
|
| | Pauvres gens aveuglés, qui poussés d'avarice | (car la connaissan-
|
| L'esprit fait | Cherchez sans nul repos l'hermétique secret, | ce des esprits est tout.
|
| tout le secret | En voyant cet + esprit quittez tout artifice, | ---------
|
| ------- | Rompant fours & vaisseaux, n'ayez point de regret.
|
| | Annotation.
|
| | Certainement et avec raison, nous pouvons voir
|
| | combien il se trouve à présent de personnes du tout | + minéral .re
|
| | ignorantes des + cabinets, et + sources de nature, lesquels | + racines métalliques.
|
| | sans aucune théorie, ni pratique, ni connaissances d'icelles,
|
| | travaillent à bride abattue les yeux bandés, pour venir
|
| | au but et perfection de notre oeuvre, et tant louable
|
| | médecine, lesquels se contentent de lire un livre ou
|
| | deux pleins de recettes fausses, que tels auteurs ont
|
| | fait et composés pour abuser les non savants en cet
|
| | art, lesquels auteurs, n'ayant pu ni su arriver au
|
| | but de leurs désirs, ont écrit, médit, et scandalisé les
|
. . et liqueur, | anciens qui possédaient cette liqueur et + poudre tant
|
| selon les temps. | estimée. Et au lieu d'entendre les dits et écrits des anciens,
|
| ---- | ont pris pour leurs plus communes et familières drogues,
|
| | tous sels communs, aluns, vitriols, arsenics, réalgars,
|
| | sublimés, et autres substances du tout ennemies | ---
|
| | et étrangères de notre oeuvre et de la nature. Puis
|
| + Comme par | ensuite aucuns d'eux se sont voulu imaginer, qu'avec
|
Le . des pphes | pareilles drogues ils tireront le + et que par ce
|
| ce qui a été | moyen ils pourraient augmenter le métal parfait.
|
| à leurs honte. | Ils ont fait divers fourneaux de calcination, fusion,
|
| ---- | réverbération, et brouillant leurs dits ingrédients se
|
| | sont mis à souffler 1. an, 3. 5. 6. et avec grande
|
| | dépense et peine, même au hasard de leur vie
|
| | ont perdu leur temps et ont réduit le tout
|
| | à néant, dont la reprise est telle:
|
| | Souffler n'est pas le but du pphe sage,
|
| vérité. | Sublimer calciner, dissoudre et congeler,
|
| | Vos poisons ne sont point le sujet de l'ouvrage,
|
| | Quittez tous ces travaux, on ne peut mieux parler.
|
| | Annotation.
|
| | Si ceux qui sont inquisiteurs et amateurs de cette
|
| | noble science comprenaient et entendaient bien
|
| | l'intention, dires et écrits de sages anciens, qui disent
|
| | tous unanimement, que la matière de cette poudre
|
| | physique est commune, et universelle, non connue toutefois
|
| | que de ceux qui sont de la science et quasi
|
| | partout, en toute maison, qu'elle tombe entre les
|
| | mains de toutes gens, et se vend à si vil prix que
|
| | le pauvre en peut avoir autant que le plus riche,
|
| | et que la pratique et le travail d'icelle est si aisé,
|
| | qu'une simple femme la peut mener à perfection,
|
| | sans se détourner de sa besogne accoutumée,
|
| | ils seraient pleinement satisfaits. Suit le sujet et
|
| | le nom de la matière.---
|
Le . est | Un mercure suffit, mais c'est celui du sage,
|
| l'esprit, quoi | Qui cache en lui la vie et devient accompli,
|
| qu'il nomment | Il est volage tant qu'il a de l'eau l'image,
|
| aussi toute la | Le vaisseau des deux tient, étant vide et rempli.
|
| composition --- ) | Annotation.
|
Leur phique ) | A la vérité la substance ou . de quoi notre médecine
|
| | est composée, est enclose et prisonnière dans le corps
|
| | de notre magnésie, mais ceux qui le connaissent
|
par le . | savent fort bien + l'extraire, et en peu de temps, et la
|
| propre.-- | tirer hors du ventre de notre lion, par la force
|
avec l . .lle | et le moyen de notre dissolvant ou + eau lle, ci-
|
| premier né | devant tant de fois alléguée, et laquelle n'est
|
| des métaux. | autre chose qu'une fumée blanche, liquide toutefois,
|
| esprit | ne mouillant point les mains (et fumus ille
|
| | albus album ille aurum, cette fumée blanche
|
| | est un or blanc) c'est donc un esprit corps 1.er né
|
| | de nature qui contient en soi les 4. éléments, lequel
|
| | approchant à la forme de l'eau, les pphes l'ont nommée
|
| | eau pontique, laquelle n'a nulle forme
|
| | métallique, et est comme un papier blanc prêt
|
| | à recevoir après sa préparation, telle forme et
|
| | impression qu'il plaît à son artiste lui donner,
|
| | dont voici la préparation:
|
| | L'un de ces deux esprits tiré pur de sa + terre, | + minéral .re ou .
|
| vérité. | Par feu doux vaporeux se dissout doucement, | ou de sa composition.
|
| | et + l'autre qui le joint en son ventre l'enserre, | + L'esprit ou .
|
| | Par l'effet amoureux d'un doux embrassement. | ou la pphique.
|
| | Annotation.
|
| | Ici est le point et intelligence qu'il faut
|
| | avoir expressément, afin de ne pas s'abuser en la
|
| | composition de notre vraie médecine, car comme
|
| | j'ai dit ci-devant tout ce qui se multiplie a
|
| | besoin de conjonction de matière mâle et femelle,
|
| | laquelle est seulement connue de ceux qui sont
|
| | de l'art : mais il y en a deux autres qui sont médiateurs
|
| + L'agent | des dites matières, contraires néanmoins en qualité.
|
. du . | Car l'une est extrêmement chaude et sèche que l'on
|
+ . pphique | nomme + agent, et + l'autre froide et humide appelée
|
| patient. | patient, toutefois après leur préparation conjonction | + qui se fait par
|
| | et + mariage, se désirent joignent et | l'esprit et son
|
| | ambrassent si tendrement et si étroitement ensemble, | opération.
|
| | et tant qu'ils ne sont faits qu'une substance
|
| S'étant dissout ) | inséparable. Tellement que ce qui était feu s'est
|
tout en . ) | fait eau et que qui était eau s'est fait feu, laquelle
|
| ----- | eau est le pphique, et le feu est appelé
|
| | . des pphes.---
|
| + | Le soufre naturel tout autour se sublime
|
| de son très ) | Du mercure arrêté, le décuit doucement,
|
| subtil esprit. ) | Et d'un + poison vivant sans cesse l'envenime.--
|
| ----- | Pour servir à tous corps de vrai médicament.--
|
| | Annotation.-----------
|
| | Hermès, père des pphes a fort bien dit et argumenté
|
| | en son peu de discours, et amplement parlé des qualités
|
| | naturelles de notre dite médecine disant : notre
|
| vérité à bien ) | oeuvre contient en soi les 4. éléments, et est de quatre
|
| remarquer. ) | natures doubles savoir mâle et femelle agent et patient.
|
| + ---- | Puis il déclare la composition et nomme ce que c'est,
|
Le . du . | enseignant que le + en est le père, et la . la vraie
|
et le des pphes. | mère, et que le + vent l'a porté en son ventre, et | + l'esprit (écrit au dessus)
|
| en est la mère. | que la terre est sa nourrice; il est assez clair que
|
| L'air c'est la vie | le vent c'est + l'air, et l'air est la vie, et la vie c'est l'âme,
|
| c'est l'esprit ou la | qui enfante et nourrit toute notre œuvre,
|
| vapeur et fumée | L'humide se rend sec, le sec devient humide,
|
| blanche. | Le noir de la Blancheur se va bientôt parant,
|
| Sans toucher à | Le sage après s'il veut, par le feu qui le guide,
|
| son vaisseau. | Passe du blanc au + Rouge, en l'oeuvre découvrant.
|
| ----- | Annotation.
|
| | Les matières connues et dûment préparées, ne demandent
|
| il faut préparer | sinon qu'à venir à l'entière perfection, car vous
|
| les matières de | voyez comme notre eau par l'action de notre feu,
|
| grande pureté. | réduit en sa qualité notre matière appelée leton
|
| ----- | rouge, et de dur et massif qu'il était, il est rendu
|
| | subtil et liquide, (et in tali dissolutione fit ignis
|
| | lenis et continuus, donec in aquam viscosam
|
| | solventur impalpabilem, et tota egreditur tinctura
|
| | in colore nigredinis primum, quod est signum
|
| | verae solutionis) et que dans une telle solution
|
| puis user de ) | que le feu soit doux et continuel, jusqu'à ce qu'ils
|
. doux. | soient dissous en eau visqueuse impalpable,
|
| noir de | et que toute la teinture sorte premièrement en couleur
|
| La putréfaction ) | + noire, qui est le signe de vraie solution).
|
| ---- | Cette eau est si agréable et si amie à ce fruit .re
|
| | que sitôt qu'il est mis avec elle il se fond et se
|
| | dissout doucement comme la glace fait dans l'eau
|
| | chaude, sans bruit, sans violence, sans se détruire,
|
| propriétés | jetant doucement sa semence et teinture dans
|
de notre . | icelle, avec laquelle il se plaît et réjouit pour
|
| ---- | quelque temps après lequel il vient à germer,
|
| | fleurir et renaître avec mille fois plus de force
|
| | beauté et subtilité qu'il n'avait auparavant. Voilà
|
| | donc la propriété de notre eau dissolutive, non celle
|
| | des ignorants, lesquels usent d'eaux fortes corrosives
|
| | qu'ils appellent régales, extractions d'herbes racines et
|
| | sels, qui au lieu de construire ou conserver détruisent,
|
| | bref ne savent où aller ni s'imaginer. Pour trouver notre
|
| | dissolvant, ils vont chercher à cent lieues de leur maison
|
+ L . et l'esprit | l'eau puante bourbeuse et infecte, et aveuglés, ils ont
|
| universel contenu | à leur porte, et devant leurs yeux la + source de vive et
|
| dans l'or cru. |
|
| | claire fontaine, de qui découlent les sept ruisseaux.
|
| | Je n'en dirais pas davantage maintenant, qui a du sens
|
| | comprenne, mais discourons en passant de ce que peut
|
| notre | être que le feu physical, sans lequel notre médecine
|
. . | ne peut venir à perfection. J'ai été curieux de feuilleter
|
| | et lire les livres des savants pphes qui traitent
|
| | du sujet de cette oeuvre. J'en ai fait recherche et recouvert
|
| | le plus qu'il m'a été possible comme le
|
| | sermon d'Hermès, le commentaire d'Hortulain, Calid,
|
| auteurs. | Rasis, Roger Bacon, Flamel, le Rosaire d'Arnauld
|
| ----- | de Villeneuve, la Tourbe, Albert le grand, Margarita
|
| | preciosa, Thesaurus Thesaurorum, Sinésius, et une
|
| | infinité d'autres tant en rimes qu'en prose, et n'ai
|
| | trouvé dans pas un des sus nommés, ni signe marqué
|
| | ni passage qui traitassent du feu. Mais enfin il
|
. Le . | me tomba en mains un petit traité intitulé La
|
| d'Artéphius | clef majeure d'Arthephius lequel en peu de mots
|
| | dit que : Ignis vero noster + mineralis est, aequalis | + c'est celui de l'esprit
|
| | est continuus est, non vaporat nisi nimium
|
| | excitetur, de sulphure participat, aliunde sumitur
|
| il entend | quam a + materia, omnia diruit, soluit, congelat et | + a .e
|
le . ou . | calcinat.) notre feu est donc minéral, égal, continuel
|
| intérieur, il | et ne s'évapore point s'il n'est trop excité, il
|
entend le . | participe du soufre, et est pris d'ailleurs que de la
|
| de l'esprit, et | matière, il bouleverse tout dissout congèle et calcine).
|
le . extérieur. ) | c'est donc un feu + minéral, continu, chaud, vaporeux
|
| | et sec, altérant pénétrant et + digérant qui couve | + . de l'athanor
|
| | et échauffe le bain ou fontaine où se baignent | + roi spiritualisé
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| | le + roi et la + reine, lequel avec l'aide de l'artiste | + reine . pphique
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| | mène notre médecine à perfection.-----
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| | On peut alors, on peut dans un parfait silence,
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| | Les yeux toujours ouverts et loin des vanités,
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| | Goûter le fruit sans fin de la belle science,
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| | Méprisant le séjour et l'emploi des cités.
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| | Annotation.
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| | C'est un avertissement qu'il donne à ceux qui possèdent
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| | et sont parvenus au but de cette tant désirée et précieuse
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| Les vertus ) | médecine, parce que par icelle on peut faire des
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| | cures admirables, par lesquelles on peut grandement
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| | profiter, et reconnaissant les effets admirables d'icelle,
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| | il est permis de se retirer en lieu éloigné du monde
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| | et du bruit (c'est-à-dire du commun) pour avec plus
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| | de loisir considérer les merveilleux effets et les
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| | plus secrets de la Nature.
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| | L'on peut riche et gaillard cultiver l'héritage
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| | Délaissé par les siens, jouir de ses amours,----
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| | On peut se marier pour croître son lignage,
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| | Et louer le seigneur le reste de ses jours.----
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| | ------------ Annotation. ---------------
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| | Bref celui qui a cette médecine et poudre physique,
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| | a obtenu le remède contre toute nécessité,
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| Les grandes vertus. | et ce qui était impossible à ses aïeux sans elle,
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| | lui le peut faire et réparer sans crainte de s'incommoder.
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| | Car en un moment il peut parfaire
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| | ce qui est imparfait, et guérir ce qui est malade,
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| | le rendant sain et dispos, ainsi qu'il s'ensuit :
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| | Le ladre, le goutteux, et le paralytique,
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| | Peuvent sans faute ici trouver leur guérison,
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| | C'est ici la liqueur et la poudre physique,
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| | Qui rajeunit jadis le bon vieillard Aeson.
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| | Annotation.
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| | Le pphe fait exprès mention de la vertu de cette
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| | poudre, en la guérison de ces trois accidents de la
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| | vie, ladrerie, paralysie, et goutte, quoi qu'elle soit
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| | générale : mais cette particularité est citée pour
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| | donner à entendre que les dites 3. maladies ne sont guérissables
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| | par voie et médecine vulgaire, ainsi que dit
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| | notre Artéphius, et pour conclusion je décrirais en
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| | bref la préparation et multiplication d'icelle, toutefois
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| | en sens rural, afin d'ouvrir l'esprit aux
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| | inquisiteurs.
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| | Opération et composition de la médecine. | + chaud.
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| Lisez | donc notre lion + africain et la lionne d'Arcadie | + arcadei.
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| | et les mêlez en notre mer ou + eau 1.nt renforcée de leurs | + Esprit animé de
|
| | âmes, et les logez en une tour garnie de leur oeuf et feu | Leur .
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| | physical, et les laissez là tant qu'après leur mort ils
|
| | viennent à renaître et ressusciter, pendant lequel temps | + Sur la
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| | apparaîtront dans le + ciel trois marques et couleurs | surface de la
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| | lesquelles signifient l'effet de leur perfection. La 1.ere | matière.----
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| | sera noire, démontrant la vraie solution et putréfaction.
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| | La 2e La s'éclipsera, faisant guerre au . | +
|
| | voulant emporter le prix sur lui, mais + . messager | L'esprit.
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| | des + dieux y apportera paix, qui changera cette noirceur | + Les couleurs
|
| | et obscurité en blancheur, signifiant que notre terre | des métaux &c.
|
| | est déjà faite grosse, ce que les anciens médecins ont
|
| | nommé imprégnation. La 3.e notre lion commencera | +
|
| | à se réveiller et fera grand bruit sur le + sépulcre des | Sur le noir il
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| | morts, qui causera que le entrera en sa grande chaleur, | paraîtra les
|
| | lequel par ses feux radieux enflammera le ciel, et réduira | couleurs.---
|
| | le tout en poussière très rouge, qui est le vrai signal
|
| | de perfection, et est par ce moyen + l'oeuvre faite | perfection.
|
| | par la grâce de Dieu. Ne vous ennuyez en la cuisson et | du . en .
|
| | décoction d'icelle, car c'est tout le + secret, et c'est ce que | Rouge.---
|
| | Hermès commande expressément disant : tu sépareras | + Hermès secret.
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| | la terre du feu, le subtil de l'épais, doucement, et avec
|
| | grand engin, c'est-à-dire patiemment, avec + feu doux, notre | + propre
|
| | feu et l'azoth te suffisent, cuis, cuis, + réitère, dissous, | + avec le animé
|
| | congèle et ainsi continue à ton plaisir en multipliant, | (mais il la
|
| | tant que tu voudras, et jusqu'à ce que la médecine | faut multiplier.
|
| | soit faite fusible comme de la cire, subtile et qu'elle | + et pour maladie son
|
| | ait la qualité désirée. Ladite poudre et médecine | grain dissout
|
| | sert de + multiplication à elle-même, sa force est grande | dans quantité de
|
| | elle guérit toute + maladie corporelle quelle qu'elle soit, | liqueur ou.
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| | par l'usage d'une ou 3. gouttes de la liqueur qui aura
|
| | dissous un grain de cette poudre plus ou moins graduée.
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| | Cette médecine pénètre les choses les plus solides, et l'emporte | (en vin
|
| | sur les plus subtiles, dont on use dans du vin ou dans | blanc pour
|
| | du bouillon. Remerciez-en Dieu à peu près ainsi : | en reconnaître
|
| | O bon Dieu quel plaisir ! O quelle découverte ! | La force.--
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| | Succède à mes travaux, O ! quel contentement ! | ----
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| | Sans Toi grand Dieu, sans Toi, j'étais sûr de ma perte,
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| | Mon coeur t'en veut aussi louer incessamment.
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| | Les vers en l'autre port en sont encor.
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| | Aux amateurs de l'art.
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| | Comme pour l'ornement de la masse digeste,
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| | Nature usa d'abord de séparation,
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| | Ainsi l'artiste aimant la vraie perfection,
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| | Doit suivre cette règle si claire et manifeste.
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| | La substance a partout l'excrément qui l'infecte,
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| | Soit par limon terrestre, ou par adustion:
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| | Mais l'art par l'action, ou par digestion,
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| | Tant de l'eau que du feu, chasse hors cette peste.
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| | L'art seul a le secret de pouvoir séparer,
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| | D'extraire, d'animer, et de régénérer,
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| | Tout en tout, et partout, exemptant l'âme pure.
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| | Quiconque sait bien l'art d'user d'eau et de feu,
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| | Sait l'unique chemin qui conduit, et dans peu,
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| | Au plus haut des secrets de toute la nature.
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|
| | FIN
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